Une exposition unique consacrée à Bruno Podalydès

juillet 3, 2009 by Marine  
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versailles-rive-droitA l’occasion de la sortie du nouveau film de Bruno Podalydès Bancs Publics-Versailles Rive Droite le 8 juillet, la ville de Versailles organise une exposition dédiée au réalisateur. Cet hommage se tiendra du 4 au 12 juillet à la mairie, rassemblant de nombreuses photos de tournage, des extraits de films jamais diffusés et des objets emblématiques.

Le réalisateur, qui a grandi dans la ville, sera présent pour l’inauguration prévue demain en fin d’après-midi. Le cinéma versaillais Le Cyrano proposera un cycle dédié à Bruno Podalydès.

Rappelons que Bancs Publics-Versailles Rive Droite est le dernier opus de la trilogie versaillaise débutée en 1992 par Versailles-Rive Gauche et complétée en 1998 par Dieu seul me voit-Versailles Chantiers.

Exposition Hôtel de Ville du 4 au 12 juillet

Entrée libre

 

 

 

 

7e ouverture “chorale” pour Paris Cinéma

juillet 3, 2009 by yael  
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Charlotte Rampling, présidente de Paris Cinéma a déclaré la La 7 e édition du festival ouverte, hier soir, au Gaumont Opéra. La soirée d’ouverture se faisait en deux temps: d’abord la projection du film choral de Bruno Podalydès, “Bancs Publics” , et ensuite une soirée bulles et cinéma dans les somptueux salons de l’hôtel de ville.

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Paris Cinéma est un  festival programmé pour faire découvrir de nouveaux horizons au public, notamment d’anciens trésors et des pellicules de régions du monde. Dans son discours prononcé en deux fois, le maire de Paris,  Bertrand Delanoë, s’est félicité que la Turquie soit à l’honneur cette année, et a complimenté Paris Cinéma pour sa toute nouvelle proposition : la nuit du cinéma qui aura lieu dans 6 lieux parisiens, samedi 4 juillet.

L’équipe du film de Bruno Podalydès,”Bancs publics“, projeté en avant-première- est alors montée sur scène, Podalydès pratiquant l’humour-lapsus, et Elie Semoun lui envoyant une petite pique avant la projection de ce “Versailles rive gauche”.  Le générique de “Bancs publics” pourrait faire office de bottin du cinéma Français. La liste des nom des comédiens défile pendant huit bonnes et très esthétiques minutes d’entrée en matière où l’on suit la figure principale du film dans les transports en commun. Très joliment  filmé, organisé autour d’une banderole de détresse d’un “homem seul”, et de trois lieux névralgiques : un parc, un magasin d’outils et bricolage, et un bureau où s’ennuient des secrétaires et des hommes en costume.

Bancs publics - Bande annonce du film -
envoyé par LE-PETIT-BULLETIN. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Film choral aux ambitions azuréennes,  “Bancs publics” est un amas de saynètes souvent clichées, parfois touchantes et qui tiennent sur les mots intelligents des dialogues et le jeu très théâtral des acteurs.  Il y a un problème de rythme dans “Bancs public” qui s’étale sur 1h52 sans vraiment nous mener nulle part. Mais certains moments de grâce valent plus que le détour  par Versailles : Catherine Deneuve apportant une armoire de jeunesse à soigner comme s’il s’agissait d’un parent, Claude Rich et Michel Aumont jouant élégamment au backgammon en buvant du calvados et en mangeant des chips au parc, Nicole Garcia en prof à la retraite isolée par son émission culturelle, Pierre Arditi en plein pétage de plombs freudien, et bien sûr le très touchant Denis Podalydès, à qui son frère a confié un rôle d’homme doux et triste quoiqu’un peu alcoolique.

Voici un aperçu de l’affiche du film :

Catherine Deneuve, Sabine Azéma, Amira Casar, Denis Podalydès, Pierre Arditi, Olivier Gourmet, Didier Bourdon, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko,Hippolyte Girardot,  Elie Semoun, Bernard Campan, Nicole Garcia, Benoit Poelvoorde, Pascal Legitimus, Emmanuelle Devos, Michel Vuillermoz, Chantal Lauby, Julie Depardieu, Bruno Solo, Mathieu Amalric, Claude Rich, Chiara Mastroianni, Micheline Dax.

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A partir de 22h30, la soirée s’est poursuivie avec beaucoup de champagne, sur des parquets de bois bien craquants, et sous de grands lustres, dans les salons de l’hôtel de ville. Une petite scène pleine de lumière était montée où la caméra interviewait les grands du 7 e art, parmi lesquels plusieurs comédiens du films de Bruno Podalydès,  tandis que jeunes réalisateurs, et producteurs, attachées de presse enthousiastes, et journalistes cinéphiles mangeaient des rouleaux de printemps et devisaient devant les fenêtres grandes ouvertes.

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Fêtez vous aussi l’ouverture du festival de LA ville du cinéma en commençant par suivre ce soir le masterclass de l’immense Claudia Cardinale, modéré par Henri-Jean Serva.

17h, Bibliothèque Nationale de France, Site François Mittérand, Quai François-Mauriac, Paris 13e, entrée libre.

A noter qu’à l’occasion de la sortie de Bancs Publics-Versailles Rive Droite, une exposition est consacrée au réalisateur dans la ville de Versailles qui l’a vu grandir.

Cinéma en plein air à la Villette

juillet 3, 2009 by Marine  
Filed under Ciné

cinema-villetteCinéphiles et amateurs de plein air, rendez-vous tous au  Festival de Cinéma en Plein Air du Parc de la  Villette. Pour la dix-huitième année consécutive, les pelouses du Parc de la Villette accueillent transats, couvertures, pique-niques et autres convivialités pour des séances de cinéma sans rien débourser d’autres que la location de transat avec sa couverture (5euros). On se souvient que l’année dernière le Festival était payant, par une nouvelle réglementation du Centre National de la Cinématographie, ce qui avait provoqué un tollé parmi les professionnels, la presse et le public, qui n’avait pas été au rendez-vous. Cette année exit la polémique, aucune contribution ne sera demandée pour accéder à la Prairie du Triangle, où a lieu le Festival.

A partir du 15 juillet (ça tombe bien le Festival Paris Cinéma se termine le 14…) jusqu’au 16 août, tous les soirs, sauf le lundi, à partir de 21h (le film commence plus tard, à la tombée de la nuit), le Festival diffuse un film sur le thème de La Découverte du « Nouveau Monde », à la découverte de soi, du voyage métaphorique au parcours initiatique. La programmation sera éclectique, puisque se mêleront des succès populaires tels que Pirate des Caraïbes (Gore Verbinski), mais aussi du Terrence Malick (Le Nouveau Monde), le Profession : reporter d’Antonioni ou encore Brokeback Mountain d’Ang Lee.

Alors, parisiens, ne faites pas mentir votre réputation de cinéphiles.Allez découvrir ou redécouvrir tous les films proposés ici!

Marine Cluet

L’intégrale du réalisateur Tsaï Ming-Liang au Louvre

juillet 2, 2009 by Marine  
Filed under Le Buzz

tsai-min-liangLe taïwanais Tsaï Ming-Liang, en à peine neuf longs métrages à réussi à s’imposer dans le milieu du cinéma. Récompensé dans les plus grands festivals (à Cannes pour The Hole, à Venise pour Vive l’amour et à Berlin pour La Rivière, Visage son dernier film a été sélectionné au festival de Cannes 2009) il fait dès demain, et jusqu’au 5 juillet, l’objet d’une rétrospective à l’Auditorium du Louvre (Paris 1er), organisée en partenariat avec le Festival Paris Cinéma, durant lequel il est invité.

Ne manquez pas la projection lors de la soirée d’ouverture en présence du cinéaste Là Bas, quelle heure est-il, suivie d’une rencontre avec le public!

Mitterrand favorable à l’entrée de la Turquie…

juillet 2, 2009 by Pauline  
Filed under Coup de coeur

turquie1Frédéric Mitterrand a officiellement ouvert la saison turque en France mardi après-midi. Quelques semaines seulement après la polémique concernant l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne – le premier ministre turc Recep Tayip Erdogan avait menacé de boycotter l’événement – le ministre de la culture tente de calmer le jeu en affirmant « que les tensions qui pourraient naître des actions des hommes politiques pourraient être dépassées grâce à l’action de la culture ».

Neuf mois sont à sa disposition pour nous montrer alors la prééminence de la culture sur les discordes politiques.

Jusqu’en mars 2010, 400 événements à travers toute la France vont « faire découvrir l’effervescence et la modernité » de la Turquie et « mettre en exergue l’apport de la Turquie à la culture européenne ».

Expos, théâtre, concerts… associés à des débats d’idées et des rencontres littéraires (notamment avec le prix Nobel Orhan Pamukk) auront lieu pendant toute la saison.

Samedi soir, le concert de musique soufie traditionnelle de Mercan Dede lancera la fête place du Trocadéro à 21h avant de laisser la place à la compagnie de danse Le Feu d’Anatolie.

Petite sélection des manifestations de l’été :

Arts visuels : jusqu’au 27 juillet, l’exposition Istanbul, traversée retrace l’histoire de la ville depuis l’empire byzantin à l’avènement d’Atatürk. Des artistes internationaux, turcs ou issus de la diaspora racontent cette ville multiculturelle, aux identités variées.

Photo : jusqu’au 12 juillet à la BNF, le photographe turc Ahmet Ertug présente les plus beaux clichés des bibliothèques d’Europe qu’il a visité. Un voyage intéressant dans les relations turco-européennes.

Musique classique : Le pianiste international Hüseyin Sermet sera présent au festival de Dinard le 17 août. Répertoire : Ravel, Alkan et Moussorgski

Jazz : aux tuileries le 17 août le Spiral Quartet déborde les catégories musicales habituelles en intégrant de la musique turque traditionnelle dans le «  Diyar Diyar Jazz-Turkish journey ».

Théâtre : Amos Gitaï propose sa pièce La Guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres avec Jeanne Moreau et Cüneyt Türel au festival d’Avignon du 7 au 11 juillet.

Cirque : Bartabas présentera son spectacle Lever de soleil dans les jardins parisiens (tuileries, arènes de Lutèce, parc de la cité internationale…) du 31 juillet au 9 août.

Cinéma : Rétrospective Nuri Bilge Ceylan (Les Climats) aux MK2 Bibliothèque (13ème), Max Linder (9ème) et Méliès (Montreuil), dans le cadre du Festival Paris Cinéma, qui met la Turquie à l’honneur cette année.

« Gros plan sur les cinéastes turcs » pendant les 25èmes rencontres de Gindou, à la cinémathèque de Toulouse du 22 au 29 août.

Littérature : Pendant les rencontres d’Aubrac, du 20 au 23 août « Voyage en Absurdie », dîner turc suivi d’une soirée contes autour de Nasreddine Hodja, avec Dido Lykoudis, et Jihad Darwiche.

Tout le programme, cliquez ici.

Pauline Moullot

L’acteur Karl Malden est mort

juillet 2, 2009 by Marine  
Filed under Aujourd'hui

karl-maldenKarl Malden, de son vrai nom Mladen Sekulovich, est mort hier à 97 ans. Cet éternel second rôle, qui s’en accommodait bien, tâchant toujours d’être “le numéro 1 des rôles de numéro 2″ intègre le Group Theatre en 1937, après avoir été remarqué par Elia Kazan, qui lui offrit après la guerre son premier grand succès cinématographique avec Un Tramway nommé désir, pour lequel il obtiendra un oscar.

Acteur de théâtre, de cinéma (il joua sous la direction d’Hitchcock, John Ford, King Vidor, Elia Kazan, mais aussi Dario Argento… Vous noterez le niveau), il joua aussi à la télévision, où il fut pendant cinq ans le partenaire de Michael Douglas dans le feuilleton Les Rues de San Francisco.

Un touche-à-tout, qui s’est éteint hier, presque centenaire. Karl Malden est mort, vive Karl Malden!

Extrait du film La loi du silence d’Alfred Hitchcock (1953)

Notre sélection des sorties cinéma de la semaine du 29 juin

juillet 1, 2009 by Marine  
Filed under Aujourd'hui, Ciné, Journée

A l’occasion de la Fête du cinéma, allons au cinéma ! Au programme : dessin animé pour petits et grands, succès littéraires, film tire larmes et grands classiques !

age-de-glace-32L’Age de glace 3 - Le Temps des dinosaures

Jamais deux sans trois dit-on… Les héros de L’âge de glace sont de retour pour un troisième opus, qui décidemment se moque complètement des anachronismes, puisqu’il confronte désormais Sid le paresseux délirant, Diego le tigre aux dents de sabre un poil agressif et Manny le mammouth taciturne à des… dinosaures ! On attend beaucoup de ce dessin animé tant les deux premiers avaient conquis petits et grands par leur qualité.

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herissonLe Hérisson

Librement adapté du multi récompensé l’ÉLégance du Hérisson, second roman de Muriel Barbery, Le Hérisson de Mona Achache raconte l’histoire d’une rencontre inattendue, celle de Paloma, une fillette de 11 ans et de Renée Michel, concierge parisienne, solitaire et discrète, qui tombe sous le charme de Monsieur Kakuro Ozu. Adapter un succès littéraire à l‘écran, très littéraire, est toujours TRES risqué, trop narratif, pas assez fidèle… Pour le savoir, une seule chose à faire : allez le voir, ou pas.

whatever-works-2Whatever Works

Exit l’Europe, Londres et Barcelone, Woody Allen retrouve ses racines new-yorkaises avec cette comédie sur un excentrique New-yorkais Boris (Woody, encore toi ?) qui laisse de côté sa petite vie confortable pour une existence « bohème ». Sa rencontre avec une jeune fille du Sud, (Woody, encore toi ?), Melody (Evan Rachel Wood, vu dans Acrosse the Universe) met en exergue ses névroses. Cette rencontre inopportune se fini par un mariage heureux jusqu’à ce que la mère de Melody débarque… (Woody, encore toi ?)

dans-tes-brasDans tes bras

Louis a été abandonné par sa mère alors qu’il n’avait que quelques semaines. Aujourd’hui âgé de seize ans, et malgré la réticence de ses parents adoptifs, Louis veut savoir d’où il vient. Il se met alors en route vers le sud… Interprétée par Michèle Laroque, et réalisé par Hubert Gillet qui s’inspire en partie de son histoire, le film s’affiche comme larmoyant… Ames sensibles, soyez prévenues ! Les insensibles préfèreront Very Bad Trip ! La critique ici:

rebRebelle Adolescence

Comment Sherry, jeune adolescente, perd ses illusions lors d’un road trip à travers l’Europe aux cotés d’un groupe radical qui prône l’usage des armes. Réalisé par Alison Murray, avec Ellen Page, l’excellente héroïne de Juno et Hard Candy.

le-chien2Le  Chien

De Christian Monnier avec Florian Frin et Marie Le Cam.

L’histoire de deux jeunes hommes, Kevin, au comportement parfois dangereux, et Jean Claude, qui vivent ensemble dans une ferme, s’enfermant dans un mutisme déroutant. Vu l’affiche, peut-être une histoire de fesses…

the-princessPrincess Bride

De Rob Reiner avec Cary Elwes et Robin Wright. Au Moyen-Age, dans le pays imaginaire de Florin, la belle Bouton d’Or se languit après le départ de son bien aimé Westley, parti chercher fortune et qu’elle croit mort. Cinq ans plus tard, elle accepte d’épouser le prince Humperdinck… Ce film est un must pour les filles de 13 ans depuis des décennies. Aujourd’hui, ce serait un must pour les filles de 8, et pour Gilles, notre critique, qu’on a lâchement envoyé voir ce film pour sa dernière contribution à la boite à sorties :) Son avis ici

Quelques classiques qui ressortent cette semaine evade-dalcatraz

L’Evadé d’Alcatraz De Don Siegel avec Clint Eastwood et Patrick McGoohan Frank Morris s’est évadé de plusieurs prisons. En 1960, il est écroué et transféré au célèbre pénitencier d’Alcatraz construit sur un piton rocheux face à la côte. Il réussira, une nouvelle fois avec deux complices, à s’évader… Une histoire vraie.

le-temps-daimer-et-de-mourirLe Temps d’aimer et le temps de mourir De Douglas Sirk avec John Gavin et Lilo Pulver 1944. Alors qu’il revient dans sa ville natale pour une permission, Ernst Graeber, jeune soldat allemand envoyé sur le front russe, rencontre Elisabeth Kruse, dont il tombe amoureux. Mais la guerre qui continue va bouleverser leur histoire…

les-vacances-de-monsieur-hulotLes Vacances de Monsieur Hulot

De Jacques Tati, avec Jacques Tati et Nathalie Pascaud. Monsieur Hulot débarque dans une calme station balnéaire de la côte atlantique. Il va révolutionner les habitudes des citadins qui y passent leurs vacances. Un grand Classique.

tout-ce-que-le-ciel-permet2 Tout ce que le ciel permet

De Douglas Sirk avec Jane Wyman et Rock Hudson, l’histoire d’une veuve qui renonce, à cause de sa famille, à refaire sa vie avec un homme plus jeune et d’une autre classe sociale que la sienne.

Marine Cluet

Le Festival Paris Cinéma : Tout le programme

juin 29, 2009 by Marine  
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Paris serait parait-il la ville cinéphile par excellence, tant par son nombre de salles que par sa fréquentation. Ne faisons pas mentir la rumeur et profitons du Festival Paris Cinéma, la ville mettant une fois de plus le cinéma à l’honneur cet été, avec cette 7ème édition qui se déroulera du 2 au 14 juillet et qui propose une grande sélection de film grâce au tarif plus qu’avantageux de 5 euros la séance (et le Paris CinéPass à 25euros) !


Festival Paris Cinéma 2009 - Bande annonce

Ouvert à tous les publics ce Festival n’en reste pas moins une compétition internationale. Douze longs métrages, dix sept courts, issus de la création indépendante contemporaine, présentés par leurs auteurs venus du monde entier (du Kazakhstan avec L’Autre Rive, de George Ovashvili, de la Corée du sud avec Breathless, de Yang Ik-june, ou encore le Chili avec La Nana, de Sebastián Silva). Récompensés le Prix du Public, le Prix du Jury (composé par Vikash Dhorasso, Chantal Lauby, Aïssa Maïga, Lin-Dam Phan et Bruno Putzulu) et le Prix de l’Avenir (composé d’étudiants), ce Festival encourage la distribution des films primés et la reconnaissance des films sélectionnés (souvent des premières Å“uvres, cinq sur douze cette année).

Mais outre la compétition, le Festival du cinéma de Paris c’est aussi :

Des invités de marques et des rétrospectives qui leur rendent hommage, comme Claudia Cardinale, le cinéaste taiwanais Tsaï Ming-Liang, le producteur du cinéma espagnol contemporain Lluis Minarro, la cinéaste japonaise Naomi Kawase ou encore Jean Pierre Léaud, figure mythique et inoubliable de la Nouvelle Vague Française avec notamment Les Quatre Cents Coups en 1959 de François Truffaut.

La Turquie à l’honneur : après les Philippines l’année dernière, le Festival met en avant la production cinématographique turque actuelle. A travers un panorama d’une trentaine de films (courts et longs métrages, documentaires), et des rencontres avec les nouveaux talents du cinéma turcs comme le cinéaste Reha Erdem (”des temps et des vents”), ou encore Yesim Ustaoglu, (En attendant les nuages) le festival nous invite à découvrir une culture différente.

Cinémôme : Vous ne savez pas quoi faire de vos enfants/neveux/petits cousins ? Pas de problème : le Festival propose aussi des programmes pour enfants avec notamment des avant-premières comme le dernier Pixar qui a fait (excusez du peu) l’ouverture du Festival de Cannes, Là Haut le 12 juillet à 10h au Gaumont Opéra Capucines.

Des avants premières : puisque ce Festival s’adresse aussi bien au grand public qu’aux professionnels, il nous donne l’occasion de découvrir en exclusivité chaque soir de la semaine un nouveau film.
Quelques sélections:
- Public Enemies de Michael Mann le 2 juillet à l’UGC Normandie à 20h, présenté par le réalisateur, Johnny Depp et Marion Cotillard. Sortie en salles le 8 juillet.
-L’affaire Farewell de Christian Carion avec Emir Kusturica et Guillaume Canet le 6 juillet à 19h30 au MK2 Bibliothèque, présenté par le réalisateur, le producteur Christophe Rossignon et les comédiens. Sortie en salles le 23 septembre.
- Bancs Publics (Versailles rive droite) de Bruno Podalydès le 5 juillet à l’UGC ciné cité Bercy à 20h, présenté par le réalisateur et l’équipe du film. Sortie en salles le 8 juillet.
- Le Ruban Blanc de Michael Haneke le 7 juillet au MK2 Bibliothèque à 21h. Sortie en salles le 21 octobre.

Et parce qu’on pense à vos longues soirées d’été durant lesquelles vous souhaitez encore vous nourrir de belles images et d’histoires à vous faire rêver debout, la boîte à sorties vous a concocté un petit programme à ne pas manquer :

- La nuit du cinéma : SIX lieux, SIX programmes, de quoi s’occuper tout un samedi soir (le 4 juillet à partir de 20h)
La Nuit Sexy Comédies d’Asie au Nouveau Latina
La Nuit Super-héros turcs au Max Linder
La Nuit sous-marin au Palais de Tokyo
La Nuit Russ Meyer au Cinéma du Panthéon
La Nuit Cinéma d’animation japonais au Studio des Ursulines
La Nuit des Geeks (la nouvelle comédie US) au Champo

- La brocante cinéma : le 11 juillet (en journée évidemment) sur le parvis du MK2 Bibliothèque, les stands proposeront aux chineurs professionnels comme particuliers, des affiches anciennes, des photos de tournage, des DVD, revues de cinéma, matériel de projection, des objets collectors…

- La clôture publique au CENT QUATRE: le 14 juillet de 22h à tard dans la nuit, venez fêter la fin de la 7e édition avec un ciné-concert exceptionnel autour du film Oyuki la vierge du cinéaste japonais Kenji Mizoguchi (1935), accompagné par un concert de six artistes. Mais aussi un bal de clôture, dans l’esprit des bals populaires, avec Helena Noguerra, la copine à…

Pour plus d’infos sur le Festival, cliquez ici

Après l’océan : l’Afrique et ses doutes

juin 27, 2009 by Gilles  
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En salles le 8 juillet, après l’océan pose sa caméra en Afrique et aux quatre coins de l’Europe pour suivre le destin de deux « frères », Otho et Shad. Compagnons clandestins en Espagne, l’un, Otho va se faire prendre et revenir bredouille au Bled, quand l’autre va “réussir” et rester: en Angleterre puis en France.

apres-ocean-1Après l’océan offre des thématiques intéressantes, surtout dans sa dernière partie. La réussite, l’européanisation des comportements et des styles : le personnage d’Otho, aigri par son retour manqué au pays s’indigne devant l’accueil réservé à l’autre fils prodigue, qui distribue billets et sourires en revenant. Cette tension entre l’espoir d’immigrer en occident, et la dépendance que crée l’argent des émigrés illustre bien un des problèmes majeurs de l’Afrique contemporaine. A travers Otho, Eliane de Latour fait passer un message fort : le besoin de créer et d’innover Africain, et de ne pas toujours céder aux leurres du rêve européen.

Cette conviction ne compense pas les faiblesses d’un long métrage qui prend trop de temps à contempler et envier les beautés de l’Afrique et des africains. Les images sont trop léchées, les plans trop amoureux. La force du propos se perd dans la multiplication de personnages secondaires à peine esquissés qui sonnent faux. Marie José Croze fait ce qu’elle peut pour incarner une française lesbienne émigrée à Londres qui prend Shad sous son aile. Malik Zadi cabotine à outrance dans le rôle de son frère, jaloux à en perde la raison. La réalisatrice capte mieux l’essence de l’Afrique, les questionnements culturels, et les difficultés des émigrés.

apres-locean-2Trop lent, et manquant de rebondissements scénaristiques, Après l’océan est surtout trop pensé, trop réfléchi. Les dialogues, (entrecoupés d’expressions africaines bienvenues), soulignent un symbolisme déja très appuyé par les images. La métaphore du guerrier qui part rapporter du gibier et les déclarations sentencieuses ou philosophiques sonnent souvent faux dans la bouche de personnages qui tentent de s’en sortir comme ils le peuvent.

Après l’océan est donc un essai inabouti, traversé par quelques moments de grâce, et une conclusion très intéressante. A conseiller surtout aux amoureux de l’Afrique, ses couleurs, ses accents, et ses habitants. Pour les autres, préférez le CD de la bande originale, dont les accents traditionnels resteront plus longtemp à l’esprit (dans les bacs le 8 juillet).

Gilles Hérail

Very bad trip : une échappée alcoolisée parfaite pour la fête du ciné

juin 24, 2009 by Gilles  
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the_hangover011A la surprise générale, Very bad trip a pris la tête du box office américain le weekend dernier. Le titre original (the Hang over) résume mieux l’esprit de cette comédie très drôle : une gigantesque gueule de bois et la découverte après une nuit  « mémorable » des (innombrables) dégâts causés.

Ne vous y trompez pas : Very bad trip ne révolutionnera pas le genre de la comédie. Le film offre cependant une variation très américaine du film à gags, et d’un comique de situation traversé par une folie et une inventivité qui font du bien. La trame du film est construite sur une ellipse, un trou noir de quelques heures suivant un enterrement de vie de garçon correctement arrosé. Quatre potes partent en virée à Las Vegas pour fêter « dignement » le mariage de l’un d’entre eux. Ils se réveillent le lendemain à trois, avec un mari disparu, une dent en moins, un tigre dans la salle de bain et un bébé inconnu devant la porte…

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L’objectif va donc être de remonter le cours de la soirée pour sauver un mariage bien mal parti (puisque sans marié). S’enchaînent alors sans baisse de régime des situations toutes plus improbables les unes que les autres où le spectateur va se rappeler à quel point l’alcool déshinibe les comportements… On n’en dira pas plus sur les découvertes horrifiées des trois compères pour laisser le spectateur s’amuser devant les rebondissements permanents du scénario. Le casting est parfait, servi par des personnages un peu caricaturaux mais attachants, du beau gosse, au coincé, en passant par un excentrique franchement décalé. Very bad trip revient aux meilleures recettes de la comédie : un montage astucieux et des acteurs au service du scénario et des situations, qui ne cabotinent pas à outrance. Le résultat est réellement diablement efficace.

Impossible de faire la fine bouche pour les amateurs d’humour américain irrévérencieux sans une once de sentimentalisme. Cette comédie sans star qui ne fonctionne que par ses gags est à inscrire absolument dans votre programme de la fête du cinéma, lors de sa sortie le 24 juin.

Notorious B.I.G : un biopic respectueux sur un rappeur hors norme

juin 24, 2009 by Gilles  
Filed under A l'affiche, Aujourd'hui, Ciné

Notorious B.I.G et son destin tragique sont une légende pour les afro américains de la côte est. Le biopic était donc inévitable pour ce héros d’une génération entière : le résultat est inégal, trop classique, mais respire l’honnêteté et le respect d’une culture hip hop, qui fonde l’identité des ghettos noirs américains.

1-notorious2L’histoire de Notorious, biggie pour les intimes, fait partie de ces success stories dont le public américain raffole. Parti de rien dans un quartier pauvre de New York, Chris, un petit gros mal dans sa peau va devenir quelqu’un à travers la musique. Tombé très tôt dans les magouilles, Chris écrit son histoire et peaufine ses rimes en prison. Repéré à sa sortie par un producteur, et accompagné d’un pote qui devient son manager, son talent naturel et son flow vont faire de lui une star montante du rap new yorkais.

La drogue, les femmes et le fric : aucun cliché sur la communauté des rappeurs ne nous est épargné dans cette ascension fulgurante. Le film débute par l’assassinat de Notorious : tout le récit est donc teinté par cette fin que l’on sait tragique. Au-delà de cette success story, on nous raconte en effet la rivalité entre deux « clans », côte est/côte ouest, qui vont amener une guerre sans merci et la mort de leurs deux représentants : Notorious et 2pac.


2-notorious6D’un point de vue cinématographique, la structure du biopic est trop classique pour pleinement convaincre : enfance difficile puis réussite grâce à la persévérance, enfin chute au sommet. Notorious B.I.G se distingue surtout par sa musicalité, et sa déclaration d’amour à un artiste qui a su incarner un espoir. Les scènes de création, dans des studios enfumés, où Notorious improvise des textes aux rimes parfaites impressionnent. Notorious vit la musique autant qu’il raconte la vie de ces compagnons de galère.

La majorité des spectateurs restera peut être réticente devant un film clinquant, un peu macho, qui fait l’apologie d’un homme aux attitudes très contestables. Notorious n’égale pas 8 mile qui avait su raconter une histoire universelle et éviter les pièges d’un univers trop codifié. Mais les amateurs de rap seront surement fascinés par cette épopée tragique et tendre d’un personnage hors du commun et une bande son d’une qualité rare. A voir donc… pour les fans de hip hop.

Sortie le 24 juin

Gilles Hérail

Transformers 2 : la revanche – La critique

juin 24, 2009 by Jonathan  
Filed under A l'affiche, Ciné, Le Buzz

transformers-2Plein les yeux ! C’est la première chose que l’on pense dès le début de ce blockbuster. Oui mais pas seulement !

Michael Bay signe là une suite à la hauteur du premier opus : l’action est partout, la réalisation impeccable, les effets très nombreux et saisissants.

Avec 46 modèles de robots filmés avec grandeur et sous tous les angles, notamment lors de leurs métamorphoses, Transformers 2 se déroule deux ans après que le jeune Sam Witwicky (Shia Labeouf) ait sauvé notre terre de la guerre entre les gentils (Autobots) et les mauvais (Decepticons) robots extraterrestres. Depuis, le Secteur 7 a été démantelé pour faire place au NEST, une nouvelle agence secrète et militaire où Marines et Autobots travaillent main dans la main. Bien sur, le grand, beau, rouge et métallique Optimus Prime, dernier descendants des Prime, est de la partie ainsi que Josh Duhamel dans le rôle cliché du Sergent Lennox.

Sam, lui, s’efforce de suivre une vie normale et s’apprête, comme tout américain chanceux, à entrer à la fac. Seulement voilà, alors que pour tout autre étudiant il s’agit de quitter l’ennuyeux domicile familial pour un campus universitaire alcoolisé, c’est sa copine, Mikaela Banes, interprétée par la somptueuse Megan Fox, que notre jeune héros laisse derrière lui. La première apparition de la belle explique très vite sa réticence à ce sujet. De plus, Sam doit également laisser Bumblebee, sa Camaro jaune extraterrestre.
Fort heureusement, pour nous, spectateurs, et pour Sam, amoureux, les Decepticons l’ont mauvaise, et gardent leur précédente défaite en travers de la gorge. La guerre va reprendre de plus belle.

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La claque graphique des effets spéciaux ne s’interrompt que rarement et pour d’avantage de plaisir : Megan Fox n’a jamais été aussi belle et son jeu d’actrice est, pour ce premier rôle féminin, très crédible .
Mais là où Transformers 2 frappe fort, c’est là où on ne l’attend pas: son scénario est à la hauteur.

Attention, Spoilers : la suite de cet article révèle des éléments importants du scénario de Transformers 2. A ne pas lire si vous souhaitez découvrir le film par vous même.

Le spectateur en apprend beaucoup plus sur l’origine des Autobots et la guerre avec les Decepticons : les robots puisent leur énergie dans les soleils de galaxies. A l’origine, les Prime, alors au nombre de 7, s’étaient jurés de ne détruire que ceux de galaxies inhabitées. Très vite, l’un d’entre eux, le cupide The Fallen (Le « déchu » - non traduit dans les sous titres) dérogera à cette promesse. Il est le père des Decepticons et au fondement de la guerre.

C’est donc pour une machine à détruire le soleil et sa clé, toutes deux planquées au fin fond de l’Égypte, que la guerre reprend de plus belle. Quels décors : Pyramides, monuments et déserts sous les feux d’armes extraterrestres et humaines. Les Decepticons appuyés par un Megatron fraîchement évadé et un The Fallen revenchard s’attaquent à la moitié de l’armée américaine et jordanienne épaulés par les Autobots démunis d’Optimus décédé en sauvant Sam au début de l’épisode. Ce dernier, accompagné par Mikaela va découvrir la menace et reprendre du service pour déjouer le mal et ressusciter le géant rouge.

transformers_2__shia_labeouf_and_megan_fox

On note tout de même une fausse note : le film voit son fil directeur décousu par un début nécessaire à la compréhension mais indépendant des faits principaux. En fait le scénario est presque trop riche pour être exploité abondamment, même sur 2 heures et demi haletantes. On souhaiterait en savoir plus : quelles sont les opérations réalisées par le NEST ces 2 dernières années ? Comment les robots restent-ils inconnus du public ? Bref, comment fonctionne cette agence ?

Enfin, remarquons l’humour d’avantage présent dans ce second volet avec des mini robots attachants et des parents Witwicky intenables dont les répliques font globalement mouche même si certaines tombent très à plat.

Pour résumer, Transformers 2 est un excellent divertissement dont chacun des 302 millions de dollars dépensés s’explique par une présence esthétique inégalée, avec un casting rafraîchissant et un scénario travaillé qui ravira les fans de la licence mais aussi tout bon amateur de films d’action. Si Bay signe Transformers 3, nous aussi !

Transformers 2, de Michael Bay, en salle le 24 juin

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Carla Bruni sur le prochain plateau de Woody Allen ?

juin 18, 2009 by marie  
Filed under Ciné

Le prochain film de Woody Allen sera tourné en France, mais nul ne sait encore qui aura le premier rôle… Quoique des rumeurs courent. A la question « Si vous pouviez faire tourner dans un de vos films une figure assez forte comme la reine d’Angleterre ou le Dalaï Lama, qui choisiriez-vous ? » le réalisateur, en promo à Paris pour la promo de Whatever Works, a, sans hésiter, répondu “ Sans l’ombre d’un doute, Carla Bruni ! ” Qu’en dira Nicolas ? S’inspirera-t-il du dernier Almodovar ?

Mascarades de Lyes Salem, en DVD

juin 16, 2009 by marie  
Filed under Ciné, Concours, DVD

mascaradesLes ingrédients pour un beau mariage ? Une belle et saine vierge, un riche prétendant, une foule de femmes avec leurs youyous, des chaises pour asseoir tous les anciens et bien sûr, de l’argent pour la dot.

Mounir (Lyes Salem) est loin du compte. Sa soeur, Nym (Rym Takoucht), celle qu’il devrait marier, souffre d’une étrange maladie. Elle tombe endormie à tout moment du jour et de la nuit et reste dans les bras de Morphée.

Il n’y a que dans les contes que les Princes viennent embrasser les Belles au bois dormant avant de les épouser. Dans ce village algérien de la région d’Aurès, les princesses narcoleptiques restent enfermées chez elles, protégées par des grands frères orgueilleux prêts à tout pour préserver l’honneur de leur harem. Et, lorsqu’ils sont moqués par les voisins parce qu’ils prétendent être quelqu’un, le mariage des filles est une bonne manière d’espérer grimper les barreaux de l’échelle sociale, et, au final… de narguer les copains. Sauf que la mascarade de Mounir fait fi de la belle endormie, et de son amoureux caché…

Sauf que même fermées, les portes du village n’ont point besoin d’Å“il de bÅ“uf : au bout de la piste vide, les nouvelles se propagent à la vitesse de l’éclair et les voisins s’infiltrent sous les portails en même temps que la poussière charriée par d’obscènes cortèges. Aussi ce qui est vécu par l’un l’est par tous et la moindre réussite individuelle fait gonfler l’honneur de la communauté. Seul Mohamed (Mohamed Bouchaïb) le bel amoureux aux yeux clairs déjoue la mascarade : son atelier d’artiste est constamment visité par la lumière du soleil et les douceurs nocturnes.

Lyes Salem expose l’hypocrisie, les pesanteurs sociales et la chaleur d’Afrique du Nord avec une fraîcheur incroyable : comme des marmots jouant à cache-cache, les personnages ne cessent de se poursuivre à des rythmes effrénés tandis que les femmes ornent de leurs voix d’or des voitures déglinguées. La vie sociale est, sous les yeux de Lyes Salem, une comédie… le spectateur attend l’Acte II.

Mascarades, de Lyes Salem, avec Lyes Salem, Sarah Reguieg, Mohamed Bouchaïb, Rym Taoucht. Film sorti en 2008, Algérien DVD MK2 sous titré français, durée du film : 90′, durée du DVD : 175′. DVD dans les bacs. 19,99 euros

En bonus : deux courts métrages : Cousines et Jean-Farès de Lyes Salem. Making Of et bandes annonces

Dossier : La vitalité de l’animation « qualité française »

juin 16, 2009 by Gilles  
Filed under A l'affiche, Ciné, Coup de coeur

Pour la sortie de Lascars, laboiteasorties vous propose un dossier sur un genre très prisé en France : l’animation. Sans céder au formatage, les films d’animation français proposent une diversité et une prise de risque surprenantes, bien plus que de simples dessins animés… de vrais FILMS.


kirikou1Si l’on parle « animation » : beaucoup pensaient hier Disney et évoquent aujourd’hui Dreamworks ou Pixar. Dans les années 1980, l’ambition du cinéma animé français se résumait (presque) à la sortie d’épisodes d’Astérix pendant que les techniciens s’exilaient à l’étranger, et notamment dans la Silicon Vallée.  Depuis les années 1990, la situation est toute autre. L’initiateur de ce changement ? Michel Ocelot, le réalisateur qui résume à lui seul le talent des animateurs français. En 1998, la France tombe sous le charme de son Kirikou, un film sorti de nulle part, contant l’histoire d’un enfant africain haut comme trois pommes qui nous emmène avec lui découvrir le secret de la méchante Karaba. Kirikou ne cherche pas la prouesse technique mais tisse une atmosphère inimitable par ses couleurs et ses décors qui nous immergent en quelques secondes dans les terres d’Afrique. La patte de Michel Ocelot, mêlant naïveté graphique et simplicité des histoires s’est retrouvée dans deux autres de ses succès : Kirikou et les bêtes sauvages et Azur et Azmar. Avec ces trois contes moraux, Michel Ocelot a redonné ses lettres de noblesse au film pour enfants. Il a surtout ouvert des portes pour des projets innovants cette fois-ci destinés à un autre public : les… adultes.


triplettesCas quasi unique dans l’animation mondiale, le cinéma français a ainsi développé un réseau de films visant clairement un public plus âgé. Le meilleur exemple de ces « dessins animés d’auteur » vient des Triplettes de Belleville de Sylvain Chaumet. Impossible (et inutile) de résumer un bijou de cinéma qui tient du miracle : quasiment sans dialogues, mais porté par une bande son trépidante (signée M), le film, mélangeant aventure et humour a révolutionné le genre. La rencontre de ces trois vieilles folles, qui utilisent des grenades pour pêcher des grenouilles est un pur moment de plaisir cinéphile ! renaissance1Changement de réalisateur mais aussi de style pour Renaissance : un film d’anticipation nappé d’un somptueux noir et blanc, et d’une image techniquement irréprochable. Le scénario, très influencé par la littérature de science-fiction ne surprend pas : l’émotion est surtout visuelle. Le succès mitigé du film n’enlève rien à ses qualités et l’œuvre reste un projet d’une ambition rare. Le dernier exemple vient de Persépolis de Marjane Satrapi. Pour évoquer l’évolution politique de l’Iran à travers un portrait autobiographique, Satrapi a choisi un médium inattendu : l’animation. Le travail sur l’image est une fois de plus saisissant, reprenant les codes, les traits, et les nuances héritées de la BD. Tous ces films d’auteur ont un point commun : l’animation n’y est pas un prétexte et le soin apporté à l’image accompagne les idées du scénario : ce sont des vrais films de metteur en scène.

16tousalouest1L’animation française ne se résume pas à ces films plus pointus : des comédies sont aussi arrivées en masse. Un petit mot d’abord sur Blanche neige la suite de Picha qui décroche sans effort la palme du mauvais goût dans sa parodie crade (et jouissive) qui emprunte plus à American Pie qu’à Perrault. En général, les budgets plus importants sont attribués aux adaptations de franchises : le retour de Lucky Luke dans Tous à l’ouest ou une arthur-et-les-minimoys-31énième aventure d’Astérix et les vikings ont tenté de surfer sur la renommée des BD (sans grand succès). Au rayon des blockbusters populaires, Besson est loin devant : 6 millions de français et le double à l’étranger ont apprécié les aventures d’Arthur et les minimoys. Le pari était risqué : 60 millions d’euros de budget et 3 ans d’élaboration, mais il a fonctionné : le film n’a rien à envier à une production Dreamworks lambda.


Que nous annonce l’avenir ? Le succès de l’animation française, surtout à l’étranger a permis de financer des projets à la hauteur de leurs ambitions. Après des annonces contradictoires, le projet Un monstre à Paris semble enfin reparti et L’illusionniste de Sylvain Chaumet arrivera sur nos écrans à la fin de l’année. L’animation française ne marche que lorsqu’elle s’éloigne des standards et des recettes qui marchent : l’excellent Lascars en est un très bon exemple. Ce succès vient de choix stylistiques et de mises en scène très soignés : pour finir en beauté, voici le dernier teaser d’Arthur et la vengeance de Malthazar, prévu pour inonder les cinéma français pendant les fêtes de Noël.

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Gilles Hérail

Sorties ciné 17 juin: des comédies pour tous les goûts

juin 15, 2009 by Gilles  
Filed under A l'affiche, Aujourd'hui, Ciné, Journée

Cette semaine, aucune échappatoire pour les amateurs de cinéma « sérieux », le ton est à la comédie, munie de qualificatifs différents : d’animation, romantique, familiale…

tellementTellement proches : les spectateurs connaissent tous nos jours heureux - une comédie d’été qui avait rencontré un succès inattendu - mais moins son duo de réalisateurs : Eric Tolenado et Olivier Nakache. Les voilà de retour dans une comédie sur la famille, et d’après la bande annonce, sa jouissive désintégration. Vincent Elbaz, Isabelle Carré, Omar ont courageusement participé à ces règlements de compte avec en bonus, la présence de Joséphine de Meaux qui sait mieux que personne jouer les hystériques. On a vérifié le zigomaticobaromètre: la critique ici 

lascars_film_affiche1Lascars : pour les amateurs de la série diffusée sur Canal, l’adaptation cinéma était attendue depuis longtemps. Pour les autres, laissez-vous tenter par ce film d’animation hip hop très réussi, avec un casting de voix intelligent (Cassel, Omar et Fred, Diams…). Une des très bonnes comédies de ce début d’été: lire la critique ici.

Lascars

hante-par-ses-ex1Hanté par ses exs : lors du mariage de son frère, un homme se voit chahuté par les fantômes de ses anciennes copines. C’est Matthew MacConaughey qui incarne le personnage principal et retrouve Jenifer Gardner, qui tente toujours d’amorcer un atterrissage post Alias. Avec une sortie une semaine avant la fête du cinéma, peu de prises de risque pour les créateurs de cette nouvelle comédie romantique, un brin fantastique.

hannaHannah Montana le film : Miley Cyrus est LA star des (très) jeunes américaines qui hésitent souvent entre crier ou pleurer très fort dès qu’elles peuvent l’approcher. Le précédent film avec Hannah Montana, une captation 3D d’un concert avait réalisé un score énorme au box-office US. Cette fois-ci, on nous propose une comédie inspirée de Simple Life où Miley Cyrus retrouve les joies de la campagne. Sans nous.

bloodBlood the last Vampire : Chris Nahon, réalisateur Français exilé, revient avec un film fantastique mêlant chasseurs de vampires, et scènes de combat au sabre inspirées des fresques chinoises. Une des seules non comédies de la semaine… Parfaite contre programmation ? A condition d’aimer le genre : film franco argentino japonais hong kongais qui parle de vampires. Nous sommes nombreux.

Blood

amerrikaAmerrika : Présenté à Cannes (encore un), Amerrika a beaucoup plu et a constitué un petit coup de cour du festival. L’action se déroule dans une petite ville de l’Illinois, dans la communauté des immigrés palestiniens. La bande annonce dévoile un ton léger et drôle pour aborder un thème resté  tabou aux Etats-Unis : l’intégration des Arabes dans un pays où le traumatisme du 11 septembre est encore très présent. Notre critique, apparemment n’aurait pas voulu être à Cannes le jour de cette projection.

faustaFausta : Pour finir, le grand vainqueur de la dernière Berlinale : un film péruvien dressant le portrait d’une femme, Fausta, atteinte par le mal du « lait de la douleur ». Etant donné le peu d’informations données par le synopsis et l’énigmatique bande annonce, et n’ayant pas vu le film, nous avions pensé attaqués avec virrulence le film, ou l’encenser bien au contraire, histoire de se la jouer “critique sans peur et sans reproche”, mais, histoire d’être honnête, (ca ne paie pas), nous vous recommandons de vous fier à votre instinct.

pianoPiano forest : un manga japonais qui mélange la ”grande musique”… sort de rencontre entre Mozart et Chopin, le sale timbanque, et le bon élève bien élevé.

Les autres sorties: grido01ce_cher_mois_d_aout01

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