Jean-Pierre Léaud au Reflet Médicis

juillet 4, 2009 by yael  
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L’acteur fétiche de François Truffaut est à l’honneur d’une des rétrospectives du festival Paris-Cinéma. Elle a lieu jusqu’au 14 juillet au cinéma “Le reflet Médicis”.

Jean-Pierre Léaud sera présent pour une rencontre, lors de la projection du  grand classique : “La maman et les putain”  (1973) de Jean Eustache, dans lequel il joue le rôle principal: celui d’Alexandre, un jeune homme dans les affres des souffrances amoureuses.

Dimanche 5 juillet, 17h30, Reflet Médicis, 3 rue Champollion, Paris 6e, M°  Cluny-La-Sorbonne, 5 euros (ou le pass de 25 euros).

Lascars : LA comédie de ce début d’été

juin 22, 2009 by Gilles  
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Lascars est l’adaptation d’une série animée diffusée sur Canal plus. Après le succès télé, voila la réussite ciné, originale, osée, et drôle. Critique de ce  film d’animation pas comme les autres.

lascars-1ere-photoPlus comédie « de potes » que dessin animé, lascars se déroule dans un univers souvent oublié par le cinéma français : la banlieue. Les amateurs d’analyse sociale vont être déçus car le parti pris est clair : faire rire. En pleines vacances d’été, dans une cité du nord parisien, chacun occupe ses vacances comme il le peut. Certains prétendent être en séjour au soleil à « Santo Rico », d’autres sont en galère avec un dealer un brin colérique, un dernier, viré par sa cousine (Diams), trouve un petit boulot au service d’un grand bourgeois parisien.

Les trailers montrent plutôt bien le style visuel du film, et ses « décors » de banlieue très soignés. Le rendu mélange art graphique, traits de crayon, et couleurs travaillées qui donnent un ton et une ambiance vraiment caractéristiques. On reste plus sceptique devant l’animation des visages, dopé aux effets cartoon permanents qui soulignent un peu trop des caractères déjà bien trempés. Ces personnages, hauts en couleur, prennent vie grâce à un casting de choix : Vincent Cassel s’amuse à donner de la voix à une petite frappe inspirée du Vince de la Haine quand Frédéric Bel incarne sa copine, une brune hystérique qui se révèle être… flic. N’oublions pas Omar et Fred, qui réservent les scènes les plus drôles.

lascars-1Lascars est un film qu’on aime parce qu’il s’inscrit dans un univers hip hop (très bonne bande son rap) sans tomber dans la caricature de certaines productions Besson. Un cinéma référencé, ponctué de clins d’œil (hilarant Eric et son accent chinois toujours aussi personnel). Un film rempli de vannes vouées à devenir cultes et de scènes rocambolesques qui atteignent des sommets vers la fin du film.

Vous l’aurez compris, Lascars fait partie de ces surprises dont on raffole. Une réussite graphique, une comédie qui fait rire, et une banlieue comme fond plutôt que comme thème. A voir dès le 17 juin sans oublier de rester pendant le générique de fin pour écouter un « rap civique » qui vaut vraiment le détour…

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Gilles Hérail

Mascarades de Lyes Salem, en DVD

juin 16, 2009 by marie  
Filed under Ciné, Concours, DVD

mascaradesLes ingrédients pour un beau mariage ? Une belle et saine vierge, un riche prétendant, une foule de femmes avec leurs youyous, des chaises pour asseoir tous les anciens et bien sûr, de l’argent pour la dot.

Mounir (Lyes Salem) est loin du compte. Sa soeur, Nym (Rym Takoucht), celle qu’il devrait marier, souffre d’une étrange maladie. Elle tombe endormie à tout moment du jour et de la nuit et reste dans les bras de Morphée.

Il n’y a que dans les contes que les Princes viennent embrasser les Belles au bois dormant avant de les épouser. Dans ce village algérien de la région d’Aurès, les princesses narcoleptiques restent enfermées chez elles, protégées par des grands frères orgueilleux prêts à tout pour préserver l’honneur de leur harem. Et, lorsqu’ils sont moqués par les voisins parce qu’ils prétendent être quelqu’un, le mariage des filles est une bonne manière d’espérer grimper les barreaux de l’échelle sociale, et, au final… de narguer les copains. Sauf que la mascarade de Mounir fait fi de la belle endormie, et de son amoureux caché…

Sauf que même fermées, les portes du village n’ont point besoin d’Å“il de bÅ“uf : au bout de la piste vide, les nouvelles se propagent à la vitesse de l’éclair et les voisins s’infiltrent sous les portails en même temps que la poussière charriée par d’obscènes cortèges. Aussi ce qui est vécu par l’un l’est par tous et la moindre réussite individuelle fait gonfler l’honneur de la communauté. Seul Mohamed (Mohamed Bouchaïb) le bel amoureux aux yeux clairs déjoue la mascarade : son atelier d’artiste est constamment visité par la lumière du soleil et les douceurs nocturnes.

Lyes Salem expose l’hypocrisie, les pesanteurs sociales et la chaleur d’Afrique du Nord avec une fraîcheur incroyable : comme des marmots jouant à cache-cache, les personnages ne cessent de se poursuivre à des rythmes effrénés tandis que les femmes ornent de leurs voix d’or des voitures déglinguées. La vie sociale est, sous les yeux de Lyes Salem, une comédie… le spectateur attend l’Acte II.

Mascarades, de Lyes Salem, avec Lyes Salem, Sarah Reguieg, Mohamed Bouchaïb, Rym Taoucht. Film sorti en 2008, Algérien DVD MK2 sous titré français, durée du film : 90′, durée du DVD : 175′. DVD dans les bacs. 19,99 euros

En bonus : deux courts métrages : Cousines et Jean-Farès de Lyes Salem. Making Of et bandes annonces

Dossier : La vitalité de l’animation « qualité française »

juin 16, 2009 by Gilles  
Filed under A l'affiche, Ciné, Coup de coeur

Pour la sortie de Lascars, laboiteasorties vous propose un dossier sur un genre très prisé en France : l’animation. Sans céder au formatage, les films d’animation français proposent une diversité et une prise de risque surprenantes, bien plus que de simples dessins animés… de vrais FILMS.


kirikou1Si l’on parle « animation » : beaucoup pensaient hier Disney et évoquent aujourd’hui Dreamworks ou Pixar. Dans les années 1980, l’ambition du cinéma animé français se résumait (presque) à la sortie d’épisodes d’Astérix pendant que les techniciens s’exilaient à l’étranger, et notamment dans la Silicon Vallée.  Depuis les années 1990, la situation est toute autre. L’initiateur de ce changement ? Michel Ocelot, le réalisateur qui résume à lui seul le talent des animateurs français. En 1998, la France tombe sous le charme de son Kirikou, un film sorti de nulle part, contant l’histoire d’un enfant africain haut comme trois pommes qui nous emmène avec lui découvrir le secret de la méchante Karaba. Kirikou ne cherche pas la prouesse technique mais tisse une atmosphère inimitable par ses couleurs et ses décors qui nous immergent en quelques secondes dans les terres d’Afrique. La patte de Michel Ocelot, mêlant naïveté graphique et simplicité des histoires s’est retrouvée dans deux autres de ses succès : Kirikou et les bêtes sauvages et Azur et Azmar. Avec ces trois contes moraux, Michel Ocelot a redonné ses lettres de noblesse au film pour enfants. Il a surtout ouvert des portes pour des projets innovants cette fois-ci destinés à un autre public : les… adultes.


triplettesCas quasi unique dans l’animation mondiale, le cinéma français a ainsi développé un réseau de films visant clairement un public plus âgé. Le meilleur exemple de ces « dessins animés d’auteur » vient des Triplettes de Belleville de Sylvain Chaumet. Impossible (et inutile) de résumer un bijou de cinéma qui tient du miracle : quasiment sans dialogues, mais porté par une bande son trépidante (signée M), le film, mélangeant aventure et humour a révolutionné le genre. La rencontre de ces trois vieilles folles, qui utilisent des grenades pour pêcher des grenouilles est un pur moment de plaisir cinéphile ! renaissance1Changement de réalisateur mais aussi de style pour Renaissance : un film d’anticipation nappé d’un somptueux noir et blanc, et d’une image techniquement irréprochable. Le scénario, très influencé par la littérature de science-fiction ne surprend pas : l’émotion est surtout visuelle. Le succès mitigé du film n’enlève rien à ses qualités et l’œuvre reste un projet d’une ambition rare. Le dernier exemple vient de Persépolis de Marjane Satrapi. Pour évoquer l’évolution politique de l’Iran à travers un portrait autobiographique, Satrapi a choisi un médium inattendu : l’animation. Le travail sur l’image est une fois de plus saisissant, reprenant les codes, les traits, et les nuances héritées de la BD. Tous ces films d’auteur ont un point commun : l’animation n’y est pas un prétexte et le soin apporté à l’image accompagne les idées du scénario : ce sont des vrais films de metteur en scène.

16tousalouest1L’animation française ne se résume pas à ces films plus pointus : des comédies sont aussi arrivées en masse. Un petit mot d’abord sur Blanche neige la suite de Picha qui décroche sans effort la palme du mauvais goût dans sa parodie crade (et jouissive) qui emprunte plus à American Pie qu’à Perrault. En général, les budgets plus importants sont attribués aux adaptations de franchises : le retour de Lucky Luke dans Tous à l’ouest ou une arthur-et-les-minimoys-31énième aventure d’Astérix et les vikings ont tenté de surfer sur la renommée des BD (sans grand succès). Au rayon des blockbusters populaires, Besson est loin devant : 6 millions de français et le double à l’étranger ont apprécié les aventures d’Arthur et les minimoys. Le pari était risqué : 60 millions d’euros de budget et 3 ans d’élaboration, mais il a fonctionné : le film n’a rien à envier à une production Dreamworks lambda.


Que nous annonce l’avenir ? Le succès de l’animation française, surtout à l’étranger a permis de financer des projets à la hauteur de leurs ambitions. Après des annonces contradictoires, le projet Un monstre à Paris semble enfin reparti et L’illusionniste de Sylvain Chaumet arrivera sur nos écrans à la fin de l’année. L’animation française ne marche que lorsqu’elle s’éloigne des standards et des recettes qui marchent : l’excellent Lascars en est un très bon exemple. Ce succès vient de choix stylistiques et de mises en scène très soignés : pour finir en beauté, voici le dernier teaser d’Arthur et la vengeance de Malthazar, prévu pour inonder les cinéma français pendant les fêtes de Noël.

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Gilles Hérail

6 Bollywood Oscars pour Jodhaa Akbar !

juin 15, 2009 by marie  
Filed under Aujourd'hui, Ciné, DVD, Journée

 Ce week-end, à Macao, Bollywood attribuait ses récompenses. Jodhaa Akbar, que La boite à sorties avait eu l’honneur de vous présenter (et pour lequel elle avait organisé un jeu concours) a triomphé. La saga amoureuse entre une princesse hindoue et un empereur musulman a remporté 6 « Bollywood Oscars » (dont le meilleur réalisateur pour Ashutosh Gowariker, meilleur acteur et meilleure photo).

jodhaa_akbar

Scoop : une nouvelle réglementation des tournages en bobine ?

juin 7, 2009 by Claire-Marie  
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A la suite de l’annulation récente du tournages de trois grosses productions américaines en France, Christine Albanel, Ministre de la Culture, plancherait sur une réforme de la politique des tournages en France. Une mini-commission serait en formation sur ce sujet.

Charges de personnel trop importante, location des sites trop couteuses, impôts trop lourds… autant de critiques adressées à la politique française des tournages par les producteurs étrangers. Pourtant, depuis cette année, les tournages de films étrangers sur le sol français peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt international, qui représente  jusqu’à 20% des dépenses techniques effectuées.  Mais cette aide est assortie de conditions très strictes et parfois très subjectives : comme l’énoncait Christine Albanel le 19 mai à 20minutes : “le crédit ne sera donné qu’à condition que ces grands films servent notre image“.

L’enjeu de l’attractivité des tournages en France est “crucial“, nous rappellait Nathalie Cuisinier, chef des manifestations privées et des tournages au Louvre, lors d’une interview précédant la connaissance de ce scoop. “Du point de vue du ministère de la Culture et de la présidence de la République, l’idée est de dire qu’il faut que Paris et la France soient plus attractifs (…)  Ce qu’il y a derrière tout ça c’est une grosse économie, il y a des retombées très importantes, il y a tous ces intermittants français qui ont besoin de travailler (…) C’est au bout de quatre ou cinq jours quand un tournage reste à Paris que l’économie commence vraiment en matière d’hébergement, de personnel engagé“.

Quatre ou cinq jours” devenus une manne financièe puisque, d’après la Ministre de la Culture,  un “grand film film étranger dépense en moyenne cinq fois plus qu’un film français“.

Mini-commission pour grand enjeu : à suivre…

Claire-Marie FOULQUIER-GAZAGNES

La maison Nucingen de Raoul Ruiz

mai 31, 2009 by Jeremy  
Filed under Ciné

la-maison-nucingen11Raoul Ruiz signe un roman filmé, esthétique et étrange, qui plonge les spectateurs dans un univers sombre et étouffant. Une réalisation de la renaissance, tournée au Chili pour la première fois, le pays de son enfance, qu’il a quitté en 73 après l’arrivée au pouvoir de Pinochet.

Le film est emblématique d’un purisme culturel qui exclut les profanes, d’où la pesante sensation durant le film d’être toujours en dehors : La Maison Nucingen part du principe que si vous n’êtes pas du milieu, vous ne comprendrez rien. La technique, la manière de filmer donnent un grain contrasté aux images, aux couleurs éclatantes. Les références littéraires, d’Edgar Allan Poe à Balzac (qui aura inspiré le titre du film) sont subtiles, si bien que le simple amateur ou spectateur passif n’aura pas les outils pour les apprécier. Mais l’impression d’être propulsé dans un étrange univers fantastique, peuplé d’esprits, de mythes et de vampires est redoublée si l’on a pas en tête le projet de Ruiz : redécouvrir son pays, ses légendes, l’amour en mélangeant les genres et les rôles. Sans cette précision préalable, chacun sentira qu’il est jeté dans un espace clos, sans jamais réussir à s’en défaire, comme l’écrivait justement Gide à propos de la famille. D’autant que la maison est le théâtre d’affrontements symboliques d’une famille formée par des étrangers hors du temps.

La trame est à la fois simple et compliquée tant l’auteur a décidé de méler plusieurs strates qui s’imbriquent abruptement. La première réside dans l’histoire de William, un jeune aristocrate parisien chanceux qui vient de gagner au poker une étrange maison au Chili, dans les années 20. Il décide d’y emmener sa femme, Anne-Marie, boulversée, afin qu’elle s’y repose. A cette aventure amoureuse inspirée d’un conte médiéval dans lequel la femme est enlevée par des fées mais retrouve son mari des années plus tard, vient s’ajouter une réflexion sur les émigrés nostalgiques qui résident dans cette maison, cohabitant avec divers vampires, esprits et légendes fantasmagoriques. Enfin, La Maison Nucingen est une réflexion sur les sphères de l’imaginaire. William, incarné par Jean-Marc Barr, célèbre pour son rôle de gendre idéal dans Le Grand Bleu se dédie à l’écriture. Le film narre-t-il l’histoire de ce roman, ou est-ce la réalité  ? Une dernière mise en abyme tient dans la mise en scène des désirs insatisfaits d’un mari oscillant entre deux femmes, hanté par un fantôme poétique disparu accidentellement, Léonor.

la-maison-nucingen5

Le jeu des acteurs est inégal. Autant Jean-Marc Barr joue dans l’attitude, Laure de Clermont et Elsa Zylberstein surjouent l’angoisse et la hantise. A l’image de ces différences, le film scindera le public, qui pourra très bien changer d’avis en fonction de son humeur, tant l’atmosphère hallucinée, les réminiscences des personnages et l’opacité christique forment un tout sans nuances. Hyperbolique. Un film étrange donc, qui suppose qu’on entre dedans de plein pied, ou comme l’écrivait Saint-Exupéry, qu’on regarde dans la même direction pour l’aimer.

Jérémy Collado

La Maison Nucingen, Nucingen Haus France, 2007 De Raul Ruiz Scénario : Raul Ruiz
Avec : Jean-Marc Barr, Laure De Clermont-Tonnerre, Elsa ZylbersteinMusique : Jorge Arriagada
Durée : 1h30 Sortie : 03/06/2009

La semaine UCG du 14 au 20 mai

mai 18, 2009 by Vanessa  
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ugcPendant le grand Festival de Cannes, les cinémas UGC  vous déroulent le tapis rouge.

Les cinémas UGC proposent du 14 mai au 20 mai la semaine UGC.  La place est à trois euros dans tous les cinémas UGC, tous les jours, à toutes les scéances et pour tous les films.

Chronique de Cannes : une odeur de scandale !

mai 18, 2009 by Jeremy  
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antichrist_haut1La révolution est en marche sur Cannes. Comme une poudre déposée par hasard ou une chanson de France Gall égarée sur les ondes. Johnny aura reçu un accueil mitigé pour sa première compétition au Festival. D’aucuns pensent que sa prestation est d’une évidence majestueuse, tant il électrice l’écran et forme un tout qui ferait presque oublier que « Vengeance » est un film raté. Du moins aura-t-il l’occasion de prouver qu’être acteur ne s’improvise pas, - pour le prochain film de To -, remake du «Cercle rouge» dans lequel il incarnera le rôle de Jansen, un cambrioleur alcoolique assuré par Yves Montand dans la version originale.

Risqué. Le film de Joann Sfar, dont un montage du sulfureux récit de la « vie héroïque » de Serge Gainsbourg est présenté aux acheteurs étrangers. L’histoire d’une thérapie solitaire de la révolution permanente, du lemon incest au billet de 500 balles,gainsbourg2 l’homme à la tête de chou est un scandale poétique. Autre thérapie, celle d’une provocation permanente de Lars Von Trier. Son dernier film, gaiement intitulé «Antichrist », a provoqué les hydres de la critique bien-pensante. Lors de la projection presse, cris, sifflets et rires cruels accompagnèrent le sulfureux chagrin de Charlotte, qui ira jusqu’à castrer son mari pour exorciser la douleur de la mort de son enfant. Le drame psychologique de Von Trier provoque des sentiments exacerbés (certains journalistes iront même jusqu’à quitter la salle !), des réactions violentes et chavirées : une controverse tonitruante à l’image de son premier long métrage, «Element of Crime», qui distingue le scandale du coup d’épée dans l’eau.

La Révolution anglaise avait précédé de quelques années la Révolution Française. Dernière révolution datée, Ken Loach, réalisateur anti-conformiste confie son soutien au facteur neuilléen, leader du NPA (Nulle part ailleurs) : Olivier Besancenot, qui n’est pas attendu sur la Croisette. Qui a dit Révolution ?

Jérémy Collado

Une journée de Jacob Berger : le tourbillon de la vie

mai 14, 2009 by Gilles  
Filed under Ciné, Coup de coeur

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Ils Mourront tous sauf moi : Anti Lol !

mai 8, 2009 by Eric  
Filed under Ciné, Coup de coeur

mourrontQue ce soit en France, aux États-Unis ou, dans le cas présent, en Russie, les émois adolescents ont toujours été une source d’inspiration pour les réalisateurs. Cela peut donner American Pie ou Lol sur un ton léger, Elephant ou le film russe Ils Mourront tous sauf moi de Valeria Gaï Guermanika. Ce dernier a été récompensé à Cannes par la Mention Spéciale de la Caméra d’Or et du Prix Regard Jeunes en 2008.

Trois jeunes filles de la banlieue de Moscou se préparent pour une soirée de fin d’année. Cette soirée, au cours de laquelle elles traverseront chacune une épreuve difficile symbolisera, comme un rite initiatique  le passage à l’âge adulte.

Un regard intelligent sur les adolescents russes qui ne sont pas différent que ça qu'en France.

Un regard intelligent sur les adolescents russes qui ne sont pas différent que ça qu'en France.

Le film peut se voir comme une sorte d’anti-Lol. La réalisatrice pose un regard intelligent sur l’adolescence. Ainsi, ses héroïnes ne sont pas limitées à de simples gamines  accrochées à leurs boîtes de maquillages  qui ne parleraient que de mode. Elles sont tout simplement des adultes en devenir.

Le seul bémol arrive à la fin. On peut concevoir qu’il faille un point culminant au récit mais entre le passage à tabac, le coma éthylique et le bad trip, on frôle le too much. Malgré cela le film est la preuve que la jeune Valeria Gai Guermanika a tout d’une future grande réalisatrice.

Eric Provot

Ils Mourront tous sauf moi, de Valeria Gaï Guermanika, avec Polina Filonenko, Olga Chouvalova, Aghnia Kouznetsova, Ioulia Alexandrova, Donatas Groudovitch, Anastassia zabadaeva, Olga Lapchina, Alexeï Bagdassarov, Russie, 2008, 1h25. Sortie le 22 avril.

Toute l’histoire de mes echecs sexuels : hilarant !

mai 7, 2009 by Eric  
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sexuelsLes documentaires ont le vent en poupe. Considérés comme des Å“uvres à part entière, rares sont les semaines sans qu’une sortie de ce type de long-métrage ne soit au programme. Le 6 mai, un genre différent sort sur les écrans. Toute l’histoire de mes échecs sexuels pose la question du vrai et du faux. Est-ce un faux documentaire ou une vraie fiction? Mais après tout, nous sommes au cinéma, et c’est la toute la magie du septième art qui nous fait croire qu’un événement joué est bien réel.

Chris Waitt (réalisateur du film) vient de se faire larguer par sa copine après 3 semaines. Le ciel lui tomberait sur la tête, la réaction serait la même. Un idée saugrenue lui traverse l’esprit : réaliser un film dans lequel il  va retrouver toutes ses ex pour leur demander pourquoi elles l’ont plaqué.

Qu’importe le doute sur la véracité des faits, le film est avant tout une histoire qui pourrait être vraie (ou presque), l’histoire d’un adulescent, ou ado attardé, trente ans, qui recherche (désespérément) la raison qui pousse les femmes à le plaquer. Bref, il s’agit d’un film sur l’amour en général. Certains moments sont émouvants et plein de sensibilité. Passage obligé suite à un plaquage : les plaintes  du réalisateur. Il subit les évènements, maîtrise à merveille le grognement et donne l’impression d’être sous anesthésie constante.

Chris Waitt va tenter de revoir toutes ses ex.

Chris Waitt va tenter de revoir toutes ses ex

L’autodérision est de mise. Le trentenaire ne veut pas que l’on s’apitoie sur son sort. Il a pour dessein de faire rire à travers ses diverses tentatives d’entrer en contact avec ses « ex-périences » et ainsi régler son « problème » du dessous de la ceinture (le pauvre gars à aussi des difficultés sexuelles). Une solution à ses pannes d’amour : se gaver de Viagra et… nous n’en dirons pas plus… scènes surréalistes et hilarantes.

Chris Waitt montre son talent qui combine à merveille humour décapant, sensibilité et réflexion sur l’amour pour ce Feel-Good movie.

Eric Provot

Toute l’histoire de mes échecs sexuels, de et avec Chris Waitt, avec également Alexandra Boyarskaya, Danielle McLeod, Olivia Trench, Hilary Waitt, Angleterre, 2008, 1h33. Sortie le 6 mai.

Partez à Hollywood grâce à Terminator Renaissance

mai 6, 2009 by Vanessa  
Filed under Ciné

terminator-salvation-afficheConcours clôt : A l’occasion de l’événement cinéma Terminator Renaissance,  La boite à sorties tient à relayer le concours de la la boîte à pizza vous propose de gagner un séjour pour deux personnes à Hollywood. Le  film sortira le 3 juin. Vous avez jusqu’au 30 juillet 2009  pour jouer ici.

L’intrigue se passe en 2018, John Conor, incarné par Christian Bale,  est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de terminators.  Là où tout ce complique, c’est lorsqu’un inconnu du nom de Marcus Wright atterrit dans cette guerre, amnésique, prétexte à la première investigation de John Conor

Je l’aimais, l’adaptation du roman d’Anna Gavalda par Zabou Breitman

mai 6, 2009 by marie  
Filed under Ciné, Coup de coeur

je_l-aimais_affichetteC’est une histoire d’amour entre un beau-père, Pierre, et sa belle fille Chloé. Pierre estime tellement la femme de son fils que lorsque cette dernière se fait brusquement larguer, il décide de l’emmener la chouchouter dans son chalet, qui devient, le temps d’une veillée, le temple de ses confessions. Le roman d’Anna Gavalda ne cesse, même à l’écran, de faire couler des larmes.

Chloé est inconsolable… En ballade, à table, dans le vieux lit du chalet, elle a, en arrière plan de ses yeux trop mouillés, le visage de son Adrien. Les quelques mots qu’elle ressasse inlassablement tente de contrebalancer ce douloureux mirage : « Je me suis faite larguée, larguée, larguée ».

Que pourrait faire un vieil ours comme Pierre, jeune papy mal fagoté d’un gros gilet de laine, père jl2d’un Don-Juan en cavale, pour sa Chloé souffrante ? Mettre des bûches dans l’âtre pour réchauffer les corps congelés, emmener les gamines de Chloé au MacDo, et, le soir, pour compenser les salades en plastique et le burger qu’il n’a pas su manger, suivre en mauvais ménager une recette à la lettre ? Non pour celle dont il aurait aimé retirer le mot « belle » à celui de « fille », Pierre a trouvé mieux : du bon whisky arrosé d’une vieille histoire d’amour, celle de Mathilde avec un autre que lui-même. Cet Autre, ce Pierre vivant et séduisant qui n’avait de l’homme marié que l’alliance, sautillait de continent en continent pour aimer, quelques heures durant, une élégante demoiselle simplement parce qu’elle avait traduit son charabia d’ingénieur à des Chinois moqueurs.

La romanesque confidence imaginée par Anna Gavalda se prêtait tout particulièrement à une mise en scène à l’écran. Pour ce faire, il fallait juste trouver un grand Amoureux qui, en quelques haussements de sourcils et deux relâchements d’épaules, puisse se transformer en gentil papy (Daniel Auteuil, qui d’autre ?), une fille au port de Reine aussi tendre que mystérieuse (Marie-Josée Croze) et une oreille blessée qui reçoive avec intérêts leurs amours adultères (Florence Loiret Caille).

jl_2900Consciencieuse, la réalisatrice n’a pas oublié deux autres éléments fondamentaux du roman : l’humour (même mise en scène, l’histoire de Pierre est entendue par Chloé) et le mélodrame… : Daniel Auteuil, chemise blanche ouverte, assis dans une pagode chinoise, l’oeil perdu dans les reflets du canal, avec, sur son épaule, la tête rêveuse de Mathilde et, dans les oreilles, la musique de Krishna Levy. C’était suffisamment mélo pour que le spectateur s’énerve de verser des torrents de larmes, pas assez pour qu’il garde l’oeil sec…

Avec des dialogues simples et de prosaïques détails, Anna Gavalda a su raconter une histoire trop humaine que Zabou n’a pas déformée. A voir.

Je l’aimais, de Zabou Breitman, avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze, Florence Loiret Caille, Christiane Millet, Geneviève Mnich, Sortie le 6 mai 2009. Durée 1h52

A lire en Poche (J’ai lu), 155 p, 4,80 euros

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Notre sélection des sorties ciné de la semaine du 29 avril

avril 29, 2009 by Eric  
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Un mutant à griffes contre un prêtre criminel, des marionnettes s’interrogeant sur le sens de la vie, et un chanteur qui veut passer inaperçu. Cette semaine, le cinéma entre dans une phase pré-Cannes.

wolverineEt d’abord, Wolverine est de retour, avec Wolderine, le héros des X-men à qui ce film est entièrement consacré. Après la trilogie, dont le 3ème volet fut une catastrophe, (n’est-ce pas ?) les producteurs se sont penchés sur la figure emblématique de ce super-héros. Qu’est-ce qu’il fait là ? Pourquoi il  a perdu la mémoire, et pourquoi son papa n’est plus là ? Nous aurons toutes les réponses. Un bon divertissement bourré d’action et d’effets spéciaux. Pour lire notre critique, cliquez ici


9992Notre coup de coeur de la semaine : Le Sens de la vie pour 9,99 $. Des figurines animées qui réussissent à nous paraître plus réelles que de vrais acteurs. Dans un contexte fantastique, ordinaire à la fois, un jeune homme achète un livre sur le sens de la vie qui va chambouler son univers. Pour lire notre critique, cliquez ici


missionaireJean-Marie Bigard est un curé!!! Eh oui ! La reconversion est possible. Il s’agit bien sûr d’un rôle. Dans Le Missionnaire, il est d’abord un criminel qui se fait oublier dans un village du Sud de la France. Grand scénario en perspective ! A noter la présence de Doudi le pétulant interprète de Samantha Oups sur France 2. A noter aussi et surtout qu’en l’absence de présentation presse, deux scénarios sont possible. Soit le film est un énorme navet et chacun en a conscience. Soit le film est un chef d’Å“uvre, mais la presse est, avec son lot de préjugés, une entrave. De toute façon, d’une manière ou d’une autre, c’est du lourd !

Cette semaine, le maître du suspens hitchcockien, (comment se nomme-t-il déjà ?), a le droit à sa petite rétrospective. Le Procès Paradine retrouve les grands écrans, et Grégory Peck se veut le grand défenseur de Madame. Un film d’Alfred Hitchcock, plus proche de Rebecca que de La Mort aux Trousses.

Grosse semaine pour la comédie française : Incognito, la production populaire par excellence. Une recette simple : un des comiques les plus en vue du moment, Franck Dubosc, et LE représentant de la chanson, j’ai nommé Bénabar, dans un seul et même film. Rajoutez un scénario à base de quiproquos, un humour un peu potache, genre mec qui se balade le cul à l’air…A voir donc.

incognito

Un nouveau film sur la vie d’une célébrité. L’élue est assez a-typique cette fois-ci : Soeur Sourire. La fameuse interprète du tube Dominique rejoint Edith Piaf, Coco Chanel et Jacques Mesrine dans le club plus si fermé des personnalités qui connaissent les honneurs du grand écran.

soeur-sourire

Meurtres à la Saint-Valentin 3D sort pour les passionnés du genre. 3D (donc). Plus de sensation… Est-ce que ça fait encore plus peur ? Ou encore plus série B ? Réponse dans les salles !

valentinSinon, cette semaine :

femme pandore kaboul pleasure

romaine sweden happy pays

no-popcorn-on-the-floor

Wolverine relance le phénomène

avril 27, 2009 by Eric  
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wolverineIl y a trois ans de cela, la trilogie X-men se concluait sur un épisode en demi-teinte. Les effets spéciaux et l’action étaient là, mais le film se révélait en dessous des espérances. La faute est quasiment réparée avec ce nouvel épisode revenant sur le passé du mutant Wolverine, incarné depuis 2000 par Hugh Jackman. Réalisé par Gavin Hood (Mon nom est Tsotsi, Détention secrète), X-men origins : Wolverine est un agréable divertissement qui relègue, malheureusement, l’histoire au second plan.

Fin du XIXe siècle. Le jeune James Howlett découvre, suite à la mort de son père, qu’il a des griffes aiguisées. Également doté du pouvoir d’autorégéneration, il ne peut pas vieillir. Traversant les années , il  participe  donc en tant que soldat aux différents conflits du XXe siècle. Lors de la guerre du Vietnam, il est recruté, avec Victor Creed, par le colonel William Stryker pour participer à un projet spécial avec d’autres mutants. Ne partageant pas les mêmes valeurs que ses patrons, James se retire suite à une mission en Afrique. Mais, six ans plus tard, son passé le rattrape. Les événements qui suivent le mèneront à devenir le Logan/Wolverine que nous le connaissons.

Les scènes d'actions sont époustouflantes.

Les scènes d'actions sont époustouflantes.

Le film remplit donc son contrat… en partie. Il y a de l’action, du divertissement, des effets spéciaux de qualité… Le rythme est intense, sans temps morts. Le tout  est soutenu par des acteurs au meilleur de leur forme. Hugh Jackman est à l’aise avec un personnage qui n’est plus le héros bête et méchant qu’il était devenu lors du troisième opus de la saga X-men. Le mutant est, ici, torturé par ses émotions. Liev Schreiber (déjà vu dans la trilogie Scream) excelle quant à lui dans le rôle du salaud sans pitié, Victor Creed, plus connu sous le nom de Dents de Sabre. Le film réunit aussi quelques seconds rôles remarquables. Mais malheureusement ces personnages disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus…

A vouloir en faire trop, le film se perd. Plusieurs autres éléments participent au bâclage en bonne et due forme de l’histoire. Wolverine ne respecte pas toujours les épisodes déjà sortis sur écrans ; les incohérences en lien avec le futur qui a été décrit dans X-men sont nombreuses. On se demande en effet à la fin de la séance comment Dents de Sabre peut-il ne pas reconnaître Wolverine lors de leur première rencontre dans X-men, alors que les deux personnages se côtoient régulièrement dans le scénario de X-Men origins ? Autre exemple d’incohérence spécifique cette fois à cet épisode : Gambit, mutant capable de transformer n’importe quel objet en explosif, apparaît souvent de nulle part pour sauver la mise.

Sans retrouver la maîtrise de Bryan Singer, réalisateur des deux premiers épisodes, Gavin Hood réussit tout de même à surpasser X-Men L’affrontement final et relever ainsi le niveau de la franchise. Les fans  du comics crieront sûrement à la violation de l’Å“uvre originale mais le spectacle est au rendez-vous.

Eric Provot

X-men Origins : Wolverine, de Gavin Hood, avec Hugh Jackman, Liev Schrieber, Danny Huston, Lynn Colins, Taylor Kitsch, Ryan Reynolds, Dominic Monaghan, Wil.I.Am, Kevin Durand, Etats-Unis, 2009, 1h45. Sortie le 29 avril.

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