Archive pour la catégorie ‘CD’

Noir Désir le retour? En tout cas le recommencement.

Jeudi 13 novembre 2008

Noir Désir a mis en ligne 2 titres inédits en téléchargement gratuit sur leur site depuis hier.
Faut-il parler de retour du « meilleur groupe de rock français »? Peut-être bien…

La première chanson, ‘Gagnants/perdants’, est une composition originale  «en réaction au contexte actuel, politique et humain», explique le groupe.

La deuxième ‘Le temps des cerises’, est une reprise de la chanson de la Commune de Paris, signée en collaboration avec Estelle et Romain Humeau du groupe Eiffel. «De la même façon, [cette chanson] est née d’un désir subit, d’une urgence même», poursuit Noir Désir.

Ces 2 nouveaux titres mettent fin à 7 ans de silence puisque le dernier album du groupe « Des visages, des figures » était sorti en septembre 2001.

noir désir des visages des figures

Cependant un retour sur le devant de la scène n’est pas prévu dans l’immédiat. Le groupe annonce qu’il veut prendre son temps, travailler tranquillement et sans pression.

Une chose est sûre, leur retour est sujet à polémiques. Beaucoup pensent que Bertrand Cantat devrait retourner dans l’anonymat, quand d’autres déclarent qu’il a purgé sa peine et a le droit de s’exprimer à travers son métier d’artiste.

La seule question en suspens est de savoir comment le groupe arrivera à surmonter le drame auquel il est désormais associé.

Qinze chansons, le nouveau Delerm

Mardi 4 novembre 2008

Vincent DelermLe rétro mou de Vincent Delerm n’a pas changé d’une note. “Quinze chansons”, le nouvel album du chansonnier à la voix traînante est à réserver aux afficionados.

La nostalgie trentenaire de Vincent Delerm ne bouge pas. Conservée dans le formol de sa voix chuchotante et dans ses paroles référentielles, elle s’adresse toujours au même public de bobos parisiens. Cette nostalgie est déclinée à un pluriel  franchement singulier : nostalgie des années 60 jamais vécues dans “Tous les acteurs s’appellent Terence”; de l’Angleterre provinciale des clichés de Martin Parr dans la chanson composée en l’honneur du photographe Britannique qui avait fait un tabac à la MEP, il y a deux ans; du tacle jamais réalisé à l’euro 2008 par Patrick Vieira ; et bien sur des amours qui passent, légères et rousses devant les terrasses des cafés parisiens, ou bien avec des bracelets rouges à la picine municipale.

Comme d’habitude chez Delem, l’ennui du quotidien a la force tranquille de références chics. Quand on aime, c’est plus mignon qu’ “un urinoir de Marcel Duchamp bébé”, et on lit Marc Lévy et Kundera dans les bras de sa mie. Le premier single, “Un temps pour tout” est représentatif de l’album : Delerm y  vouvoie son amour aussi passé que le temps des Michocos, persistant et signant l’éternelel répétition d’un quotidien à demi-vécu dans un bain de culture télérama.

Alors que les duos de “Favourite songs” pouvaient séduire toutes et tous, l’an dernier, on conseilleera donc “Quinze chansons” aux fans inconditionnels de Delerm. Aux autres on dira de s’abstenir… et aussi de ne pas critiquer trop sarcastiquement. Il faut du courage finalement pour entreprendre une éternelle répétition des mêmes micro-phénomènes. Et c’est peut-être la façon dont Vincent Delerm fixe cette vie minimale et néanmoins si fuyante sur ses CDs.

Vincent Delerm, “Quinze chansons”, Tôt ou Tard, 17 euros.

Réservez-vite : Biolay en concert unique au Marigny le 28 novembre

Samedi 1 novembre 2008

Date unique pour le BB Gainsbourg au Théâtre Marigny le 28 Novembre.  Il fait aussi venir ses amis. Nous ne résistons pas au plaisir de vous renvoyer à notre article de l’an dernier sur “Trash Yéyé”, le dernier opus de Biolay. A noter : grande tendresse, et immense obsession de notre côté pour la chanson érotico-humoristique “Dans la garçonnière”.

biolay

Second sex : Nouvel album en écoute sur myspace

Samedi 1 novembre 2008

Second sexLeur nouvel album “La petite mort” sort lundi 3 novembre et est déjà en écoute depuis ce  week-end sur myspace. Premier single : “We lost control”. A vos ordis!

The Cure, le retour : nouvel album en écoute sur myspace

Mardi 28 octobre 2008

the cureLe groupe mythique est de retour, avec un album qui se nomme ” 4:13 Dream” et qui est en écoute intégralement sur myspace. Toujours spleen, Robert Smith a gardé la noirceur d’il y a trente ans. Voici live de Rome : Underneath the stars.

Plus d’infos sur le site des Cure

Cure, underneath the stars

A la recherche du Black Ticket d’AC/DC

Lundi 13 octobre 2008

AC/DCCela fait 8 ans que les fans du groupe australien AC/DC attendent avec impatience la sortie d’un album.
Ils seront enfin récompensé le 20 octobre avec « Black Ice ».

 

A cette occasion Columbia Label Group organise une chasse au trésor. Le principe est simple
- 6 blocs de glace seront disséminés dans Paris
- 20 albums collector seront cachés
- à l’intérieur de l’un d’eux, le Black Ice Ticket, qui vous fera partir aux USA voir en concert le plus grand groupe de rock de tous les temps

Voilà le widget sympa qui vous permettra de devenir un chasseur émérite.

 

 

Pour vous donnez l’eau aux oreilles voilà le clip du premier single Rock’n'Roll Train

 

Le site officiel

La genèse du groupe vous est conté ici.

Le groupe sera en tournée, on en parle ici.

Si vous aimez les groupes mythiques voilà les Guns N’Roses.

Guns N’ Roses dans les bacs le 23 novembre

Lundi 13 octobre 2008

guns and roses Apres dix-sept ans d’attente (”Use Your Illusion” est sorti en 1991 et “The spaghetti incident, qui date de 1993 est constitué de reprises), le nouvel album des Guns N’ Roses, “Chinese Democracy est enfin annoncé pour le 23 novembre. En attendant cette democratie chinoise et rock’n'roll, fêtons ça vec un bon vieux clip, celui de November Rain.

 

Nigerian Wood, Keziah Jones

Vendredi 10 octobre 2008

Le dernier album de Keziah Jones ne fait pas partie de ceux qu’on adore dès la première écoute. Il ne provoque aucun coup de foudre. Mais au fur et à mesure, on s’habitue aux sonorités étranges du musicien et on découvre une écriture foisonnante qui se révèle aussi riche qu’elle est rare. Un album à ne pas entendre, mais à écouter.

Keziah jones

 Ce qui peut passer pour ses défauts sont en réalité les qualités de l’album Keziah Jones. La première écoute en est ardue car les rythmes sont complexes, les mélodies flirtent avec la dissonance et la voix du chanteur n’est pas ce qu’il y a de plus suave… Nigerian Wood ne se laisse pas approcher comme ça, sauf si l’on fait l’effort de vraiment écouter ce qu’il a à nous dire. Dans ce cas, on se rend vite compte qu’on a affaire à un album particulièrement riche.

En effet, les morceaux sont foisonnants. Les mélodies ne sont jamais simples (surtout dans African Android) et sont en plus accompagnées de rythmes assez sophistiqués (Beautifulblackbutterfly). Après avoir été déboussolé et ne plus avoir su où prêter l’oreille, on commence à se familiariser avec les morceaux de Keziah Jones. L’artiste, en plus d’être un très bon musicien, développe ses morceaux avec une aisance rythmique sidérante. D’un morceau à l’autre, le style musical change ; on passe de la soul au funk en passant par des accents rocks. La constance, c’est réellement le rythme. Même dans un morceau aux allures très conventionnelles comme My Kinda Girl, Keziah Jones apporte son univers avec une ligne de basse toujours très groove, et des refrains qui détonnent presque par rapport au reste de la chanson.

 

Keziah JonesLagos Vs. New York est un bijou d’énergie, peut-être le meilleur morceau de l’album. Et dans les morceaux plus calmes (Long distance love, Unintended consequences) resurgissent des accents de la musique de Marvin Gaye, dont le musicien s’est forcément inspiré.

Nigerian Wood est un album particulièrement intéressant parce, la plupart du temps, il renonce au compromis (les deux morceaux les plus complexes rythmiquement ouvrent l’album) et impose sa culture musicale. Ceux qui feront l’effort de se frotter à son univers seront certainement touchés ; tant pis pour les autres.

 


 

Katra, « Beast Within » : Rien de neuf sur la scène métal gothique

Mardi 30 septembre 2008

La scène métal gothique finlandaise ne se renouvellera pas avec « Katra ». L’album du groupe, « Beast within », ne délivre pas de mélodies nouvelles. Elles ont beau être assez entraînantes, elles ne sont pas touchantes. Et la voix de Katra Solopuro ne parvient pas à compenser ce manque d’originalité. Un album agréable, mais pas passionnant.

Un nouveau groupe de métal gothique féminin à tendance symphonique cherche à s’imposer dans le milieu. Le groupe finlandais Katra s’est fait connaître sur ses terres en 2006, au point de représenter la Finlande à l’édition 2007 de l’Eurovision avec « Tietäjä ». Ils sont arrivés 17ème.
Leur deuxième album, « Beast within », le premier à sortir hors de la Finlande, n’est pas d’une grande originalité. Les mélodies sont jolies et parfois assez entrainantes comme « Grail of Sahara » et « Fade to Gray », mais elles ne sont pas véritablement prenantes.
Alternant musiques douces (« Mist of dawn ») et guitares énergiques (« Beast within »), le mélange symphonique ne crée pas d’alchimie singulière. Les paroles sont plates et sans grande poésie. La reprise en finnois de « Hijo de la luna » du groupe Mécano, n’apporte pas grand-chose à un public hexagonal qui en connait la version française.
Mortelle comparaison
Le plus grand handicap de Katra est d’arriver sur une scène déjà très occupée. En tant que groupe métal symphonique féminin finlandais, il ne peut qu’être comparé à Nightwish, et à son ancienne chanteuse, Tarja Turunen. Mais le rapprochement s’arrête là. La voix de soprano de Katra Solopuro est loin d’atteindre la puissance de Tarja Turunen.
Ce ne serait pas un problème si l’émotion remplaçait la théâtralité. Les internautes essaient de la comparer à Sharon den Adel de Within Temptation, dotée d’une voix cristalline toute en finesse. Là encore, le parallèle s’effondre rapidement.
L’album n’est pas désagréable à écouter, loin de là. Mais on s’en lasse vite.
Katra, “Beast Within”, Napalm Recods, 17,07€

Thomas Fersen, Trois petits tours

Mardi 16 septembre 2008

Trois coups de baguette pour changer des valises en gourmandes camarades, des avions en concombres et un ukulélé en grillon ; trois coups de bâton pour passer d’un monde à l’autre, de la réalité au rêve, des aérogares aux vagabondages dans les nuages. Dans son dernier album, Thomas Fersen rend hommage à sa valise tout juste revenue des Antilles.

De son dernier best-of, Thomas Fersen a gardé sa puce sauteuse -ou « uku-lélé » en hawaïen-. A l’oreille, l’insecte lui avait donné des idées ; aux grattements de sa « guitare de poupée », il a donc ajouté bruits de bassines, sacs de bottes et fanfare. Un orchestre anarchique en somme, de ceux qui siéent aux globe-trotters et autres rêveurs qui, suite à de vertigineux vagabondages, n’ont pour adresse qu’une valise sans étiquette

Celle de Fersen, baptisée Germaine, est une omnivore qui se goinfre de vêtements sales, héberge des mites - non fumeuses- et nargue les douaniers. Car ce tendre objet, seule amie du voyageur, se transforme pour d’aucuns (et leurs chiens) en potentiel assassin… Quand l’aéroport se fait le porte-drapeau d’un « monde de barbelés », le chanteur n’a plus qu’à s’absorber dans le rose de l’aube…. Alors, dans un avion-concombre, il quitte la terre pour un « voyage sans encombre » ; de sa voix paresseuse –il n’a que 4 cordes-, il noie les mouches dans des verres d’eau et fait de son gratte-dos un ustensile aussi sensible que les mains d’une fille.

Vous l’avez noté, Fersen a eu beau parsemer son répertoire de notes métissées, se faire arranger par un Quebécois (Fred Fortin), il n’a quitté ni son costume de fée ni son humour décalé. Ses vers de magicien sont performatifs : les premières pistes laissent un peu « molles », simples “paillassons” sur lesquelles on se prépare avant « d’embarquer »… dans sa valise, bien sûr ! « Punaise, j’étais gonflé à bloc », c’est dit, les titres se font plus rythmés, on est entrainé…

Trois petits coups, Thomas Fersen, Septembre 2008, Tôt ou tard, 11 titres, 16,99 euros.

Fersen