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3 expos new-yorkaises : Kirchner, Morandi et Opie

Mardi 4 novembre 2008

OPieA l’heure h où tous les yeux sont rivés de l’autre côté de l’Atlantique, petite revue des trois expos phares en ce moment à New York : l’expressionniste allemand Ludwig Kirchner au Moma, le peintre Italien Morandi au Met et la surprenante photographe Catherine Opie au Guggenheim.

Kirchnerand the Berlin Street au MOMA

Le peintre expressioniste allemand Ludwig Kirchner a dit de son art : “Il semble que l’objet de mon travail ait toujours été de me dissoudre entièrement dans les sensations des alentours afin d’intégrer cette impression dans une forme de peinture”. C’est dans l’ambiance industrielle du Berlin d’avant et après la Première guerre mondiale que se dissout le visiteur de “Kirchner and the Berlin street”. Très bien expliquées les toiles colorées et néanmoins sombres de Kirchner plongent les Newyorkais dans le “Berlin Alexanderplatz” d’Alfred Döblin. 14 grandes toiles du maîtres, venues de Rome, Stuttagart, et bien sûr la Neue Galerie de Berlin ont été réunies au MOMA, parmi lesquelles une des deux illustres “Potsdamer Platz”, avec ses prostituées à la grace grimaçantes d’oiseaux morts.

Jusqu’au 10 novembre, MOMA, 11 West 53 Street, between Fifth and Sixth avenues, New-York.

Morandi, une rétrospective au Metropolitan Museum.
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Le Métropolitan Museum dédie cet automne une grande rétropspective au peintre italien Giiorgio Morandi. Cjronologique et exhaustive, cette exposition permet de dcouvre d’autres Moorandi que celui des vases blancs. On comprend combien Seurat et Cézanne ont pu influencer le peintre italien et comment son désir de se retirer à la campagne pour peindre des coquillages blancs en pleine guerre en Italie est un geste plus fort que le simple goût de l’objet pour l’objet.

Ses autoportraits sont tous de styles très différents. Le premier, à l’entrée, très épuré, avec au dos un cactus est saisissant. Enfin, les dernières aquarelles, de peinture brune et noire sur fond blanc ont le minimalisme touchant d’un Tal Coat ou presque - à dimensions réduites- d’un Soulages.

Jusqu’au 14 décembre, Metropolitan Museum of Art, 1000 Fifth Avenue at 82nd Street
New York.

Catherine Opie au Guggenheim
Le Gugenheim ouvre 4 étages de ses annexes à la photographe Catherine Opie. Sous titrée “American Photogra^her”, cette rétrospective de mi-parcours donne bien à travers l’art de Catherine Opie un aperçu de mille visages de l’Amérique.  Saisissant aussi bien  des  paysages en noir et blanc (notamment des autoroutes dans sa série graphique et poétique “freeways” (1994-1995) que des scènes de la vie quotidienne autour de sa maison californienne (Around home, dernier travail en cours), Catherine Opie marque surtout comme portraitiste des marges : couples lesbiens dans “Domestic” (1995-1998) , des portraits sur fond colorés de transexuels, ou bien son propre autoportrait, en pervers SM ou en mère nourricière. Cette mise à nu d’une pudeur violente de milieux marginaux n’est pas sans rappeler le travail de Nan Goldin. Avec peut-être une certaiine grandiloquence quasi-symboliste. Par exemple, sur fond rouge, l’autoportrait en mère nourricière, où en plus de chaque grain de la peau et du moiré du rideau, des tatouages apparaissent en transparence sur la peau du cou, fait fortement penser aux héroïnes de Gustave Moreau. Enfin, avec sa série Aids, avec l’acteur Ron Athey, séropositif depuis 10 ans, cette esthétique de Saint Sébastien aux seringues atteint son paroxysme. Le beau est bizarre, et surtout un tour de force technique puisque les clichés sont d’immenses polaroids, grandeur nature. Enfin, surprenants, ses “surfeurs” et ses “Icehouses” semblent disparaître dans la grandeur du paysage ou de l’eau, donnant une portée presque abstraite à ses clichés du contemporain américain. L’art de Catherine Opie est à découvrir d’urgence.

Jusqu’au 7 janvier, “Catherine Opie, American photographer”, Guggenheim Museum, 1071 5th Avenue, at 89th street, New-York.

Le baptême de My Paris, le festival de la création contemporaine

Vendredi 4 juillet 2008

Festival pluri-disciplinaire ouvrant sur des artistes qui vivent Paris la raffinée dans leurs veines, Myparis ouvre chaque jour les portes de nouveaux musées, et de nouvelles galeries sur des thèmes aussi divers que l’art, la mode, la gastronomie et la vidéo. A savourer jusqu’au 8 juillet.

Hier a eu lieu le vernissage de la première édition de My Paris Festival. Le cocktail était accompagné de vidéos, de musique et de l’inauguration de la vitrine de la galerie des galeries Lafayette, dont le contenu était orchestré par ma galerie de multiples. Alors que du côté boulevard Haussmann la foule se pressait encore pour les soldes nocturnes, du côté de la rue de la Chaussée d’Antin, l’heure était au couleurs blanches, aux talons haut, au champagne pour le vernissage de la vitrine signée Gilles Drouault et Matthieu Mercuier pour la galerie de Multiples. La première œuvre, « Drum’n bass Lafayette » de Matthieu Mercier est une sculpture où des objets d’intérieurs reposent sur des étagères suggérant Mondrian.

A côté, le palmier de Saâdame Aft est enchaîné comme un « esclave » inanimé. « Think big » de Frank Scurts représente des personnages rêvant de lustres et de fastes sur des petits cartons d’emballages éclatés. Plus épuré, le triptyque « New, Original, Special » de Bruno Peim vend en noir et blanc des nouveautés immatérielles. Une déchirure de Daniel Buren expose dans la vitrine de la galerie des galeries toute sa rougeur striée, et enfin, les yogi de Xavier Veilhan font le poirier en de mutliples couleurs.

A voir jusqu’au 30 août dans la vitrine de la galerie des galeries, 29 bis rue de la Chaussé d’Antin, Paris 8e.

My Paris, demandez le programme…

Chaque jour de la semaine qui vient, My Paris festival vous propose des activités différentes dans diverses galeries, boutiques de créateur, institutions, et lieux de culture. Avec toutes les explications nécessaires. Données soit par un conférencier, soit via des baladeurs multimédias audiovisuels qui renvoient à la préhistoire les vieux audioguides.

Demain le parcours est « Art et mode » dans le marais, avec la visite des boutiques Carine Cobson, Isabel Marant, gaspard Yurgevich, la librairie Comme un roman, et un final au Jeu de Paume pour un cocktail et la visite de l’exposition Richard Avedon.

Samedi, le programme est artistique avec la visite des plus beaux musées de la capitale (Musée d’Art moderne de Paris, Palais de Tokyo, Maison Rouge, Beaubourg, Bétonsalon) et des galeries (de Multiples,Vanessa Quang, la BANK, Nuke et Fraich’ attitude).

Dimanche, My Paris vous emmène en bus au Mac/val pour une visite gustative avec un déjeuner moléculaire (départ 11h45 place du Châtelet) et pour les lève-tard brunch art et musique au Transerval puis visite du plateau à 16h dans le 19e.

Mardi, une table ronde a lieu sur « Paris, capitale culturelle ?» au palais de Tokyo que vous pourrez voir sur www.tribeca75.com et la festival clôture en vidéo et en musique au Point FMR.

Lors du festival, pour tous les musées, 1 place achetée =1 place offerte.

My Paris est le festival de tout ceux qui appartiennent par le cœur et les yeux à la capitale.

Plus d’infos sur le site myparis.

Miroslav Tichy, la consécration à Beaubourg

Jeudi 26 juin 2008

Découvert très tard par son voisin de palier, le photographe morave Miroslav Tichy est à l’honneur avec une rétrospective tout l’été au Centre Pompidou.

A l’âge de 82 ans, le photographe Miroslav Tichy est exposé pour la première fois à Beaubourg. Découvert par son voisin de palier, à Londres, le réalisateur, Roman Buxbaum, Tichy fait parler delui seulement depuis quatre ou cinq années dans le monde de l’Art contemporain. C’est en 2005 qu’il a obtenu le Prix Découverte aux Rencontres photo d’Arles… à l’âge de 79 ans ! L’exposition située au 4 e étage de Centre Pompidou, parmi les grands artistes des cinquante dernières années réunit une centaine de clichés. La plupart viennent de la fondation Tichy Ocean et ils ne sont pas datés mais présentés selon des thématiques. Les femmes ont beaucoup inspiré de travailleur acharné qui est resté en marge de la société communiste de sa ville natale où il est demeuré longtemps : Kyjov, en Moravie. Mais l’érotisme trouble qui se dégage des clichés n’est pas l’objectif premier de Tichy. « Pour moi une femme est un motif. La silhouette (debout, inclinée, assise), le mouvement (lamarche), rien d’autre ne m’intéresse. L’érotisme n’est qu’un rêve, de toutes façons. Le monde n’est qu’une illusion, notre illusion », explique le photographe. Fabriquant lui-même son matériel avec des matériaux récupérés, il colle souvent ses clichés sur des papiers déjà usagés et coloriés. L’imperfection, la fragilité et l’éphémère qui se dégagent des œuvres à tirages uniques et retravaillées au crayon sont le clé de l’émotion que procurent ces images souvent floues. L’homme lui-même pour qui « Les défauts font partie intégrante du travail » est une sorte de clochard génial, qui semble fait du même bric et broc que ses photos. Un travail émouvant à découvrir avant le 22 septembre.

4e étage, jusqu’au 22 septembre, Centre Pompidou, 4 e étage, place Georges Pompidou, Paris 4 è, tljs sauf mardi 11h-22h, 10 euros l’entrée et 44 euros le laisser passer pour un an (ou 22 euros le pass étudiants/-26).

Vernissage : Tatiana Trouvé, prix Marcel Duchamp 2007

Mercredi 25 juin 2008

La 7 e lauréate du  prestigieux prix Marcel Duchamp a été décorée, hier, à Beaubourg, dans une cérémonie qui marquait aussi le vernissage d’une oeuvre spécialement commandée par le Centre Pompidou  pour la salle 315: “4 between 3 ans 2″. A voir jusqu’au 29 septembre.

Après Philippe Mayaux l’an dernier, c’est l’artiste italienne vivant en France Tatiana Trouvé qui a remporté le prix Marcel Duchamp en 2007.

Le prix Marcel Duchamp est la distinction artistique la plus médiatisée en France et à l’étranger. L’objectif de ce prix, organisé en partenariat entre la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) et l’ADIAF (Association pour la diffusion internationale de l’art français) est d’assurer le rayonnement de l’art français dans le monde. La sélection des artistes candidats est faite par des collectionneurs, tandis que le jury qui désigne le vainqueur est constitué d’experts reconnus dans le monde de l’Art contemporain.

L’art de Tatiana Trouvé est une sorte de dessin en 4 dimensions. L’artiste n’aime pas parler “d’installation”, trop opaque et préfére parler de dessin pour l’usage mélancolique qu’elle fait des 3 dimensions menant vers une 4e, le virtuel,  à imaginer dans les interstices et le suggeré. Après la série des “Polders”, sortes de constructions de l’espace qui semblaient lutter comme exister comme les avancées artificielles de terre sur la mer en Hollande, les nouvelles séries d’oeuvres de Tatiana Trouvé, “les rémanences” sont tout aussi fragiles.


Le projet  “
4 between 3 ans 2″ porte sur ses murs de nombreux dessins appartenant à la série des rémanences, le titre même évoque ce virtuel fragile et tourmenté que l’artiste présente comme une donnée émergeant entre les deux dimensions des dessins et les 3 dimensions des sculptures. Très géométrique, avec sa séparation en deux par une grille qui laisse tout voir, et deux espaces en contrebas résonnant l’un avec l’autre, “4 between 3 ans 2″  est marqué de la magie noire et néanmoins humaine qui se dégageait de la série des “Polders”. On y retrouve l’utilisation  de portes basses  qui ouvrent sur une lumière verte dans un espace vide et néanmoins encombré. Le temps semble fuir comme du charbon,  le long d’un mur où un gisement de poudre noire s’écoule en silence. Le temps pique comme les sculptures-tortures répandues dans l’espace 315. Enfin, le temps pèse aussi le poids des boulets qui s’épanouissent en arabesques avec les visiteurs à leurs pieds.

Salle 315, jusqu’au 29 septembre, Centre Pompidou, 4 e étage, place Georges Pompidou, Paris 4 è, tljs sauf mardi 11h-22h, 10 euros l’entrée et 44 euros le laisser passer pour un an (ou 22 euros le pass étudiants/-26).

Vernissage : Calligraphie d’Orient au Louvre des Antiquaires

Lundi 23 juin 2008
24 juin 2008
18:00au20:00

Pour bon nombre d’Orientaux, la calligraphie qui porte à son summum l’art de l’écriture est le degré suprême de l’art. Jusqu’au 25 août, le Louvre des Antiquaires présente 10 artistes contemporain du Moyen-Orient dont les oeuvres résonnent avec la calligraphie arabe classique.

Le vernissage est ce soir, mardi 24 juin, à 18h.

Expo jusqu’au 25 août, Le Louvre des Antiquaires, 2 place du Palais Royal, Paris 1ier, M° Palais Royal.