De la forêt des mal-aimés au bal des suicidaires, Pierre Lapointe revient !
De sa forêt, le mal-aimé, Pierre Lapointe s’est rendu au “Bal des suicidaires”. Les Montréalais se sont arrachés son 3E album, Sentiments humains, le 7 avril dernier. Les Français l’attendent pour l’été. En voici des extraits (vous pouvez voir le clip de Je reviendrai sur son site : cliquez ici) :
Elijah Wood en iguane ?
Après avoir incarné un hobbit, un psychopathe et un hooligan, Elijah Wood pourrait devenir Iggy Pop pour les besoins d’un film intitulé The Passenger. Mais rien n’est moins sur car le film était prévu une première fois en 2006 puis en 2008. Depuis plus rien ! Si ce n’est qu’Iggy Pop est d’accord pour que Elijah Wood interprête son rôle. Plusieurs explications à cette sortie repoussée aux calendes grecques. Iggy Popo n’aurait pas donné son accord pour le film (oui Iggy est un peu compliqué) et des problèmes de financement compliquent le tout.
The Passenger sortira ? Sortira pas? Là est la question ! Nous, on a déjà la vidéo
Bashung : l’hommage de ses confrères demain soir, écrans géants prévus
mars 31, 2009 by marie
Filed under Concerts, Coup de coeur
Comme des Légos mais sans mémoire ? Pas sûr. Le parolier de Bashung -Jean Fauque-, Axel Bauer, Matthieu Chedid, Raphael, Joseph D’Anvers, Dominic Sonic, etc. interpréteront demain soir le répertoire du maître au centre musical Fleury Goutte d’Or-Barbara (Paris 18e). Le concert est ouvert à tous mais, la salle ne contenant que 300 places, des écrans géants seront installés à l’extérieur.
Centre Fleury Goutte d’Or-Barbara, 1, rue Fleury, Paris 18e, Métro Barbès
Rouchechouart, RER Gare du Nord, 01 53 09 30 70. Dès 20h30. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Quinze chansons, le nouveau Delerm
Le rétro mou de Vincent Delerm n’a pas changé d’une note. “Quinze chansons”, le nouvel album du chansonnier à la voix traînante est à réserver aux afficionados.
La nostalgie trentenaire de Vincent Delerm ne bouge pas. Conservée dans le formol de sa voix chuchotante et dans ses paroles référentielles, elle s’adresse toujours au même public de bobos parisiens. Cette nostalgie est déclinée à un pluriel franchement singulier : nostalgie des années 60 jamais vécues dans “Tous les acteurs s’appellent Terence”; de l’Angleterre provinciale des clichés de Martin Parr dans la chanson composée en l’honneur du photographe Britannique qui avait fait un tabac à la MEP, il y a deux ans; du tacle jamais réalisé à l’euro 2008 par Patrick Vieira ; et bien sur des amours qui passent, légères et rousses devant les terrasses des cafés parisiens, ou bien avec des bracelets rouges à la picine municipale.
Comme d’habitude chez Delem, l’ennui du quotidien a la force tranquille de références chics. Quand on aime, c’est plus mignon qu’ “un urinoir de Marcel Duchamp bébé”, et on lit Marc Lévy et Kundera dans les bras de sa mie. Le premier single, “Un temps pour tout” est représentatif de l’album : Delerm y vouvoie son amour aussi passé que le temps des Michocos, persistant et signant l’éternelel répétition d’un quotidien à demi-vécu dans un bain de culture télérama.
Alors que les duos de “Favourite songs” pouvaient séduire toutes et tous, l’an dernier, on conseilleera donc “Quinze chansons” aux fans inconditionnels de Delerm. Aux autres on dira de s’abstenir… et aussi de ne pas critiquer trop sarcastiquement. Il faut du courage finalement pour entreprendre une éternelle répétition des mêmes micro-phénomènes. Et c’est peut-être la façon dont Vincent Delerm fixe cette vie minimale et néanmoins si fuyante sur ses CDs.
Vincent Delerm, “Quinze chansons”, Tôt ou Tard, 17 euros.
Réservez-vite : Biolay en concert unique au Marigny le 28 novembre
novembre 1, 2008 by yael
Filed under CD, Concerts, Musique, Réservez vite
Date unique pour le BB Gainsbourg au Théâtre Marigny le 28 Novembre. Il fait aussi venir ses amis. Nous ne résistons pas au plaisir de vous renvoyer à notre article de l’an dernier sur “Trash Yéyé”, le dernier opus de Biolay. A noter : grande tendresse, et immense obsession de notre côté pour la chanson érotico-humoristique “Dans la garçonnière”.

Katel : “Je parle de ce qui sort du quotidien”
A l’occasion de la (res)sortie de l’album de Katel en version digitale chez Polydor, en3mots a rencontré la chanteuse, qui est aussi auteur-compositeur et jamais plus à l’aise que sur scène.
Pourquoi une réédition de l’album « Raides à la ville » ?
Une première version de 8 titres est sortie à l’automne 2006 chez Wagram. Tel qu’il est avec ses 11 titres, cet album aurait du sortir il y a longtemps, à l’automne dernier. Mais avec le rachat de V2 par Universal, Olympic disc a fermé, et la nouvelle version n’est restée que trois mois dans les bacs. Je voulais vraiment que ce disque avec ses nouveaux titres existe. C’était important de le mettre derrière moi. Pour ne plus avoir l’impression d’avoir quelque chose ne suspens. Je suis contente que mon nouveau label Polydor l’ait mis en vente sous forme digitale. Et je travaille plus sereinement à mon prochain disque qui devrait sortir au printemps 2009.
Quand on décrit tes chansons, on parle souvent de rage. Mais il y a aussi des nuances douces, par exemple dans « one day »…
Oui, il y a aussi des accents de douceurs dans « Raides à la ville ». En général, j’ai souvent envie de nuances musicales. Je ne veux pas rester dans une ligne monotone. Je veux tirer les choses jusqu’au bout et obtenir de l’amplitude. Les textes de « Raides à la ville » sont très forts.
Il y a aussi des poèmes sur ton site. Comment es-tu passée de l’écriture à la composition ?
Depuis toujours je sais tenir un stylo. Or, c’est vraiment un sacerdoce de sortir les mots de soi. La musique m’a sortie des gouffres de l’écriture. Dans mes premiers groupes, j’étais simplement chanteuse. J’avais vraiment besoin de passer par le chant pour me libérer et me raccrocher au monde. Puis la composition est venue au fur et à mesure. Je ne me rappelle plus à quel moment je me suis mise à créer des chansons à la guitare. Cela n’est pas le fruit d’une décision mais un mouvement naturel : au moment où l’écriture a rejoint la musique, j’ai juste voulu que le bon son corresponde au bon mot. C’est là que la composition s’est imposée.
Quelle est la place du corps dans ta musique ?
Je n’arrive pas à imaginer la musique autrement qu’un phénomène physique. La scène, particulièrement, est l’endroit où tout prend corps, avec le jeu de la pression acoustique, des amplis… Chanter demande nécessairement un investissement physique. Le corps s’impose comme un instrument à partir du moment où l’on se met à chanter. Ce caractère physique de la musique passe par la voix avant tout. Je ne sais pas si mon rapport au corps serait le même si j’étais juste guitariste. Dans le chant, il y a comme une évidence.
Cet été, tu tournes en solo au Québec. Quelle est la part du travail solitaire et celle du travail de groupe dans ta musique ?
La solitude pour moi est un souffle essentiel. J’y reviens en permanence car c’est là que je touche à l’essentiel. Mais d’un autre côté, la créativité des autres est essentielle. L’énergie des autres est l’eau au moulin qui permet de ne pas tourner en rond. Le but, c’est d’être surprise, déplacée dans mes habitudes. Le rapport aux autres permet de prendre des risques. Et surtout de ne pas se contenter d’être un bon artisan de sa musique pour toujours se remettre en question.
Les duos que j’ai eu la chance de faire, avec Yann Tiersen ou Nosfell, partent au début d’une rencontre humaine. Il y a bien sûr aussi une admiration réciproque au niveau de la musique. Certaines rencontres sont vraiment surprenantes. Pour l’instant je n’ai pas encore fait l’expérience d’une composition commune. L’un amène l’autre sur son terrain musical et c’est très enrichissant. Et de plus en plus grisant à mesure qu’on prend plus d’expérience.
Plus jeune, j’avais tendance à me renfermer. A mesure que la confiance dans ma musique croît, j’apprécie de plus en plus ces voyages sur le terrain des autres. Parce que je sais que même s’il y a un risque, rien ne peut s’écrouler car je crois de plus en plus à ce que je porte. Cette certitude vient de la scène bien sûr, et aussi de la reconnaissance des disques. Etre signé fait vraiment une différence : on sait qu’on va vraiment être entendu.
Certaines de tes chansons ont des échos un peu mystiques. As-tu cherché à composer des cantiques ?
S’il y a quelque chose de mystique dans certaines de mes chansons je crois que cela vient plutôt de la forme. Je ne l’ai pas fait exprès, mais il est vrai que j’ai beaucoup écouté de musique religieuse classique. Les stabat mater, les requiem. Et aussi des chants mystiques traditionnels comme les mystères des voix bulgares. Cet aspect mystique que tu as vu dans mes chansons vient aussi peut-être de la manière dont je parle de ce qui sort du quotidien. J’ai voulu sortir de la nouvelle chanson à la française, raisonnable et qui se cantonne au quotidien de son petit intérieur. C’est plus s’extraire par la force de la musique et avoir plus de verticalité q’une inspiration de l’ordre du religieux. On retrouve cela par exemple chez Björk qui entretient un rapport ancestral à la nature.
Ce caractère transcendantal m’intéresse beaucoup. Mais j’admire aussi Björk – comme les Beatles ou Radiohead- parce que c’est une artiste avant-gardiste qui sait ramener le nouveau vers les gens. C’est une passeuse. Pour moi, la chanson doit rester un art populaire, qui peut être immédiat. C’est même un des rares domaines où l’immédiateté est liée à l’exigence.
Katel, Raides à la ville, disponible ici. Il y a déjà deux bonus en prime des 11 titres pour l’achat de l’album : une nouvelle version de “Raides et la ville” et “châtiments”.
Site.
Myspace.
Katel - Le Voyage Impossible (Live)
envoyé par Katelsong
“Ta blessure a l’allure des fillettes indociles / Et la sienne qui tend / A se loger dedans / ta blessure a l’allure des morsures de reptiles/ Et la sienne qui tend/ A se tendre dedans” (Les vautours).
Concert : Fuko à l’OPA, ce soir
Chanson française soignée, textes poétiques, guitare et violon, voix à la fois suave et violente, Fuko est certainement l’un des groupes à suivre avec attention.
Fuko ne court après personne, collectionne les image de Jeanne Moreau, et dîne au banquet de Platon.
En attendant leur premier album, « Le pendule de Fuko », ils sont à l’OPA bastille ce soir.
21h, OPA Bastille, 9 rue Biscornet, Paris 12e, m° Bastille.
Plus d’infos et chansons en écoute sur leur myspace.
CD : Joseph d’Anvers, Les jours sauvages
Le deuxième album de Joseph d’Anvers vient de sortir. Le jeune chansonnier quitte Paris pour sillonner le vaste monde et donne à sa guitare des accents pop-rock.
« Les choses en face » (2006, Atmosphériques) avaient révélé au public français un parolier talentueux. En cavalier solitaire, accompagné de sa seule guitare, Joseph d’Anvers éclairait les bars de Pigalle d’une lumière mélancolique et violente. Tout aussi ténébreux, « Les jours sauvages » quittent cependant le pavé mouillé de la solitude au pied de la butte Montmartre. Encadré par le producteur Mario Caldato Jr, ce deuxième album a été enregistré au Brésil et constitue un véritable travail de groupe, tourné vers un pop-rock métissée.
Le premier duo des « Jours heureux » est très représentatif de ce virage musical : l’impétueux « Kids » est en effet international inspiré du film houleux de Larry Clark (1993), chanté en Français et en Anglais, et très Rock’n roll, interprété en duo avec Money Mark, ancien des Beastie Boys. De même, la guitare électrique de « 1000 fois » ou de « L’amnésie » est un pur cri rock. Quand le son se fait plus électro, Joseph d’Anvers prend des faux airs d’Etienne Daho (”Entre mes mains”). Et puis, certaines chansons de l’album on carrément un fond slam ( « Le bas blesse »), un écho étrangement inquiétant (« Le continent ») et un beat hip-hop (« A mi distance », « Les Chiens »).
Mais tout au long de l’Album, Joseph d’Anvers - qui a entre-temps aussi signé une chanson pour Alain Bashung sur son dernier album, « Tant de nuits» (Bleu pétrole)- conserve la tristesse de sa voix grave, et de ses textes désabusés en Français sur la cruauté des hommes (”Les Chiens) ou sur la solitude dans les Foules (« Anonymes »). Avec la chanson « Les Roses », il retourne au guitare-voix sur les faux amis demeurant le petit frère musical de Christophe Miossec.
« Les jours sauvages » est un album composite, métissée, aux arrangements et aux sonorités complexes et que vient unifier la voix profonde et le don des mots de Joseph d’Anvers.
Joseph d’Anvers, « Les jours sauvages », Atmosphériques, 14 euros.
« La solitude à chaque pas/ Attise l’envie de ne pas en être/ La solitude comme un seul homme est décidée à avancer/ La solitude est la chaleur des anonymes encore transis/ La solitude encore un peu et faute de mieux pour s’oublier/ Comme une blessure parce que transparente » (Anonymes).














