Elections européennes : les vidéos qui font le buzz !
Comment inciter les électeurs à aller voter le 7 juin prochain ? Petit inventaire des vidéos destinées à insuffler la volonté de se rendre aux urnes… avec humour ou sérieux.
Un clip officiel a été lancé par le gouvernement et retrace en quelques secondes les différentes étapes de la construction européenne. L’angle est simple : l’Europe, depuis l’après-guerre, assure la paix et la prospérité des peuples, et l’impulsion donnée par le Président de la République a montré que l’Europe peut agir efficacement. Un résumé sobre qui a soulevé la polémique du côté du Parti Socialiste qui accuse le gouvernement de faire le jeu de la droite en donnant une image uniquement positive de Nicolas Sarkozy et du rôle qu’il a joué durant la Présidence de l’Union en arrêtant le clip sur ce dernier.
Elections Européennes - 7 juin 2009
envoyé par SIG-PM
Après avoir distribué des tracts osés, où l’on pouvait voir des jeunes dénudés affichant leur désir virulent de voter le 7 juin prochain, le Parlement Européen des Jeunes (PEJ) et le Collectif Civisme et démocratie (CIDEM) lancent leur campagne vidéo d’incitation. Elle a pour but de prouver que les lois votées au Parlement Européen ont un impact réel sur la vie quotidienne.. mais pas nécessairement celui que l’on croit. Deux épisodes sur les cinq disponibles, dont le côté amateur et décalé du jeu des acteurs donne une image plutôt ridicule des députés européens et de ceux qui les élisent. Pour voir les autres vidéos cliquez ici.
envoyé par CaptainEuropa
Les candidats d’Europe-Ecologie ont eux aussi décidés de chanter, alors qu’ils ne savent pas sur quel pied danser entre les partisans du oui comme Cohn-Bendit ou ceux du non comme José Bové au Traité constitutionnel de 2005. Ils se retrouvent sous la même bannière, sans réel cohérence.
Quand la publicité se confronte au 7ème art : n°5 Chanel et Lady Dior
mai 20, 2009 by Claire-Marie
Filed under Le Buzz, Mode, Tendances
Faut-il juger une publicité à l’aune du cinéma ? C’est toute la question que nous posent les publicités n°5 Chanel et Lady Dior. Dans les deux cas, tournent des réalisateurs parmi les plus talentueux de leur génération, Jean-Pierre Jeunet pour Chanel et Olivier Dahan pour Dior, accompagnés de leur muse : Audrey Tautou et Marion Cotillard. L’ambition, au vu du casting, est donc clairement cinématographique.
The lady noire affair avec Marion Cottillard
Or, les deux publicités, certes de superbe facture, souffrent d’un mal décrié par le 7ème art : le convenu. La Tour Eiffel pour Dior, l’Orient Express pour Chanel : il faudra attendre pour une révolution du décor. Le jeu des actrices ne présente pas non plus de grande nouveauté, à l’instar de la moue mi-boudeuse mi-songeuse d’Audrey Tautou vue et revue. Mais surtout, ces publicités souffrent de clins d’œil cinématographiques trop appuyés. Jeunet fait dans l’autocitation, notamment dans le plan final du couple vu de dessus : Amélie Poulain n’est pas loin. Si Dahan évite de produire une Môme bis, son inspiration hitchcockienne est très présente, au point de blondir Marion Cottillard dans la dernière séquence. Conventionnelles, sont également les scènes des regards échangés pour Chanel et des talons pour Dior évoquant maladroitement la scène culte de L’homme qui aimait les femmes et l’ouverture d’Anthony Zimmer. Enfin, tandis que Chanel se distingue par la superbe chanson « I’m a Fool To Want Yoo » interprétée par Billie Holiday, Dior nous propose une musique d’ambiance « mystère » propre aux séries policières de seconde zone.
Confronter la publicité au cinéma, c’est prendre le risque d’exposer des réalisateurs à un format très court et à des exigences commerciales qui leur sont parfois peu familières. La scène où Marion Cottillard vide son sac Dior, bien entendu rempli d’objets de la même marque, n’est alors justifiée que par un laborieux placement de produits.
Plutôt que de chercher à singer malhabilement le cinéma, la publicité n’aurait-elle pas davantage intérêt à jouer de ses propres codes (humour, créativité…), dont la publicité Williamson pour H&M est un parfait exemple ?
Claire - Marie FOULQUIER-GAZAGNES
Pour aller plus loin :
- « Chanel vs Dior » par la méchante : http://www.leblogdelamechante.fr/2009/05/05/chanel-jeunet-tautou/
- « The lady Noire Affair » par la méchante : http://www.leblogdelamechante.fr/2009/05/19/lady-dior-noir-affair/
- « H&M versus Chanel », Café mode : http://blogs.lexpress.fr/cafe-mode/2009/05/hm-vs-chanel.php
Œil, trait, plume : Garance Doré, un blog hybride. Quel brio !
mai 13, 2009 by Claire-Marie
Filed under Mode, Tendances
http://www.garancedore.fr : un blog hybride qui allie un œil, un trait, une plume.
Â
L’œil, c’est celui d’une chasseuse de tendance qui photographie des inconnus (ou presque) au gré de ses rencontres. Mais, loin de ne s’attacher qu’aux vêtements, ses photographies captent la personnalité du sujet, mettant l’accent sur l’intensité de son regard. Déterminés, timides, nostalgiques, extravagants : les portraits de Garance Doré agissent comme des révélateurs de traits de caractères des hommes et femmes photographiés. Ainsi, l’auteure propose régulièrement deux photographies de la même personne : une au cadrage serré se focalisant sur le visage, l’autre en pied révélant une silhouette allurée. Par ce biais, Garance Doré nous rappelle avec brio que le style ne se réduit pas au port d’un vêtement, d’après le précepte de Coco Chanel affirmant : «dans une réception, si l’on dit à une femme : quelle belle robe ! c’est que sa robe est ratée. Mais si l’on dit : quelle belle femme ! c’est que sa robe est réussie».
Néanmoins, il est sans doute à déplorer que cet œil de génie cède à la facilité de ne photographier principalement que de belles et sveltes jeunes femmes de 20 à 35 ans, appartenant souvent au milieu de la mode.
Â

Le trait, c’est celui d’une illustratrice de formation qui manie avec virtuosité la palette graphique. Son trait fin esquisse des femmes aux grands yeux de biche, bouches Betty Page-esque, petits nez, mentons pointus et sourcils minimalistes en accents circonflexe. Des parisiennes de Kiraz en fuite dans les années 2000, gambadant dans leur boyfriend jean et martelant le monde de leurs talons démesurés. Ces filles-de-trait arrêtent de fumer, flashent sur des it-trucs, s’épilent, oublient de se démaquiller, évoquent leur héroïnes d’enfance tout autant que Gossip girl… Elles sont les initiatrices de billets plus légers, à la futilité revendiquée, dans une atmosphère du type confessions post-diner-de-filles.
« Une fille comme moi », sous-titre du blog, ne désignerait-il pas en réalité ces créatures de dessin, dans lesquelles chaque fille peut se reconnaitre ?
Â

Â
La plume, c’est celle d’une femme sensible et piquante qui ne se prend pas trop au sérieux. L’humour perce souvent sous des morceaux de phrases raturées, une écriture flirtant avec le langage parlé, un sens de la formule, des onomatopées rigolotes et la multiplication des points d’exclamation. Les conseils de mode abondent, mais sans le ton docte dont se piquent certaines « prescriptrices » de tendances autoproclamées. Parfois, une plume plus sensible prend le relais. Ainsi, Garance Doré écrit au sujet de son départ en avion d’Australie : « Les longues heures passées dans un avion sont comme une alcôve secrète où, seul, déconnecté, on peut regarder la réalité s’éloigner. Dire au revoir, collecter ses souvenirs, rembobiner ses émotions, et enfin les enrouler très serré, pour pouvoir les garder disponibles, vivantes, au plus près de soi. »
Garance Doré se dévoile dans sa plume telle qu’elle est au naturel : terriblement enthousiaste, réceptive et attachante, pour le grand plaisir d’un lectorat conquis.
Un blog de mode qui a un oeil, un trait, une plume : s’il ne fallait en lire qu’un, ce serait celui là !
Claire-Marie FOULQUIER-GAZAGNES
“Shhh” reprend au théâtre du ciné13 !!
Après son succès au théâtre de la comédia puis au théâtre du Marais, “Shhh” la pièce reprend au théâtre du Ciné 13 ! Tous les Mercredi , jeudi, vendredi et samedi à 19h24 à partir du 15 avril 2009 ! Adresse : 1 avenue Junot 75018 Paris Metro Abbesses ou Lamarck
Réservation : Fnac , Virgin et points de ventes habituels ou directement au théâtre du Ciné 13 au 01.42.54.15.12 / cine13theatre@wanadoo.fr
Pour lire notre critique de SHHH, Cliquez ici
Notre sélection des sorties ciné de la semaine du 15 avril
avril 14, 2009 by Eric
Filed under Ciné, Coup de coeur
Qu’y a t-il au cinéma cette semaine ? Plein de nouveautés.
Voici l’événement tant attendu des 15-35 ans : le retour d’Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117. Douze ans après sa mission au Caire, l’espion français n’a pas pris une ride. Il se retrouve à Rio sur les traces d’un microfilm compromettant pour l’état français. De belles femmes, des nazis et des répliques déjà cultes… Voici ce qui attend les spectateurs :
Atom Egoyan est de retour. Comme à l’habitude du réalisateur, Adoration est un film qui sort des sentiers battus. Une oeuvre où le cinéaste raconte l’histoire d’un jeune garçon qui raconte un canular sur Internet. Mais il apprend malgré lui qu’il est difficile de maîtriser l’information sur internet. (Pour lire notre critique, cliquez ici)
Jonathan Demme, réalisateur du Silence des agneaux, nous présente Rachel se marie. Sur un scénario de Jenny Lumet (la fille de Sydney), son long métrage suit l’histoire de Kym qui sort de sa cure de désintoxication le week-end du mariage de sa soeur. Un retour qui révèle les tensions latentes dans la famille. Succès outre-atlantique, le film a vu la nomination d’Anne Hataway aux Oscars et aux Golden Globe, ce qui ne laisse rien présager, nous sommes d’accord.
Let’s make money est le documentaire du moment. Après We feed the World, le réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer nous explique tranquillement comment les financiers pourrissent la côte espagnole sans permis de construire, et comment le contribuable rembourse. Ou alors il nous apprend que l’ingénieur indien devient trop cher, alors il faut délocaliser. Très distrayant, léger, printanier. Ou pas du tout. (Critique ce soir sur notre site).
Michael Winterbottom, qui s’est déjà fait remarquer avec Un coeur invaincu et The road to guantanamo, livre Un été italien. Après la mort de sa femme, un veuf décide de partir en Italie avec ses deux filles pour repartir de zéro.

Bertrand Tavernier réalise un film aux États-Unis. Avec Tommy Lee Jones. Encensé par la critique, nommé à de nombreux festivals, Dans la brume électrique souffre autant de longueurs que de l’accueil partial dont il est l’objet. L’investigation sur un tueur en série passionne peu. Voir notre critique, et notre dossier sur ces réalisateurs français qui voguent à l’étranger, cliquez ici

Parmi les “ressorties” de la semaine, Bugsy Malone. Ce film d’Alan Parker, à qui l’ont doit Midnight Express, est un des premiers rôles de Jodie Foster. Une parodie de film de gangster avec des enfants. Et pour cause, elle avait 14 ans à l’époque. A peine plus vieille que dans Taxi Driver...

Autre “ressortie” cette semaine : Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? Ce film de Robert Aldrich réalisé en 1962 nous renvoie dans les années 30 et à Jane, ancienne enfant star, qui en veut à sa soeur d’être une grande actrice de cinéma. Bette Davis, Joan Crawford….

Les autres sorties de la semaine sont :

A gagner : des places pour L’Open du rire
mars 25, 2009 by marie
Filed under Spectacles
La boite à sorties continue à vous faire gagner des places pour le festival “Paris fait sa comédie”. Après La nuit Kaamelott, c’est à l’Open du Rire, organisé le 31 mars au Théâtre des Nouveautés, que vous pourrez assister. 10 lauréats sélectionnés par un jury professionnel s’affronteront sur scène.
Au Théâtre des Nouveautés, le 31 mars, 24 bd Poissonière Paris 9e.
« Les homos préfèrent les blondes », pièce légère et drôle à la Grande Comédie
Â
Les homos préféreraient les blondes ? En tout cas, les trois homos de la pièce, Romu, Titi et Cosmos, ont comme meilleure amie Raphaëlla, une blonde, interprétée par Eleni Laiou (co-auteur de la pièce), qui, de son côté, n’aime que les homos. A son grand dam, parce qu’elle voudrait aimer amoureusement un homme. Et quand Nicolas, un homme beau et charmant, interprété par Franck Le Hen (également co-auteur de la pièce) s’offre à elle, elle le trouve macho, lourd et inconvenant !
C’est alors que le stratagème se met en place. Nicolas devient deux personnes : lui-même et son frère jumeau homosexuel. Façon pour lui de s’approcher de la bien-aimée…
Ce vaudeville urbain, moderne et très actuel, qui rappelle certains sitcoms américaines, fonctionne à merveille. Les allusions sexuelles, assez nombreuses, sont drôles et jamais vulgaires. Là où la caricature des personnages aurait pu mal passer, elle se fond ici très bien à cette sitcom théâtrale qui se veut sans prétention. Certains trouveront l’humour poussif, les cris et autres hystéries des personnages exagérés, mais qu’importe : le public rit de bon cœur et se laisse charmer par des acteurs enjoués et à l’interprétation impeccable.
Actuellement à la Grande Comédie – 40, rue de Clichy, Paris 9e. Renseignements et réservations : 01 48 74 03 65. Tarif : 24 euros, TR : 15 euros
Â
A gagner : des places pour la nuit Kaamelott (en journée!)
La boite à sorties vous l’avait annoncé il y a quelques jours, le festival “Paris fait sa comédie” se tient du 25 mars au 4 avril. Au programme des festivités : une nuit Kaamelott au grand Rex. La séance de 19h ayant été prise d’assaut, une projection a été ajoutée à 11h. Seront diffusés 8 épisodes (sur 9) du livre VI de la série de M6. Soit 5 heures de spectacle.
De 25 à 28,50 euros. au Grand Rex, 1 bd Poissonnière Paris 9e. Â
Pour connaître tout le programme du festival “Paris fait sa comédie”, cliquez ici
Â
Le concours est terminé, les gagnants se présenteront au guichet “invitation” du Grand Rex
Théâtre : Le siècle sera féminin ou ne sera pas… ? Il ne le sera pas !
Le siècle sera féminin ou ne sera pas…. A voir la pièce jouée actuellement au théâtre du Gymnase, il semblerait que la réponse soit négative…
En 2022, la France a à sa tête une Présidente… Qui eût pu le prédire quinze ans auparavant, lors de la campagne présidentielle qui au second tour avait opposé le candidat de droite à  la féministe Marie-Sologne ? Dans l’immeuble de M. Bernard, les résultats du premier tour ont échauffé les esprits. Marion, l’intellectuelle bobo espère convertir les locataires à sa cause : Marie Sologne dépasse le bon-vieux clivage gauche-droite, elle participe au renouvellement de la classe politique, il faut voter pour elle ! Le combat de Marion ne sera guère aisé : plusieurs des locataires semblent récalcitrantes, soit qu’elles soient de droite, soit qu’elles suivent leurs maris dans l’urne. Inutile de dire que du côté des hommes, les bulletins sont perdus d’avance. Même l’homme de gauche M. Bernard est rattrapé par le fantasme de la rébellion féminine. Cette campagne, les spectateurs l’ont, à peu de caricatures près, déjà vécue. Simplement, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas affaire à un scénariste féministe, loin s’en faut : la réunion politique exclusivement féminine tourne rapidement aux comparaisons de petites culottes et au débat sur les bienfaits du string. Le jeu des acteurs ne relève en rien le texte, à quelques exceptions près : Mémégo est assez convaincante en vieille belle-mère libérée quant à Doc Gynéco, on sourit de le voir, sur les planches du Gymnase, passer à gauche…
Le siècle sera féminin ou ne sera pas, Une comédie de Dominique COUBES et Nathalie VIERNE
Mise en scène de Dominique Coubes et Nathalie Vierne
Avec Philippe Lellouche, Charlotte Valandrey, Vincent Moscato, Isabelle Ferron, Doc Gyneco, Lucie Laurier, Maxime, Lucie Jeanne, Ingrid Mareski, Colette Teissedre, Fabienne Barbier, Sylvain Clama et Solal Forte ou Fabian Wolfrom
 à partir du 17 mars 2009, du mardi au samedi à 20 heures et
matinée le samedi et dimanche à 16 h 30, Grand Théâtre du Gymnase, Tarifs* : Catégorie 1: 46 €
Catégorie 2: 37 €, Catégorie 3: 24 €, Catégorie 4: 17 €, http://www.theatredugymnase.com/accueil.html Rsé au 01 42 46 79 79
A gagner : 4 livres, La Lotus Bleue, suite des aventures de Saint-Tin
janvier 30, 2009 by Geoffroy
Filed under Littérature
Un héros seul, une mission dangereuse, des secrets, du suspens, des trahisons et de l’exotisme… Non vous n’êtes pas dans le dernier épisode de James Bond. Le héros ici c’est Saint-Tin, jeune reporter freelance qui doit faire face à un danger qui menace ses amis de l’autre côté du monde, en Chine. La Lotus Bleue (Léopard Démasqué), un simple thriller ? Non. Et voici pourquoi…
Notre histoire débute au château de Moulin Tsar, lorsque Saint-Tin et son ami le « capitaine Aiglefin, fier éclusier à la retraite de son état (souvent d’ébriété, d’ailleurs) <!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –> » voient débarquer au milieu de leur salon un jeune chinois se prénommant Singhe Song. Que veut-il ? Il demande à nos deux compères de l’aider dans la recherche de ses oncles Yin et Yang disparus, on ne sait où au pays des yeux bridés et des nouilles blanches. Saint-Tin touché par l’histoire du jeune chinois, monte au créneau et met sur pied un voyage périlleux en Chine, pour démêler tout cela. L’histoire va s’emmêler avec l’attaque d’un ninja aux fléchettes empoisonnées avec du « padjodjoh ». Du quoi ? « Du padjodjoh, un terrible poison qui vient du Tibet ou d’amérique du Sud (…) et qui ôte la mémoire à qui l’ingère… on l’appelle communément le poison-qui-rend-bête » explique l’ami de Saint-Tin le professeur Margarine, éminent cryptozoologue et ami du professeur Tournesol, célèbre inventeur.
Grâce à  l’aide de Lou, perroquet polygame et porté sur des choses non enfantines, après un combat rude et une fin dantesque et fourmillante de gags, le ninja « battit des ailes pour imiter son agresseur mais le résultat fut mesquin, voire pathétique… » et finit sur du « gravier amortisseur ». A un doigt de connaître la vérité, seulement un et pas deux, le ninja inocule le terrible poison le rendant aussi intelligent que le coucou d’une horloge. Mais le fourbe, avant de s’enfuir avait touché le pauvre capitaine Aiglefin, enfermé dans sa chambre après la tentative de sevrage à la Vodka imposée par Saint-Tin. Que faire alors notre héros ? Il tente le tout pour le tout. Il s’en va. Enfin, il emmène avant dans ses valises Song, Aiglefin mais pas son ami Lou laissé sur place. Descendus à l’hôtel luxueux et reconnu « L’Incontinental », Saint-Tin commence son enquête et ne va pas être déçu. Après avoir rencontré l’homme noir de l’histoire Mifitua Dukhandirato, constructeur et trafiquant louche de voiture bleue Lotus, Saint-Tin devra faire face à la terrible mafia anti-tibétaine mené par le Gibbon Noir et un obscur personnage dont l’identité ne sera pas révélé ici mais dans les pages de ce roman.
Pour seul indice, le message codé des espions Yin et Yang… qui est du vrai chinois pour notre ami reporter. De péripéties en calembours, notre héros va découvrir le fin mot, ou presque, de l’histoire… La suite de son aventure chinoise reprendra dans le tome « Saint-Tin au Gibet », qui dénouera ce suspens si hilarant.
L’auteur, Gordon Zola (The Dada de Vinci Code, C’est pas sorcier Harry ! ou encore Terril en la demeure) reprend ici le mythe du reporter à la houppe Tintin et de son chien Milou pour nous servir une histoire drôle, à plusieurs niveaux de lectures, qui ravira les grands et les moins grands et qui ne dénature pas pour autant l’oeuvre de Hergé. A lire sans modération et à faire mettre entre toutes les mains.
Geoffroy Briant
Â
O Carmen, un opéra clownesque au théâtre du Rond-Point
janvier 28, 2009 by marie
Filed under Spectacles, Théâtre
Sur la scène du théâtre du Rond Point, Olivier Martin-Salvan incarne tous les personnages de l’Opéra de Carmen de Georges Bizet, plus l’orchestre. Ni plus ni moins. Tout aussi drôle, Aurélien Richard l’accompagne au piano. A 18h30 jusqu’au 28 février, histoire de se rafraîchir l’esprit à la sortie du boulot.
Sur la scène, un personnage, clown triste habillé d’un bleu de travail. Il fredonne l’Opéra de Bizet. « Il » c’est Louis Bossis, ténor candidat pour jouer dans Carmen à l’Opéra national de la ville de…. ??? Mais en un instant, le voilà transformé en membre du jury… Que dis-je ? En trois membres du jury, successivement… puis en prof de chant, grasse, Madame de La Roquette qui, entre deux notes chasse son chat, Fadièse, du clavier sur lequel elle joue. Olivier Martin-Salvan a un corps d’homme, assurément, et pourtant l’on voit les larges fesses de Madame de la Roquette bouger… comme plus tard les loges seront envahies par l’étouffante poitrine de la maquilleuse.
Clownesque, ténor, Olivier Martin-Salvan est avant tout un « homme orchestre » : sans rien, il fait tout… : joue du violoncelle comme du piano, les idiots comme les rouleurs de mécaniques, les minettes aux cheveux longs comme les costumiers efféminés, les travailleurs chinois exploités et les femmes de ménage prénommées « Carmen ». De ses 4 membres le comédien est qui il veut et, assis dans les premiers rangs, on voit jusqu’à ses fossettes ”jouer”, se “transformer”.
Grâce à ce mime roi du détail, toute la grosse machine de l’Opéra est là sous nos yeux, des critiques ennuyeux aux metteurs en scène farfelus qui mettent du ‘moderne” à toutes les sauces (et montent Carmen dans un décor de fête foraine), en passant par les techniciens sans cesse en grève… Hilarant, vraiment.
Crédit photo : Brigitte Enguerand.
O Carmen, opéra clownesque, Un spectacle d’O. Martin-Salvan, Anne Reulet-Simon et Nicolas Vial.  Jusqu’au 28 février, tous les soirs à 18h30 sauf les dimanche et lundi, Théâtre du Rond Point, 2 bis av Franklin D Roosevelt, Paris 8e. Métro Franklin D. Roosevelt. Tarif : 28 euros, 14 euros pour les moins de 30 ans et 10 euros pour les détenteurs de carte Imagine R. Résa : 01 44 95 98 21.
Marie Barral
« J’me sens pas belle ». Objectif : coucher le premier soir
Le thème de la jolie trentenaire célibataire croqueuse d’hommes est à l’affiche du théâtre de boulevard. Après l’hilarant « Tout n’est pas rose » au gymnase, c’est la manufacture des Abbesses qui se penche sur la question, avec « J’me sens pas belle ». Une comédie romantique tordante pour la première fois adaptée sur les planches (le texte de Bernard Jeanjean avait été présenté au cinéma en 2004).
Dans son petit intérieur cosy, composé selon le modèle d’un magazine de déco, Fanny (Martine Fontaine) attend pour dîner Paul (Yvon Martin) qu’elle espère bien mettre dans son lit. Mais voici que l’invité s’annonce une demi-heure plus tôt. Horreur : Fanny vient à peine de choisir entre la culotte et le string, le téléphone ne cesse de sonner et le poisson n’est pas prêt… Qu’à cela ne tienne : la jeune femme débordée jette le poisson qu’elle n’a pas le temps de cuire et cache les préservatifs aux endroits stratégiques tout en expliquant à son ami Corinne son plan d’attaque pour la soirée : « plan cul » et rien d’autre.
Dring, voici Paul homme bien bâti quoiqu’un peu bedonnant. Ce gentil informaticien boit du coca, parle solidarité (« il y a de plus en plus de SDF dans la rue ») et explique que pour « décompresser », il aime à danser devant son miroir : techno, oriental, danses bretonnes, rock… Paul est un homme complet ! « Pas banal » répond Fanny qui, bien décidée à attaquer, ne perd pas courage. Son invité doit prendre le train à 12h05 pour rentrer chez sa soeur, à Mantes-la-Jolie. Il faut donc se dépêcher…
Martine Fontaine est hilarante dans son rôle de célibataire endurcie devenue hystérique. Quant à Yvon Martin, il joue à merveille le looser sentimental. Les acteurs sont excellents, les accessoires ne sont pas à leur hauteur : le fer à repasser n’est pas branché, des bouteilles de vin sort de l’eau et le poisson est en plastique… Mais si, de l’écran aux planches, le spectacle a quelque peu perdu de son réalisme, il a tout gardé de son humour : le public hurle de rire ! A voir donc !
« J’me sens pas Belle », une comédie de Bernard Jeanjean. Mise en scène de Jade Duviquet, avec Martine Fontaine et Yvon Martin, du jeudi au samedi 21h et le dimanche 17h, à la manufacture des Abbesses, 7 rue Véron, Paris 18e, Métro Abbesses ou Blanche, 01 42 33 42 03.
Psychanalyse de choc, au Théâtre du Gymnase
Une salle d’attente chez un médecin n’est en général qu’un « sas », un endroit où, par définition, rien ne se passe. Le temps semble s’y être si bien figé que l’y on croise des patients lire très sérieusement des magazines jugés partout ailleurs périmés… Dans l’antichambre du cabinet du Dr Fabre, psychiatre, attendent un monsieur vieux jeu plongé dans ses lectures et une jeune et mignonne blonde qui furète pour tromper son ennui…
Â
Pour passer le temps, Aurélia a de multiples ressources : tripoter son téléphone, écouter Police, ou tenter de nouer une conversation avec son voisin. Mais le choc des cultures est rude : avec son costume trois pièces, sa fierté de ne pas avoir de portable et sa poussiéreuse édition de Cyrano de Bergerac, l’homme lui semble tout droit sorti d’un autre âge. Et puis, à part lui parler de Lacan et se réciter du Rostand… « Bonjour l’ambiance ! »… Et si encore, Aurélia allait chez le psychiatre pour elle-même, en simple patiente… Mais elle est là en espionne… chut !!!! De confidences en révélations, la salle d’attente prendra bientôt les allures de la pièce d’à côté, ce fameux cabinet dont la porte semble trop bien fermée… A la différence que le « travail » y est bien plus rapide. Comme dans une tragédie grecque – plus promptement encore, plus comiquement surtout-, le destin des personnages va se retourner, leurs caractères et leurs fantasmes exploser et l’histoire basculer…. Une « comédie sentimentale à suspens »… Et d’aucuns prétendent que l’on s’ennuie en salle d’attente ?
Â
Â
Traitement de choc, une pièce mise en scène par Olivier Belmondo, sur une idée originale de Chris Orlandi, au Théâtre du Gymnase, un lundi sur deux en alternance (prochain le 14 dec) avec « Je suis fou de ma psy ! » à 19h45, 1h10, réservation au 01 42 46 79 79 38 bd Bonne Nouvelle, Paris 10e. Métro Bonne Nouvelle
Et voici la bande annonce de Je suis fou de ma psy, le spectacle de Chris Orlandi joué en alternance avec Traitement de choc :
Â
 Calendrier : Traitement de choc : les 15 et 29 dec 2008 et en 2009 :  09/02 et 23/02 09/93, 23/03, 06/04, 20/04
Je suis fou de ma psy : 8/12, 22/12, et en 2009 : 2/16/2009, 2/03, 16/03, 30/03, 13/04, 27/04
Â
Sortie ciné : L’art de la pensée négative, de Bard Breien
A la suite d’un accident, Geirr a perdu l’usage de ses jambes. Pour le sortir de ses idées noires et tenter de dégonfler sa misanthropie, sa femme, Ingvild, décide de lui faire rencontrer un groupe d’handicapés coaché par une adepte de la « pensée positive ». Devant leurs discours autopersuasifs, d’un optimisme absurde, Geirr abandonnera-t-il sa propre thérapie, un mélange de Johnny Cash et d’Apocalypse Now saupoudré d’une bonne dose de mauvais esprit ? Un film du norvégien Bard Breien à  l’humour grinçant et cathartique. A voir ! Read more
Sortie du DVD du dernier spectacle de Gad Elmaleh
Le DVD du dernier spectacle de Gad Elmaleh, Papa est en haut, est enfin dans les bacs. Ce spectacle a fait rire 4 000 personnes chaque soir, pendant deux mois au Palais des Sports. De quoi mettre l’eau à la bouche, si ce n’est quelques petits reproches… Read more
Notre découverte : En attendant Sarko… joue les prolongations !
21 heures. Le spectacle va commencer, lorsque soudain arrive au comédien solitaire la pire des choses : le trou de mémoire. Que faire ? Chercher un sauveur, et pas n’importe lequel, un sauveur illustre. Mais viendra-t-il ?
Devant le très bon accueil du public,le one man show « En attendant Sarko… », dont les représentations ont débuté le 17 septembre, poursuit sa carrière au théâtre du Nesle à Paris. Il faut bien l’avouer, François-Xavier Gelin est tordant et subtil, son spectacle atypique. Ainsi donc, il est encore possible d’être drôle, fin et vrai en parlant de ce dont nous parlons tous ! Les mimiques de ce comique pince sans rire et cependant cordial sont souvent proprement irrésistibles. Tour à tour léger ou caustique, François-Xavier Gelin croque les personnages de la comédie politique et de la comédie sociale avec fantaisie et brio.
 « En attendant Sarko… » réjouira tous ceux qui veulent qu’une soirée de café-théâtre leur laisse un goût suave et tonique. On n’oubliera pas son art de transformer les visages de nos politiciens en ombres chinoises ni la rencontre frénétique entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour laquelle François-Xavier Gelin se transforme en marsupilami. Un code atomique d’anthologie, et, dans les annales de l’électronique, on retiendra sa parodie des pouvoirs universels de la technologie, avec sa propre invention, l’Ifaitout, et ce n’est rien de le dire ! Jamais plus, après avoir vu et entendu François-Xavier Gelin, vous ne regarderez du même Å“il, Nicolas, Ségolène, François et les autres…
Un aperçu du spectacle
Au Théâtre du Nesle, chaque samedi à 21h et chaque dimanche à 17h, 8 rue de Nesle, Métro Odéon Réservations indispensable : 01 46 34 61 04. 18 euros, TR : 12 euros (le théâtre n’accepte pas les cartes de crédit).



















