Hadopi 2, private joke au gouvernement ?
juillet 1, 2009 by Charlotte
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Frédéric Mitterrand, fraîchement débarqué au ministère de la culture, s’est vu remettre en cadeau de bienvenue l’épineux dossier Hadopi. Le téléchargeme
nt illégal menaçant la viabilité économique des activités culturelles, le ministre ne pouvait faire l’impasse sur ce sujet que le gouvernement a longtemps ignoré à la fois par crainte et par manque de modernité. Afin de contourner le problème, la privation de l’accès à l’internet pour les voleurs virtuels, élément rejeté par le conseil constitutionnel, n’a seulement été évoqué que sous les termes de repérage de « chauffards d’internet » et de « sanctions appropriées à leur comportement ».
Lui-même auteur, producteur et réalisateur, Frédéric Mitterrand a déclaré vouloir une exécution rapide de la loi grâce à une nouvelle mouture proposée par le ministère de la Justice qui devrait porter ses fruits dès l’automne dans les boîtes aux lettres des mauvais payeurs.
Que les millions d’internautes concernés par ce délit ne se fassent pas trop de mauvais sang : la coupure de l’accès au web ne sera effective qu’en dernier recours et ce après identification par un magistrat de la validité de l’accusation c’est-à -dire tout piratage de ligne exclu. Quand on connaît la lenteur de la justice, on se demande si ce texte n’est pas une blague et quand on considère l’ampleur du streaming on ne peut être que dubitatif face à la réactualisation de cette loi.
Vous pouvez donc partir au soleil sans tracas, à votre retour vous pourrez toujours télécharger et le gouvernement brassera toujours du vent.
The Pirate Bay, légal et payant ?
Le site de partage de liens torrents continue de faire parler de lui en développant son nouveau site de streaming Video Bay (annoncé depuis déjà deux ans). A l’instar de Dailymotion ou Youtube, Video bay prévoit de proposer à leurs utilisateurs de mettre en ligne librement des vidéos, sans aucune censure.
Contrairement au partage de torrents, ce nouveau site aura l’avantage de ne laisser aucune trace sur le disque dur. A ceux qui pourraient contester l’efficacité de la première version test du site son porte-parole, Peter Sunde, rétorque que « le site sera un terrain de jeu expérimental (…) alors ne vous plaignez pas s’il ne marche pas correctement ». Quant à ceux qui demandent quand il sera ouvert au public, il réplique « ce sera fait quand ce sera fait, dans le futur, peut-être dans un an, peut-être dans cinq ».
Forts de leur bon résultat aux élections européennes, les pirates ne cessent de revendiquer le droit au téléchargement illégal. On aurait pu croire que leur condamnation en avril dernier à un an de prison ferme et à 2,69 millions d’euros d’amende les auraient calmés. Il n’en est rien, le site continue de fonctionner et ses fondateurs ont cherché à annuler le verdict en mettant en cause la partialité du juge (Tomas Norström). Déboutés la semaine dernière – aucun conflit d’intérêt n’aurait influencé le juge qui fait partie d’associations de défense des droits d’auteurs – les suédois contre attaquent devant la cour européenne de justice.
Malgré tout, l’éditeur suédois Global Gaming Factory (GGF) vient d’annoncer avoir acheté le site de bittorents pour 5,5 millions d’euros. La transaction serait définitivement conclue en Août et serait combinée au rachat de Peerialism, compagnie spécialisée dans les services de Peer to Peer. Et là , la philosophie première du site de pirates est remise en cause. En effet, en associant les deux sites GGF prévoirait d’utiliser The Pirate Bay comme tremplin pour la technologie de Peerialism, avec l’intention de vendre et sécuriser les contenus. Dans un communiqué de presse, GGF précise bien qu’ils « aimeraient introduire des modèles qui impliquent que les fournisseurs de contenu et les détenteurs de droits d’auteurs soient rémunérés pour le contenu qui est téléchargé via le site ».
The Pirate Bay légal et payant, fidèle aux idéaux du site ? Pour se désengager de ces accusations de trahison, les fondateurs du site affirment sur leur blog que les bénéfices de cette vente iront à la création d’une fondation de défense de la liberté d’expression sur internet. Ils tentent de nous rassurer : « Un certain nombre de gens sont inquiets, nous pas et vous ne devriez pas l’être non plus ». A l’heure où Hadopi 2 sort comme le deuxième opus d’un mauvais film, les Internautes pourront répondre : ” Vraiment ?”
Pauline Moullot
Hadopi : la loi qui commence à coûter cher au contribuable
juin 23, 2009 by Erwan
Filed under Aujourd'hui, Le Buzz
La loi contre le piratage sur Internet a été votée, revotée, rejetée par le Conseil Constitutionnel. Elle sera à nouveau examinée par les députés et les sénateurs durant la semaine du 20 juillet au cours d’une session extraordinaire. Le texte, revu et corrigé, serait en effet inscrit à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres.
Selon le quotidien la Tribune, l’accès à Internet sera coupé si l’internaute est jugé coupable de contrefaçon, ce qui signifie qu’une enquête sera menée individuellement. Une fois la culpabilité prouvée grâce à un procédé amenant l’internaute” à avouer et transiger”, le présumé innocent sera informé de la transmission de son dossier au parquet . S’en suivra une convocation par la police une fois le juge effectivement saisi…En clair, beaucoup de bruit pour un simple “geek next door”. Le coût de cette procédure qui devrait techniquement s’appliquer à l’ensemble des “mauvais payeurs” est énorme, mais le plus ahurissant est que la mise en pratique de cette loi relève de la pure fiction.
Alors que (presque) tout le pays se serre la ceinture, l’élaboration et la mise en service d’Hadopi semble grotesque.
Pourquoi s’acharner à bricoler une loi qui ne sera techniquement, financièrement et juridiquement pas applicable au lieu de repenser le problème sous un autre angle? Il est évident que le gouvernement ne pouvait pas rester insensible au viol de plusieurs lois fondamentales telles que la propriété intellectuelle mais sa réaction ne semble tout simplement pas adaptée. Sa prise de position punitive montre le retard politique de la France vis-à -vis du 2.0. Elaborée dans la précipitation, Hadopi ne pourra être que l’enfant infirme d’un pouvoir politique désuet, refusant de s’accorder le temps de construire une loi solide et moderne, c’est-à -dire adaptée à son époque et aux besoins de tous ces citoyens, qu’ils soient créateurs ou consommateurs.
The Pirate Bay : à l’abordage du Parlement européen !
En réunissant 7,1% des voix, selon les estimations, lors des élections européennes du dimanche 7 juin, le parti des pirates suédois ravissent un siège au Parlement de Strasbourg.
Créé en 2006, le PiratPartiet, véritable étendard de la lutte contre la répression de l’échange de fichier sur internet, connaît une vague de succès depuis la condamnation de quatre responsables du site par la justice suédoise… A l’heure des débats français passionnés sur la loi Hadopi, les Nordiques envoient un émissaire au cÅ“ur du combat.
Les principales formations politiques ne pâtissent pas du nouveau venu dans le paysage politique. Les Modérés, coalition au pouvoir centre droite, réalisent 15,9% des voix loin derrière les Sociaux démocrates qui affichent le beau score de 27,9%. En revanche les écologistes et le parti de gauche souffrent plus de l’incursion du PiratPartiet réalisant respectivement 9,6 et 6% des suffrages. Le Parlement européen n’accueille que 18 députés suédois.
Décidément, ces élection européennes regorgent de surprises…
Chronologie d’une polémique :
The Pirate Bay crypte le téléchargement…
The Pirate Bay: la navire sombre
The Pirate Bay: les pirates contre-attaquent
Hadopi : la démocratie en question
Les députés sont à l’assemblée nationale les représentants de la population, élus au suffrage universel direct. Ils votent à main levée (cf la vidéo ci-dessous). Ainsi ne bénéficient-ils pas du vote secret, comme nous autres citoyens. D’où l’idée que des pressions pourraient être exercées sur ceux qui sont présents à l’assemblée. (Ce qui explique enfin, parfois, leur absence lors d’un vote impopulaire, tel Hadopi).
Suite au refus d’Hadopi le 9 avril 2009, la logique fut simple. Le chef de l’état a demandé que la loi passe coûte que coûte. C’est la 3ème fois au cours de la 5eme République qu’une loi est rejetée. De fait, Jean-François Copé en fer de lance de l’UMP (il en est le Président à l’assemblée) a envoyé une missive à tous les députés où il explique que : “Ce n’est désormais plus la teneur de ce texte qui est en cause. Ce qui importe c’est le problème politique créé par son rejet surprise et par le comportement absurde de l’opposition”. Lettre publiée sur pcinpact, et propos relevé dans notre article Hadopi vos e-mails surveillés.
De telles demandes démontrent bien que l’assemblée nationale n’est plus représentante du peuple, mais bien du gouvernement. CQFD
Deuxième réflexion : le combat Hadopi oppose les lobbys de la musique, du cinéma, du jeux videos à un Internet libre, dont nous, le peuple, sommes les utilisateurs. Sous le prétexte du droit d’auteur (l’équivalent de la Sacem américaine, la BMI, a tout de même annoncé “cette année un record de revenus, en dépassant dans son exercice 2008, la barre des 900 millions de dollars collectés, en hausse de 7,2 % par rapport à l’année précédente”) sous le prétexte du droit d’auteur, disais-je, une loi vise à réguler le téléchargement. (L’incohérence de cette loi et ses dangers ne sont pas ici le sujet de l’article, mais vous pouvez trouver des explications dans Hadopi : l’imprimante de mon voisin est coupable.) Si l’industrie était vraiment malade, cette loi serait nécessaire, voire urgente, mais les domaines artistiques sont encore parmi les rares où un artiste peut devenir en un temps record millionnaire. Cette industrie se confronte juste aux turbulences d’une époque en évolution et ne sait proposer d’autre alternative qu’une loi archaïque et dangereuse.
Le combat que nous menons au sein de la boîte à sorties, par le biais des articles de Martial Combourieu, n’a pour fin que de défendre les droits du citoyen face à une forme de plus en plus présente de la “lobbycratie”. Il existait mille pistes de réflexions pour améliorer un système ultra-libéral tel Internet (comme les propositions publiées dans Libération). Aujourd’hui, sans être nullement alarmistes, nous devenons les numéros (IP) de nouvelles bases de données. Nous ne sommes pas des numéros.
Erwan Gabory
Hadopi : une manifestation le 25 avril
Alors que le projet de loi Création et Internet a été rejeté par l’assemblée le 9 avril, le texte fera l’objet d’une nouvelle présentation et d’un nouveau vote le 29 avril.
A cette occasion, une manifestation organisée par divers sites internets se met en place pour le samedi 25 avril (à partir de 2000 inscrits). Objectif : défendre les principes démocratiques du Net, et créer notamment, une association indépendante.
Par ailleurs, la pétition des 10 000 travailleurs de la filière musicale (auteurs, artistes, producteurs…) en faveur de cette loi se retrouve au coeur d’une nouvelle polémique : les 10 000 signataires ne seraient pas tous justifiés, d’après des enquêtes menées sur l’identité de ceux-ci. ”Beaucoup trop de signataires sont complètement inconnus et inexistants, voir totalement fantasques” lit-on sur la quadrature du Net. Par exemple, Nicola Sirkis du groupe Indochine, avoue ne pas avoir signé la pétition de ”jaimelesartistes.fr”, or, son nom y figure…
sources : www.lemonde.fr, laquadrature.net, www.manifestation-contre-hadopi.com
Martial Combourieu
Vidéos à la demande gratuites… et légales !
La tendance est au “gratuit”, dit-on (en parlant de l’ère culturelle). En partenariat avec NRJ, le site Cdiscount a lancé une offre de VOD gratuite et légale, financée par la publicité. Les utilisateurs du service auront droit à 4 films par mois en sachant que trois nouvelles vidéos seront proposés chaque semaine. Depuis hier, sont disponibles sur le site : La Déchirure, de Roland Joffe, Duelist de Lee Myung-Se, ainsi que deux dessins animés : Le chien, le général et les oiseaux, et Rock o Rico. Pour télécharger ces films ou les vidéos payantes : cliquez ici.

Noir Désir le retour? En tout cas le recommencement.
Noir Désir a mis en ligne 2 titres inédits en téléchargement gratuit sur leur site depuis hier.
Faut-il parler de retour du « meilleur groupe de rock français »? Peut-être bien… Read more
Michael Moore échange téléchargement gratuit contre vote
Pendant la campagne présidentielle de 2004, Michael Moore a fait la tournée des Etats américains. Le film qui est né de ce voyage-reportage, « Slacker uprising », sera librement téléchargeable sur le net le 23 septembre prochain, et ce pendant trois semaines.

Pour ceux qui comptent voir « Slacker uprising » dans une salle de ciné, oubliez… Le film ne sortira ni en salle, ni, dans un premier temps, en DVD ; il ne passera pas non plus à la télé. Pas le choix donc, vous devrez le télécharger gratuitement sur www.slackeruprising.com. Dur, dur. La mesure est une récompense du réalisateur à ses soutiens : « J’ai eu beaucoup de chance que tant de gens soient venus voir mes films ces deux dernières décennies, j’ai décidé que la façon dont je voulais les remercier était de rendre celui-ci gratuit ». Les « remercier » et les inciter à aller voter : le film vise en effet à sensibiliser les jeunes électeurs à la politique en prévision du 4 novembre prochain.
“Slacker uprising” qui était auparavant baptisé “Captain Mike across America” avait été présenté au festival de Toronto en 2007.
Keane en Spirale
On continue dans la série, les exclus du net :
Aujourd’hui c’est Keane qui s’y colle et nous offre un titre de leur prochain album en téléchargement gratuit depuis leur site officiel. Read more

















