Nathalie Djuberg nous met face à nos tabous
juin 25, 2009 by Vanessa
Filed under Aujourd'hui, Ciné, Journée, Soirée
Le Centre Pompidou met en lumière la production cinématographique d’artistes plasticiens de la jeune génération française et étrangère. Et cela au travers de séances organisées en résonance avec l’accrochage des collections, elles@centrepompidou. Le musée national d’art moderne nous donne rendez-vous tous les derniers jeudis du mois, en présence des artistes invités.
Vous l’aurez compris qu’en ce jeudi 25 juin, vous pourrez visionner un film de Nathalie Djuberg. Cette suédoise utilise des sujets ludiques et des personnages imaginaires pour aborder des thématiques lourdes, comme la violence, la sexualité, ou le sadisme. Tous ces sujets sont traités avec un humour très personnel.
Prospectif cinéma - centre Pompidou /Place George Pompidou, 75004 Paris / Métro : Rambuteau / jeudi 25 juin à 20h, cinéma 1 / tarif : 6 euros, tarif réduit : 4 euros. Gratuit pour les porteurs du laissez-passer.
Parcours Saint Germain, Play Time. Révélez votre âme d’enfant !
mai 29, 2009 by Claire-Marie
Filed under Art contemporain, Expos
Etes vous ce genre d’adulte qui, vers 16h, a un gout de pomme d’amour dans la bouche ? Qui, sous le masque de l’homme d’affaire pressé, ne marche que sur les raies blanches des passages cloutées ? Qui a une profonde satisfaction quand la boulette de papier lancée à 3 mètres atterrit élégamment dans la corbeille à papier ? Qui gribouille des petites caricatures à grands pifs pendant la réunion de direction ? Qui tire la langue dans le dos des fâcheux quittant l’ascenseur ? Qui achète en secret des Carambars pour lire les blagues, s’étouffant de rire à l’idée que Monsieur et Madame Dupain ont un fils nommé Yvan ? Qui dessine des moustaches sur les couvertures des magazines féminins à l’insu de tous ? Qui adore faire des visages avec la nourriture de son assiette, en solitaire ?
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Le temps de faire votre «coming out» d’âme d’enfant est venu ! Lancez à la cantonade que vous allez au Parcours Saint Germain découvrir des œuvres d’art contemporain disséminées dans les boutiques du quartier Saint-Germain. Le thème ? Play Time… et que l’heure du jeu commence !
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Commencez par escalader les arbres de la place Saint Germain pour investir les cabanes conçues par Tadashi Kawamata. Si vous avez le vertige ou modérément envie de créer l’attroupement en descendant de l’arbre dans une échelle de pompier, contentez vous de leur miniaturisation chez Arthus-Bertrand.

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Besoin d’évacuer les frustrations de la semaine ? Venez vous entraîner sur la cible de la vitrine de Diane von Furstenberg crée par Sylvain Ciavaldini. La sécurité n’est pas ravie que la devanture soit couverte de vos fléchettes ? L’œil fou, débitez un discours incohérent mêlant des histoires d’âmes hantées de pigeons sacrifiés et de Dieu vengeurs des indiens massacrant les colons. Puis courez, hurlant, l’arc à la main : on sera trop éberlué pour vous poursuivre.

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Vos frustrations, malgré nos judicieux conseils, persistent ? Direction la Chapelle des petits Augustin où est exposée la salle de boxe de Naji Kamouche. Boxer vigoureusement ses sources de mécontentements est d’autant plus chic que l’imprimé des gants est couture !

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Vous étiez premier de classe à lunette surnommé « Le Petit Larousse » par vos camarades en classe primaire ? Les jeux de mots étaient votre seul jeu d’enfance ? Sautillez jusqu’à l’Hotel où Jean-Charles de Castelbajac vous régale d’un « Born to be Wilde » mêlant rock de bikeur de la chanson « Born to be Wild » des Steppenwolf (1968) et le fleuron de la littérature anglaise Oscar Wilde dans une esthétique pop.
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Autre jeu de détournement de mots chez Christian Dior où Agnès Thurnauer féminise les prénoms de génies du XXème siècle pour dénoncer l’absence des femmes en leur sein. Ces portraits transgenres prennent la forme de badge, vous ramenant au temps où il pullulaient sur votre sac de classe. Mais « Jacqueline Lacan » ou « Christiane Dior », c’est autrement plus chic que « Hello Kitty », non ?

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Les jouets esseulés dans l’obscurité de Regina Virserius chez Eden Park vous font culpabiliser d’avoir relégué à la cave les compagnons de votre premier âge ?

Il est alors temps de prendre conscience que la coloration en sucre d’orge de nos souvenirs d’enfance est factice. L’inquiétante image de cet enfant se cachant les yeux, dépassé par la violence de ses jeux qu’il n’arrive pas à contrôler, nous le rappelle.

Xiao Fan, chez Monoprix
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L’heure de la fin du jeu sonne, son déchirant de la cloche de fin de récréation.
L’adulte-enfant rentre dans le rang, après un dernier coup d’œil à la bouleversante photographie d’Arnaud Pyvka chez Antik Batik faisant de la femme-enfant l’image de la femme perdue.

Claire-Marie FOULQUIER-GAZAGNES
Parcours Saint Germain, Play Time jusqu’au 12 juin 2009
Site : http://www.parcoursaintgermain.com/page2009.html

Mysticisme au rendez-vous avec White Hole de Mariko Mori
mai 26, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos, Non classé
Avez-vous l’envie d’évoluer au travers des sphères du mysticisme ? La galerie Emmanuel Perrotin où expose actuellement Mariko Mori, peut vous y faire voyager, jusqu’au 23 juillet 2009.
Mariko Mori est une star japonaise de l’art contemporain. Elle privilégie la photographie. Elle associe ce médium à la mise en scène et à la création de ses propres costumes. Elle est au centre de chacune de ses Å“uvres. Elle emploie son corps comme “un outil pour communiquer avec le monde“.
Au sein de l’exposition White Hole, l’Å“uvre de Mariko Mori représente un simulacre de la vie et de la mort. L’artiste nous invite à repenser l’univers multidimensionnel qu’est l’espace et son devenir funeste. La physique contemporaine formule qu’à la mort de l’univers toutes les étoiles seront avalées par les trous noirs et que toute chose existante va disparaître pour laisser place aux particules célestes qui flotteraient dans l’espace infini.
Galerie Emmanuel Perrotin - 76, rue de Turenne, 75003 Paris / Tel : 01 42 16 79 79 / mardi - samedi, de 10h à 19h / Métro : Rambuteau ou Fille-du-calevaire
Ecritures silencieuses : émotions artistiques à pas de loup
mai 24, 2009 by Claire-Marie
Filed under Coup de coeur
C’est un de ces soirs de semaine où las de courir en tout sens, on n’aspire plus qu’à quitter la fourmilière urbaine. Un de ces soirs où le titre de l’exposition « Ecritures silencieuses » prend toute sa résonance à mesure qu’il se déploie.
Ecritures silencieuses… le pied-de-nez d’un oxymore, des sonorités rauques puis douces, le pressentiment d’arabesques autant calligraphiques que chorégraphiques.
O combien un monde d’écritures mutiques serait-il reposant, se surprend-on alors à penser. Slogans, marques, sigles, et ironiquement monogrammes : écritures criardes et tapageuses traquant le chaland à chacun de ces battements de cils.
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L’expérience commence donc au sein de l’ascenseur de l’espace culturel de Louis Vuitton, réalisé par Olafur Eliason : un caisson opaque et moelleux où l’on « perd la vue », littéralement. Dans cet état provoqué de réceptivité, le visiteur, au sortir de l’ascenseur, s’émerveille devant les tablettes Rongo-Rongo, véritable écritures silencieuses et points de départ de l’exposition.

Tablette Rongo-Rongo et leur réinterprétation par Marco Nereo Rotelli
Cette écriture encore indéchiffrable est le dernier témoignage du peuple Rapa Nui, ces habitants de l’Ile de Pâques déportés au Pérou au milieu du XIXème siècle. Confrontés à une telle imperméabilité scripturale, les artistes contemporains sont peut être les plus à même de dépasser cette barrière du sens, du moins est-ce le pari de l’espace culturel Vuitton.
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Peuple Rapa Nui et artistes contemporains : même combat ? C’est ce que peut illustrer le néon de Tracy Emin « It is not so difficult to understand » [ce n’est pas si difficile à comprendre].
Paradoxalement, l’affirmation de la facilité de compréhension est raturée, rendant le déchiffrage de cette affirmation presque illisible. Ce paradoxe s’applique en réalité à l’art conceptuel comme à l’écriture Rongo-Rongo du peuple Rapa Nui. Au premier abord, on comprend le titre de l’œuvre de Tracy Emin comme on reconnait certains symboles des tablettes tels des tortues et croissants de lune. Mais leurs significations les plus profondes nous échappent, permettant la formulation que de simples conjectures.
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L’écriture Rongo-Rongo est-elle bien la seule à nous confronter à cette barrière du sens ? C’est la question que nous pose l’installation de Ni Haifeng en proposant une stratification presque géologique d’ouvrages français de sciences humaines sur laquelle est projetée la vidéo d’une main écrivant des signes mathématiques.
Ne cultivons nous pas nous même la Tour de Babel du particularisme en dressant des obstacles à l’établissement d’un savoir universel, ici représenté par les mathématiques ? N’y a-t-il pas plus grand paradoxe que l’accumulation de ses livres de sciences humaines qui devraient traiter l’homme dans son universalité mais qui ne concernent en réalité que l’homme français ? La critique radicale que propose l’installation reste en suspend tandis que le visiteur hypnotisé ne quitte pas des yeux cette main qui trace et efface.
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Des écritures silencieuses primitives ou futuristes ? Dans cette salle aux allures de grotte de Lascaux, le visiteur est dévoré par les mots qui évoluent à la manière de bactéries, animés par le programme informatique de Charles Sandison s’inspirant du développement des cellules.
Fascinant : les mots se percutent, s’arcboutent, s’embrassent, sans tenir compte de la présence des spectateurs-intrus qu’ils recouvrent peu à peu. L’œuvre est éphémère et évolutive, le programme ne se remettant à jour qu’après six mois. En mêlant nouvelles technologies et bactéries, l’artiste interroge notre conception du langage et de sa temporalité. Comme des bactéries, les mots naissent, se reproduisent et meurent, l’apparition et la disparition de mots dans le dictionnaire l’illustrant chaque année. Une plongée dans l’univers désorientant des mots à tenter !
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L’acte d’écrire n’est il pas finalement plus capital que sa production, une écriture demeurant silencieuse ? Ce travail sur le geste, c’est Robin Rhode qui l’appréhende dans une vidéo chorégraphique mettant en scène un homme cagoulé aux gants blancs.
Ce personnage dont la gestuelle tient de Charlie Chaplin dessine un véritable alphabet corporel à mesure qu’il est assaillit par des triangles blancs, accompagné par une superbe musique de jazz. Un langage des signes à l’échelle humaine qui touche autant qu’il interpelle le visiteur. Mais là encore, plusieurs niveaux de lectures sont possibles sachant que l’artiste sud-africain associe à la forme du triangle les « diamants du sang » africains. La poésie engagée d’un geste écrit et dansé envoute le visiteur : le clou de l’exposition !
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« Ecritures silencieuses » à l’espace culturel Louis Vuitton est une véritable invitation à un voyage autant spatial, par l’évocation constante de l’île de Pâques, qu’intérieur, la quiétude du lieu mettant le visiteur à l’unisson de ses émotions artistiques.
Et l’écho d’un vers de Charles Baudelaire suit les pas, de loup, de celui qui quitte le havre des Ecritures silencieuses pour la fourmilière urbaine : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ».
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Claire-Marie FOULQUIER-GAZAGNES
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Les artistes :
Claude Closky / Tracey Emin / Ni Haifeng / Jenny Holzer / Idris Khan / Joseph Kosuth / Barbara Kruger / Ernesto Neto / Giuseppe Penone / Robin Rhode / Marco Nereo Rotelli / Charles Sandison / Lawrence Weiner / Guyton\Walker / Sun7
Jusqu’au 23 août 2009
Horaires d’ouverture :
Du lundi au samedi de 12h à 19h
Le dimanche de 11h à 19h.
Visites virtuelles sur : http://www.louisvuitton.com/espaceculturel/index_FR.html
Espace Culturel Louis Vuitton
60, rue de Bassano, 75008 Paris
Tel. 01 53 57 52 03
Un grand merci à l’association L’ivresse et le flacon.
Le TRAM en action
mai 20, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos

Le TRAM est une association qui rassemble des sites participant à la production et à la diffusion de l’art contemporain en Ile de France. Leur but : sensibiliser le public. Nicher pour la majeure partie autour de la capitale, ils représentent la créativité active, les salons des indépendants de notre époque, tout ce qui grouille d’inventivité, de vie, et qui demain sera à la page, consacré dans les musées de la capitale (certaines artistes déjà reconnus en dehors de l’hexagone (ils le seront ici dans vingt ans…) reviennent parfois prêtés leur Å“uvres, renvoyant ainsi l’ascenseur à ceux qui les ont soutenu dans leur évolution). Longtemps cantonnés à un art minimaliste, narcissique, ces lieux de création s’ouvrent à une recherche moins conceptuelle et toujours de qualité. Choisissez votre destination, nous vous montrons le lieu à découvrir…
Val d’Oise
Abbaye de Maubuisson - rue Richard de Tour, 95 310 Saint-Ouen-L’Aumône / Tél : 01 34 64 36 10 / www.valdoise.fr
Yvelines
Centre national de l’estampe et de l’art imprimé (Cneai) - Ile des impressionnistes, 78400 Chatou / tél : 01 39 52 45 35 /www. cneai.com
Le Maréchalerie - centre d’art contemporain - Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles, avenue de Sceaux, 78000 Versailles / tél : 01 39 07 40 27 /www.versailles. archi.fr/centre_art.php
Essonne
Ecole et espace d’art contemporain Camillle Lambert - 35, avenue de la Terrasse, 91260 Juvisy sur Orge / tél : 01 69 21 32 89.
Centre d’art contemporain de Brétigny - Espace Jules Verne, rue Henri Douard, 91220 Brétigny sur Orge / tél : 01 60 85 20 76 / www.cacbretigny.com
Domaine départemental de Chamarande Centre d’art contemporain - 38, rue du Commandant Arnoux, 91730 Chamarande / tél : 01 60 82 52 01 /www.chamarande.essonne.fr
Seine et Marne
Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson - Allée de la Ferme-Noisiel, 77448 Marne-la-Vallée cedex 2 / tél : 01 64 62 77 00 / www.lafermedubuisson.com
Centre photographique d’Ile-de-France (Cpif) - 107, avenue de la République 77340 Pontault-Combault / tél : 01 70 05 49 80 / www. cpit.net
Seine-St-Denis
Le Forum, Scène conventionnée de Blanc-Mesnil - 1/5 place de la Libération 93150 Blanc-Mesnil / tél : 01 48 14 22 00 / www.leforumbm.fr
Synesthésie - 15, rue de Denfert-Rochereau  93200 Saint-Denis / tél : 01 40 10 80 78 / www.synesthesie.com
Les Laboratoires d’Aubervilliers - 41, rue de Lécuyer; 93300 Aubervilliers / 01 53 56 15 90 / www. leslaboratoires.org
La Galerie Centre d’art contemporain - 1, rue de Jean-Jaurès; 93130 Noisy-le-Sec / tél : 01 49 42 67 17.
Centre d’art Mira Phalaina Maison populaire - 9, rue de Dombasle; 93100 Montreuil / tél : 01 42 87 08 68 / avec aujourd’hui Un Plan Simple www.maisonpop.fr
Hauts de Seine
École municipale des beaux-arts / galerie Édouard Manet - 3 place Jean Grandel; 92230 Gennevilliers / tél : 01 40 85 67 40.
Ecole supérieure d’art de Rueil-Malmaison - 3, rue du Prince Eugène; 92500 Rueil-Malmaison / tél : 01 5547 14 80 / www. earueil.com
Galerie Villa des Tourelles - 9, rue des Anciennes-Mairies; 92000 Nanterre / tél : 01 41 37 52 06 / www.nanterre.fr
Maisons des Arts - 105 avenue du 12-Février-1934; 92240 Malakoff / tél : 01 47 35 96 94 / http://maisondesarts.malakoff.fr
Val-de-Marne - Centre d’art contemporain d’Ivry - le Credac/Galerie Fernand Léger - 93, avenue Georges Gosnat 92200 Ivry-sur-Seine / tél : 01 49 60 26 06. (avec aujourd’hui l’exposition Urban Ping Pong)
Galerie municipale de Ivry - 59, avenue Guy-Môquet 94400 Vitry-sur-Seine / tél : 01 43 91 15 35.
MAC/VAL Musée d’art contemporain du Val-de-Marne - Place de la Liberation, BP 147 94400 Vitry-sur-Seine / tél : 01 43 91 64 20.
ainsi que Paris…
Palais de Tokyo - 13, avenue du Président Wilson 75116 Paris / tél : 01 47 23 54 01.
Le Plateau-Fonds régional d’art contemporain d’Ile-de-France - Place Hannah Arendt, angle de la rue des Alouettes et de la Carducci 75 019 Paris / tél : 01 53 19 84 10.
La Vitrine de L’ENSA Paris-Cergy - 24 rue Moret 75011 Paris / tél : 01 43 38 49 65.
La maison rouge, fondation Antoine de Galbert - 10 bd de la Bastilles 75012 Paris / tél : 01 40 01 08 81.
Beaux-arts de Paris, l’école nationale supérieure - 14, rue Bonaparte 75006 Paris / tél : 01 47 03 54 58.
Immanence - 21, avenue du Maine; 75015 Paris / tél : 01 42 22 05 68.
Jeu de Paume - Site CORCORDE - 1 place de la Concorde 75008 Paris /Site SULLY - 62 rue de Saint-Antoine 75004 / tél : 01 47 03 12 50. Avec l’exposition HFRG
TRAM - Réseau art contemporain Paris / Ile de France , 32, rue Yves Toudic, 75010 Paris / Tél : 01 53 34 64 15.
1, 2, 3 Hypnos
mai 19, 2009 by Vanessa
Filed under Aujourd'hui, Soirée

Territoire du néant. Zone d’assoupissement de la conscience. “Hypnos” incarne ici un projet esthétique portant sur l’approche du regardeur sous l’omniprésence médiatique du monde hyperindustrialisé.
Ce soir, 18h, à la galerie Defrost, venez assister au vernissage de l’exposition collective 1, 2, 3 Hypnos qui part de l’actuelle remise en cause d’un constat sociologique : la dimension fascinante des médias comme facteur de démocratisation et “d’épanouissement” dans le siècle dernier.
Galerie Defrost - 24, rue du Vertbois, Paris 75003 / Tel : 01 77 32 72 33 / Métro : Arts et Métiers, lignes 3 et 11.
Urban ping pong
mai 17, 2009 by Erwan
Filed under Art contemporain, Expos
La galerie Fernand Léger accueille son exposition annuelle dédiée à l’architecture et notamment à la place de l’Art dans l’Espace Urbain : Urban Ping Pong. Trois artistes se répondent d’où le nom “Ping Pong”.
Didier Courbot est un artiste qui modifie les petites choses du quotidien. Il repère des détails de notre environnement qui auraient pu être modifiés, pensés différemment, et il répare, fixe, arrange, améliore, pour donner un autre sens à la vie des villes. Il joue sur des nuances de l’architecture et témoigne de la présence créatrice de l’homme dans un monde socialement normalisé. Sa palette de photos est un peu triste, sans éclairage, mais elle dégage un sentiment d’humilité, celle de l’artiste au milieu de la foule. Il n’est pas témoin. Il est l’acteur futile de l’amélioration des villes.
Dans une seconde salle, le même Didier Courbot a fait venir ses objets personnels pour occuper les lieux. Chaque jour jusqu’au jour du vernissage, jusqu’à la dernière minute précédant l’ouverture de l’exposition, l’artiste a travaillé sur la disposition de ses objets pour donner un résultat surprenant. A voir donc… Décrire c’est déflorer.
Dans la grande salle du centre d’art, Eric Hattan reprend tous les objets qu’il trouve sur place (comme le faisait Jeune Fille Orrible à la Maison Populaire de Montreuil) pour recréer une atmosphère unique, une ambiance de noctambule. Une grande scène est ainsi dressée en entrant dans l’espace, la lumière est feutrée, un bruit métallique raisonne et donne un sentiment de solitude. Enfin, l’association Entre-deux présente quelques quatre-vingt quatre propositions d’oeuvres que le “visiteur peut activer dans les lieux publics”. Ces projets sont autant de rêves, de projets, conduis par des artistes de renom. Et si l’on vous donnait la possibilité de créer à la hauteur de vos ambitions ? Cela ressemble à une question présentée à des élèves d’école primaire, sauf qu’elle est posée à des artistes qui chaque jour réfléchisse au sujet.
Durant toute la période où la galerie Fernand Léger est fermé, le Crédac, avec qui elle partage l’espace d’exposition continue d’exister “virtuellement” via Internet . Royal Garden est ce lieu magique où des artistes tels Raphaël Zarka (Il est partout), Maria Thérésa Alves, invités par Etienne Bernard et Claire Le Restif, continuent de faire vivre un art expérimentental.
On ne s’étonnera de voir une telle émulation à Ivry, dans la ville ping-pong ou près de 80 oeuvres d’art contemporain sont intégrées au paysage urbain, l’occasion d’une belle promenade. La météo
Erwan Gabory
Urban Ping Pong, jusqu’au 14 juin
Centre d’art contemporain d’Ivry, le Credac/Galerie Fernand Léger
93, avenue Georges Gosnat 94200 Ivry/seine 01 49 60 25 06
C’est gratuit. Mais la gratuité c’est le prix de nos impots, alors autant en profiter…
L’esthétisme selon Erwin Olaf
mai 15, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos, Photo
L’exposition Erwin Olaf ne pouvait pas être montrée dans un meilleur lieu. L’intérieur luxueux et épuré de l’Institut néerlandais est tout à fait raccord avec l’univers de l’artiste. Une ambiance de piété, solennelle, tel que le visiteur lui même n’ose élever la voix.
Pour sa première grande exposition en France, le néerlandais Erwin Olaf présente films et photographies de sa nouvelle série “rain, hope, grief end fall“. “Perfection”, “retenue”, et “solitude” sont sans doute les meilleurs qualificatifs pour décrire cette exposition.
La série photographique dévoile des sujets figés dans des instants de la vie quotidienne, des histoires mystérieuses et des personnages aux plastiques irréprochables.
L’espace vidéo, en sous sol,  est sans aucun doute un élément indispensable au succès de cette expo. L’esthétisme y est poussé à sa perfection. Ce que l’on retient est l’attitude de grande retenue de ses acteurs. Dans Wet, une femme d’une quarantaine d’année espionne un jeune homme sous sa douche. Et, quand enfin elle se décide à l’approcher, elle ne fait que l’effleurer, sans jamais passer à l’acte.
Institut néerlandais - 121, rue de Lille, 75007 Paris / Du mardi au dimanche, de 14h à 19h / de 2 à 4 euros / Jusqu’au 5 juillet 2009 / Renseignements : 01 53 59 12 40.
Art à Saint Germain des Prés
Aujourd’hui et durant quatre jours les galeries du quartier de Saint-Germain-des-Près sont en fête. C’est le moment de prendre le temps de flâner dans les galeries. Jusqu’au 17 mai : Art contemporain, photographies, art premier, art décoratifs, grands créateurs de meubles du XXe siècle… sont au rendez-vous.
Voici la liste des galeries partenaires sur les site Art Saint Germain-des-Prés.
L’orrible effet Cathartique
mai 10, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos

Est-ce que se servir d’un caddie pour faire du bruit est vraiment de l’art ? C’est la question que je me suis posée lors de la performance du trio d’artistes « Jeune fille orrible », composé de Janin Beneck, Frederic Danos et Olivier Nourrison, qui s’est déroulée dans le jardin de la Maison Populaire de Montreuil mercredi 6 mai à 20h.
Juste avant le début de la performance, le groupe a rassemblé des objets éparses venus des alentours : Caddie de supermarché, bâtons, chaise, table de jardin,… afin de s’adonner à un petit concert pas comme les autres.
Les spectateurs étaient rassemblés, à la demande du trio, sur la pelouse de la maison Populaire, où l’événement a débuté.

La performance commence alors timidement. Des spectateurs n’ont pas l’air de s’en rendre compte et continuent de discuter. Plus les bruits s’accentuent, plus les voix font silence. Un des artistes s’empare d’une chaise et la balance devant lui. Janin Beneck de son côté s’accroupit pour frotter le dos d’une poêle contre une bûche. Le troisième empoigne une table de jardin, disparaît derrière les branches d’arbres feuillus qui dominent le mur sur lequel il plaque la table et la frotte. Chaque mouvement produit un son. Un caddie s’explose par terre à quelques centimètres des spectateurs, manquant de les blesser. Un seau frotté contre un mur fait un bruit assourdissant. Mademoiselle Beneck, avec son bâton, frappe à de nombreuses reprises contre des fils de barbelé qui surplombent les murs de la Maison Populaire. Le simple déplacement du bâton produit lui même un son.
Tout le long, des réactions du public émergent. Certains spectateurs éclatent de rire. D’autres ont un petit rictus. Un autre a la mine blasée. Une voix s’élève, puis une seconde. Deux spectateurs mécontents, disent : « on n’est pas au théâtre tout de même ! On est en extérieur, si on ne peut même plus réagir ». L’un puis l’autre s’engueulent avec une jeune femme, qui réclamait deux secondes auparavant un peu de silence afin de filmer la performance sans avoir leurs réactions. Le show se poursuit du côté des artistes. Ils tapent, frottent, jettent de plus belle tous les objets qu’ils trouvent.
Après une demi-heure d’intense représentation, chacun rassemble deux ou trois objets en une « composition artistique ». La performance prend fin mais une nouvelle Å“uvre vient d’être créée.
S’il est vrai que tout cela n’a rien de neuf (cela rappelle ce que faisait John Cage dans les années 60) l’intérêt de cette performance vient du fait qu’elle est en continuité avec l’exposition « un plan simple (scène) ». Il n’y a plus aucune frontière entre les spectateurs et la scène. Ainsi cette performance a un effet semblable au théâtre cathartique. Elle trouble l’âme pour ensuite mieux l’apaiser.
Vanessa Prudent
Petite compilation des évènements artistiques à venir
mai 7, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos
Voici une petite compilation des évènements à venir au sein des musées d’art contemporain et des galleries de Paris et en Ile de France :
Dans les musées :
- Jeu de Paume
Du 30 mai au 27 septembre :
Planète Parr - la collection de Martin Parr : cette exposition proposera un dialogue entre les photographie de l’artiste et sa collection d’objets hétéroclites.
Irina Botea : Artiste né dans les années 70, enseigne à Chicago. Ses vidéos réinterprètent les images des médias qui font l’ Histoire.
© Martin Parr, Magnum Photos / Kamel Mennour
Du 29 mai au 27 sept :
VRAOUM! Bande dessinée et art contemporain : rencontre entre deux univers de la bande dessinée et l’art qui est nourrit de celle-ci. Cette exposition donnera à voir une série de sculpteurs et de peintres qui se sont inspirés de la BD.
Du 28 mai au 27 septembre :
Spy Numbers : Les “spy numbers station” sont utilisés pour transmettre des instructions sous forme codée à des espions dans le monde entier. Le Palais de Tokyo invitera des artistes passionnés d’encodage mathématiques, d’effacement de corps lynchés, de capteurs sismiques et de la production d’aurores boréales.
Dès le 26 juin :
Veit Stratmann propose une installation lumineuse sur laquelle le regard ne s’arrête plus. La lumière transforme entièrement les espaces de circulation du musée et abolit les frontières entre l’environnement et l’ environné.
Inci Eviner a eu l’idée original d’utiliser du papier peint pour transformer son espace d’exposition. Les images qu’elle utilise permettent  d’interroger les frontières entre le public et le privé.
Galleries :
Du 9 juin au 31 juillet 2009 :
Corps étranger est une exposition de Martiel Cherrier. Ce dernier sculpte son corps et le met au centre de son œuvre photographique.
Du 12 mai au 12 juin 2009 :
Exposition White else?… Plusieurs artistes ont rassemblé leurs Å“uvres pour une ode au blanc.
Du 07 mai au 20 juin 2009 :
All Passion spent (Death and Dark forests). Borre Saethre met en scène des environnements oniriques offrant une expérience cinématique. Ses espaces peuvent, à première vue, paraître austères. Elles se révèlent emplies de fantaisies cachées (sculptures, jeux de lumières, ambiances sonores et films).
Du 06 mai au 06 juin 2009 :
“Ummagumma” est le nom de l’exposition d’Armand Jalut et de Maxime Rossi. Leurs peintures attirent pour leurs qualités d’exécution autant qu’elles suscitent le dégoût et la répulsion. Ils ont une approche poétique et ironique, interrogeant notre perception du geste artistique.
Jusqu’au 14 juin :
“Urban Ping Pong” explore des nouveaux rapports entre l’art et l’urbain.
Un week-end à Sanary
mai 7, 2009 by Vanessa
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Pour ce week-end de trois jours, je vous convie à vous rendre à Sanary-sur-mer qui se métamorphose le temps du mois de mai en un “Jardin de sculptures”. Jusqu’au 31 mai, s’exposent sculptures monumentales réalisées par 10 artistes, au sein de son centre ville, à l’ Espace Saint Nazaire et sur ses quais. Les sculpteurs ont eu carte blanche : leurs créations sont présentées dans la plus totale liberté. C’est l’occasion pour Sanary de faire découvrir des artistes nationaux et internationaux aux visiteurs qui pourront se balader et apprécier les Å“uvres exposées.
“Sanary, Jardin des sculptures” - Jusqu’au dimanche 31 mai 2009 - Centre Ville - Quai du Port - Espace Saint Nazaire / Renseignements : Maison du Tourisme 04 94 74 01 04 – Entrée libre
Le grand marché d’art contemporain: un moyen de percer ?
mai 6, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos
Je me suis rendue au grand marché de l’art contemporain de Bastille. Je n’ai pas seulement admiré les Å“uvres exposées pour l’occasion. Curieuse, je n’ai pas pu m’empêcher d’ aller à la rencontre d’artistes et d’exposants. Je leur ai demandé ce que leur apporte concrètement ce type d’évènement.
Thérésa qui représente l’artiste Paul Raynal,  me dit : “C’est toujours positif pour les artistes. Au niveau des galeries c’est toujours un peu serré.  C’est de plus en plus difficile d’y rentrer pour quelqu’un qui débute.”
Je poursuis mes périples, je tombe sur Else qui  me raconte que le grand marché d’art contemporain : “c’est la liberté pour les artistes. C’est parfait pour ceux qui appréhendent de démarcher les galeries et montrer leurs books.  Ici on expose ce que l’on veut. On ne demande pas d’avis à qui que ce soit” Je la remercie comme il se doit pour  son témoignage. Je continu à flâner de stands en stands.
Je m’arrête au près de Michelle Pannier. C’est la quatrième fois qu’elle se rend au grand marché d’art contemporain en tant que visiteur. Mais cette année, c’est différent, elle passe de l’autre côté en tant qu’ artiste exposante. Elle m’avoue que “cet évènement génère un flux de visiteurs très différents.”
Sylviane Pelletier : “je suis là depuis le début, il y a 15 ans. Ça rapporte des clients. C’est très important ce genre de manifestation. A Bastille on voit de beaucoup de clients qui achètent vraiment. C’est un rendez-vous incontournable
.”
Sophie Bonnet qui expose en galerie depuis 10 ans, connait bien les problèmes que rencontrent les artistes.  “Les foires rendent pas mal accessible l’achat des Å“uvres d’art. Le but du grand marché est de vendre. Pour les bados, c’est l’occasion d’obtenir des Å“uvres au prix atelier. Il n’ y a pas d’intermédiaires. Ça permet de démocratiser l’art.”
Stéphanie Haguenauer représente la société Revel’Art, mais à cette occasion, le stand de l’artiste Emmanuelle Lemetais dit que “les visiteurs viennent pour avoir de la diversité, avoir un coup de cÅ“ur. Les gens apprécient de voir les artistes en direct. Il y a les habitués qui viennent sur les deux grands marchés. C’est important donner l’occasion aux artistes de se faire découvrir, ça leurs fait un CV.  Il ne faut pas oublier le côté financier car il faut pouvoir couvrir les frais du stand qui est loué pendant toute la durée du festival.  C’est une épreuve de devoir rentrer en contact avec la foule : ça leurs permet de prendre confiance en eux. Mais le succès n’est pas toujours au rendez vous. “
Discuter avec ces acteurs du monde artistique contemporain permet de prendre conscience des difficultés que ces gens rencontrent, que ce soit chez les artistes débutants que confirmés.
Vanessa Prudent
Le Grand Marché de l’Art Contemporain avait lieu du 28 avril au 3 mai sur la place de la Bastille
Galerie Olivier Waltman
mai 5, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos

A découvrir la galerie Olivier Waltman : ils exposent des artistes internationaux, qui n’ont pour la plus part jamais exposés à Paris. A l’exemple de Jérôme Lagarrigue, artiste de nationalité franco-américaine âgé de 33 ans et originaire de Brooklin. Il expose actuellement ses peintures de visages aux formats démesurés. Le nom de son exposition : “Brooklintimate”. A venir, Jean Pierre Attal, du 03 juin au 05 juillet 2009.
Galerie Olivier Waltman - 74, rue Mazarine 75006 paris / tel :  01 43 54 76 14 / métro : Odeon
Ouvert : du mardi au samedi ; de 10h30 à 13h et de 14h à 19h30
Orrible performance
mai 1, 2009 by Vanessa
Filed under Art contemporain, Expos
Ils proposent des concerts de bruits délirants et étranges. Ce sont des musiciens pas comme les autres. Et là , vous pensez : musiciens ? concerts ? De quels instruments jouent-ils ?  Je vous réponds : de “l’objet”.
Vous pourrez vous défouler lors de la future performance de Jeune fille orrible : un trio infernal composé de Janin Beneck, Frederic Danos et Olivier Nourrison.
Elle aura lieu à la Maison populaire de Montreuil le mercredi 6 mai 2009, 20h. Spectacle insoutenable garanti !
Si vous ne les connaissez pas… sans plus attendre.
Centre d’Art Mira Phalaina - Maison Populaire, 9 bis rue Dombasle, F-93100 Montreuil
mercredi 6 mai 2009, 20h - Métro mairie de Montreuil ou bus 121 - Tél. 01 42 87 08 68
Le bureau/ un plan simple mais efficace
mai 1, 2009 by Vanessa
Filed under Coup de coeur
Après “perspective“, premier volet de l’exposition du Bureau/ intitulée Un plan simple, la maison populaire ouvre son deuxième panneau : scène.

La scène comme point de départ
Pour cette exposition, l’espace de La Maison Populaire a été conçu comme une scène. Le spectateur prend la surface d’exposition en frontal. Il fait face aux Å“uvres et les contemple. Dans le miroir au fond de l’espace, il se reflète, devenant ainsi l’oeuvre qu’il complète. Le public est acteur à la fois. L’expérience collective devient active. Etonnant ! Cela est dû à la disposition des Å“uvres dans l’espace, étudiée avec une grande minutie. L’Intervallo de Giulio Paolini, sculpture antique en plâtre procure une deuxième sensation particulière. A la maison populaire, l’espace qui sépare ces objets est tout aussi important que les sculptures elles-mêmes.
Un plan simple est une exposition pleine d’ingéniosité. Les artistes invités ont donné des réponses tout à fait pertinentes au concept. Il s’agissait de comprendre le dispositif scénique occidental en allant chercher sa signification à sa source : le théâtre grec. Et chacun a su détourner le propos.

Blind Spencer et Blind Alan Ladd (mirror), de Douglas Gordon, sont des photographies de star du cinéma des années 1950. L’artiste supprime délibérément les yeux des personnages et les remplace par des miroirs. Le spectateur se trouve face à un regard sans expression, dans lequel il ne peut pas se contempler. Il est assimilé aux milliers de regards que les fans portent sur les icônes sans que jamais ceux-ci ne leur soient rendus.
La sculpture de Jan Kopp And this is only the beginning, est une représentation d’une scène de théâtre qui rappelle les scènes antiques. L’originalité repose sur l’éclairage des lampes de bureau se reflétant sur les miroirs qui tapissent le fond de cette sculpture.
Christophe Lemaitre utilise un programme informatique pour réaliser l’image d’un rideau. Belle scène pour un tomber de rideau !
Au Centre d’Art Mira Phalaina, le travail qu’effectue le bureau/, collectif de sept commissaires d’exposition, (c’était déjà en partie eux l’expo “35h” au Laboratoire d’Aubervilliers) concourt à faire d’un plan simple une oeuvre en soi, une atmosphère singulière dans laquelle convergent des sensibilités et des compétences, celles des artistes tout d’abord, réunis, mais aussi celle de cette Scène qui les accueille. Rendre simple ce qui était hier trop compliqué, trop conceptuel, trop narcissique, c’est certainement la démarche que prend l’Art contemporain. La Maison Populaire se nourrit ici d’une oeuvre éphémère vouée à disparaitre le 4 juillet.
Vanessa Prudent.
Centre d’Art Mira Phalaina - Maison Populaire, 9 bis rue Dombasle, F-93100 Montreuil - exposition du 29 avril au 4 juillet 2009 - Métro mairie de Montreuil ou bus 121 - Tél. 01 42 87 08 68















