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Jeff Koons trône à Versailles

Mardi 9 septembre 2008

Jeff Koons trône à Versailles

Le baroque du château de Versailles accueillera, à partir du 10 septembre 2008, la rétrospective consacrée à l’artiste néo-pop Jeff Koons. Le mélange détonne. Pour certains, le pop art permettra de poser un regard nouveau sur Versailles ; pour d’autres, le choc esthétique est provocant et inutile. Qu’en dire ?


C’est la première fois que la France met Jeff Koons à l’honneur. À partir du 10 septembre, les oeuvres de l’artiste néo-pop trôneront dans les appartements du roi et de la reine ainsi que dans la Galerie des Glaces. Puisque Jeff Koons travaille essentiellement sur le détournement des objets, l’initiative de Jean-Jacques Aillagon, ancien Ministre de la Culture et directeur actuel du château de Versailles, semble pertinente. En effet, Jeff Koons travaille sur des objets du quotidien, (bibelots, jouets, aspirateurs, fleurs, etc.,) et les rend inhabituels. Pour certains, Jeff Koons n’est pas étranger au baroquisme versaillais. Ce qui lie les deux, ce sont le gigantisme, le kitsch, le goût du décoratif et de l’ornement, … Mais pour d’autres, cette rétrospective a plutôt des allures de sacrilège. Pourquoi honorer un artiste contemporain dans un lieu empreint de sacré et d’histoire alors qu’il existe pléthore de musées d’art contemporain ? Doit-on autoriser Jeff Koons à détourner le château de Versailles comme il détourne les objets prosaïques du quotidien ? La réponse n’est pas évidente et ce sera vraisemblablement à chaque visiteur de se faire son opinion.

En tout cas, pour le public néophyte, il semble difficile de comprendre l’intérêt d’une telle installation. Certes, on peut trouver des relations entre la somptuosité du château de Versailles et le pop art de Jeff Koons. Mais est-ce que l’un peut nous apporter un nouveau regard sur l’autre ? Pas sûr…

Le flamenco à l’honneur au Petit Palais

Vendredi 27 juin 2008
27 juin 2008 10:00au31 août 2008 10:00

Du 5 juillet au 31 août, le Petit Palais accueille “Nuit espagnole. Le flamenco, avant-garde et culture populaire 1865-1936″, une exposition , co-organisée en association avec la Sociedad Estatal para la Acción Cultural Exterior d’Espagne et le Musée de la Reina Sofia à Madrid.

Le flamenco sera à l’honneur cet été au Petit Palais. Cet art populaire du sud de l’Espagne, qui s’exprime par le chant, la danse et la guitare a inspiré plusieurs générations de peintres. De Sorolla à Picasso en passant par Manet, tous ont été captivé par la magie et la modernité du flamenco.

Le Musée des beaux arts de la Ville de Paris, en association avec la Sociedad Estatal para la Acción Cultural Exterior d’Espagne et le Musée de la Reina Sofia à Madrid a donc réuni plus de 150 oeuvres de 60 artistes témoignant de la force émotive du flamenco.

Cette exposition présente par ailleurs une dizaine de films documentaires ou artistiques.

Du 5 juillet au 31 août au Petit Palais, avenue Winston Churchill, 8e, M° Champs-Elysées Clémenceau. De 4,50 à 9 euros. Renseignements au 01.53.43.40.00

Exposition Hans Hartung à la fondation Maeght

Jeudi 26 juin 2008

Cet été, les amoureux de l’art moderne ont une nouvelle fois rendez-vous dans la petite ville de Saint-Paul de Vence pour une grande exposition. Cette année, c’est l’artiste Hans Hartung qui sera à l’honneur.

A partir du 3 juillet, la grande exposition de la fondation Maeght, près de Nice, sera consacrée à l’oeuvre de Hans Hartung. Plus de 250 de oeuvres de 1922 à 1989 y seront présentées.

Cette exposition est le résultat de la rencontre entre deux fondations privées: la fondation Maeght et la Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman. Une rencontre qui donne naissance à une exposition très complète, regroupant toiles monumentales, dessins et notes intimes, l’exposition permet d’appréhender différemment l’oeuvre de Hans Hartung.

Avec cette exposition, la fondation Maeght renvoie à sa propre histoire, puisqu’en 1971, Hans Hartung y a présenté 64 grands formats réalisés entre 1961 et 1971, et renoue aussi avec les grandes expositions monographiques.

Jusqu’au 16 novembre, Fondation Maeght 06570 Saint-Paul, France, tljs 10h-19h, 11 euros (TR 9 euros), tel : 04 93 32 81 63.

Retour sur “les années Grace Kelly” à l’Hotel de Ville

Mardi 17 juin 2008

Du 10 juin au 16 août 2008, la Mairie de Paris rend hommage à Grace Kelly, la star hollywoodienne devenue Princesse de Monaco.

Après avoir connu un véritable succès au Grimaldi Forum de Monaco l’été dernier, l’exposition “Les Années Grace Kelly, Princesse de Monaco” fait halte à Paris. L’occasion pour les parisiens de découvrir – ou de redécouvrir – la vie hors du commun de cette star de cinéma devenue Princesse.

L’exposition se découpe en plusieurs espaces qui correspondent chacun à un moment clé de la vie de Grace Patricia Kelly. Dans la première salle, le visiteur embarque pour Philadelphie, où l’actrice a grandi, et pour New-York où elle a fait ses débuts. Là, trônent des reliques de son enfance, comme le Scrapbook dans lequel elle colle avec soin tous les petits objets intéressants qu’elle peut trouver. Des photos de ses débuts permettent de se faire une idée des années de vaches maigres que vit l’actrice à New-York.

Très rapidement, elle est remarquée et la deuxième salle est consacrée à sa carrière cinématographique. En cinq ans, elle enchaîne 11 films, dont la plupart figure dans l’exposition sous forme d’affiches ou d’extraits. Le plus intéressant est sans doute de se pencher sur la correspondance qu’elle entretient avec les plus grands: Gary Cooper, Fred Zinnemann ou Cary Grant. Aux travers de cette correspondance, l’exposition témoigne aussi de la profonde amitié qui la lie à Alfred Hitchock. Le maître du film à suspense en avait fait l’une de ses actrices fétiches avant son mariage avec le Prince Rainier.

Et c’est justement sur ce mariage et sur la rencontre qui l’a précédé que revient la troisième salle. Dans celle-ci, figurent les télégrammes qu’elle échange avec le Prince Rainier après leur rencontre, sa robe de mariée et les images de son mariage, le 19 avril 1956, diffusés sur un grand écran.

Vient ensuite la “deuxième vie” de Grace Kelly, en tant que Princesse de Monaco. Cette nouvelle vie, qui lui vaudra une véritable fascination de par le monde, est d’abord marquée par des obligations politiques et diplomatiques. En témoignent, les correspondances de la Princesse avec les plus grands de ce monde et cet étage réservé aux plus belles robes qu’elle a porté aux cours des bals et des galas qu’elle a organisé.

Mais cette vie est aussi marquée par un bonheur familial sur lequel revient l’exposition au travers de photographies, de dessins de ses enfants, et de vidéos prises par la Princesse elle-même.

Autant de souvenirs personnels qui rappellent le destin exceptionnel de la Princesse Grace dont, selon les mots de Frédéric Mitterrand, commissaire de l’exposition, “la mort prématurée [...] survenue il y a vingt-cinq ans l’a inscrite dans la lignée tragique des destins de légende en lui conférant le rayonnement intemporel des contes de fées“.

Salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville, 5 rue Lobau, Paris 4e, Entrée libre et gratuite tous les jours sauf dimanches et fêtes, de 10h à 19h