Archive pour la catégorie ‘Evenements’

Marc Riboud et Wu Jia Lin, « Regards croisés » sur la Chine

Jeudi 20 novembre 2008
20 novembre 2008 14:00au24 décembre 2008 18:00

La Chine des années 60 et celle d’aujourd’hui, celle de Shangaï, de la Cité interdite ou de la province de Hunan ; la Chine vu par un Français, Marc Riboud, ou par un « autochtone », Wu Jia-Lin… Le tout à la galerie Lipao-Huang (Paris 6e), jusqu’au 24 décembre.

En France, Marc Riboud est le photographe du peintre de la Tour Eiffel… L’homme, né en 1923 à Lyon, a fait le tour de la planète, a couvert l’indépendance de l’Algérie et beaucoup travaillé en Asie. L’histoire de son arrivée en Chine est contée à la Galerie Lipao-Huang, devant une photo prise, le 31 décembre 1956, dans un train coincé à la frontière entre Hong Kong, alors britannique, et la Chine communiste :

femme dans le train

 

 

Ci-dessous, autre femme passée dans les filets de l’objectif de Marc Riboud. Le cliché a été pris en 1967, mais la vieille femme témoigne de la Chine d’un autre âge. Habillée en aristocrate, elle fume, comme seules les femmes chinoises âgées peuvent se le permettre, car elles sont considérées comme étant au dessus des lois : 

marc riboud

 

 

Dans la deuxième salle de la galerie, sont exposées des œuvres de Wu Jia-Lin (1942-), des clichés en noir et blanc de sa région, le Yunan, région du Sud-Ouest de la Chine. Sur ces photos, les affiches L’oréal et les jeunes femmes pressées viennent boulverser les ânes et les ruines…

chine

 

 

 

 « Chine regards croisés », galerie Lipao-Huang jusqu’au 24 décembre, 16 rue Dauphine, Paris 6e, Métro Odéon. 01 43 54 14 90 

marc riboud

 

YOU ROCK YOU WIN à la Loco ce vendredi

Jeudi 20 novembre 2008
21 novembre 2008 21:00au22 novembre 2008 4:00

YOU ROCK YOU WIN c’est avant tout une soirée pour tous les fans de pop, de rock et de folk organisée par La Loco, la célèbre discothèque parisienne, Total Music, le plus grand magasin de musique à Paris et Hitmuse.com, la plateforme musicale de référence des artistes indépendant. Elle se déroule tous 1er et les 3ème vendredi de chaque mois.

YOU ROCK YOU WIN

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Juliette Binoche, actrice, peintre, écrivain et danseuse !

Mercredi 19 novembre 2008
19 novembre 2008 19:00au7 décembre 2008 19:00

binoche danseJuliette Binoche est désormais une star internationale complète. Après Londres et la Belgique, avant New-York, c’est Paris qui lui rend hommage : jusqu’au 7 décembre, la cinémathèque diffuse l’ensemble de ses films…

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Dans le labyrinthe de l’exposition Gainsbourg, à la Cité de la musique

Mercredi 19 novembre 2008
1 mars 2008
18:00

Je me flingue pour renaître », « surtout pas de stagnation » disait Serge Gainsbourg sur le Divan d’Henry Chapier… « Surtout pas de stagnation » donc des créations : peinture, music-hall, cinéma, chansons, punk, roman, « L’homme à la tête de chou » n’a jamais cessé de se régénérer, d’inventer un langage nouveau. L’exposition de la Cité de la Musique l’illustre par une biographie « hétéroclite », jusqu’au 1er mars 2009…

« J’ai les idées claires dans le noir », disait Serge Gainsbourg… Le commissaire de l’exposition de la Cité de la Musique, Frédéric Sanchez, l’aura retenu, la salle est sombre.
Serge Gainsbourg, alias Lucien Ginsburg (ou plutôt le contraire), était un homme éclectique, un dandy touche-à-tout, touche-à-tout les arts, toutes les femmes…. Là aussi, la Cité de la musique ne l’aura pas oublié : l’exposition est organisée en périodes chronologiques (La période bleue (1958-1965), Les Idoles 1965-1969), La décadanse (1969-1979) et Ecce Homo (1979-1989)), mais au premier abord, le visiteur se sent plongé dans un joyeux et étourdissant fouillis : le sens des panneaux n’est nullement indiqué, les extraits de films (de Gainsbourg, ou d’interviews) sont insérés dans des supports comprenant de multiples photos, les bandes sons se mélangent joyeusement. Le commissaire a voulu proposer au visiteur « une promenade sensible », le perdre dans un « labyrinthe d’images et de sons » (le concept semble à la mode, le quai Branly propose aussi avec l’exposition “Upside down-Les Arctiques” une “expérience sensorielle”)… Effectivement, et dans ce cas, traverser trop rapidement le labyrinthe, peut perdre, peut faire perdre de vue au visiteur les bijoux de l’exposition : le portrait manuscrit de Gainsbourg par Boris Vian, paru dans Bonjour Philippine (février 59) ; Barbara parlant de la « peur des femmes » et de la pudeur du chanteur (« Je n’ai pas du tout envie de le connaître dans la vie » précise la grande dame brune)… On pourra s’attarder aussi sur les propos du journaliste Alain Pacadis décryptant mouvement punk et sur Gainsbarre allongé sur le divan d’Henry Charpier en 1989…

« Dans la vie moderne, il y a tout un langage à inventer. Un langage autant musical que de mots. Tout un monde à créer, tout est à faire » disait Gainsbourg en 1968. C’est surtout cela qu’illustre l’exposition : la manière dont le chanteur a su trouver les mots autant pour s’insérer -ou insérer autrui- sur la scène commerciale (en écrivant des tubes comme Poupée de cire, poupée de son (F. Gall)), créer son propre univers (symbolisé par son « hôtel particulier » de la rue de Verneuil) choquer et plaire tout à la fois : devant les Parachutistes choqués par Aux armes etcetera... l’artiste entonne La Marseillaise a capela, les militaires se mettent au garde à vous… Un homme insaisissable méritait bien un labyrinthe !

Pour lire notre portrait de Serge Gainsbourg, cliquez ici

Gainsbourg 2008, jusqu’au 1er mars 2009, du mar au jeudi de 12h à 18h, vendredi et sam de 12h à 22h, dim de 10h à 18h, tarifs entrée : 8 euro, moins de 18 ans : 4 euros.
Réservation fortement conseillée, surtout le week-end au 01 44 84 44 84, ou sur www.cite-musique.fr, 221 av Jean Jaurès, 75019, Paris, Métro Porte de Pantin.

gansbourg 2008

« Upside down » : Voyage au Grand Nord

Mardi 18 novembre 2008
11 janvier 2008
19:00

upsideUpside down, ou, en Français, sens dessus dessous. Soit l’effet que peut produire une arrivée au pôle Nord pour un habitant de nos douces latitudes : du blanc à perte de vue, des jours et des nuits continus… Le quai Branly propose une telle immersion, jusqu’au 11 janvier 2009.

Le terme « Esquimau » désigne les peuples contemporains de la région arctique soit les Yup’ik du littoral de Sibérie et d’Alaska, et les Inuits de l’Arctique canadien et du Groënland. Pour les Inuits, le terme est péjoratif, aussi ces derniers ne l’utilisent pas. Les Yup’ik ne sont pas de cet avis et utilisent cette appelation pour désigner toutes les cultures Yup’ik en opposition aux Inuits.

upside down

Masque du Caribou-Morse, Crédit photo : Quai Branly.

Quoiqu’il en soit, l’exposition n’est pas simplement un voyage en « pays esquimau », puisqu’outre de magnifiques masques Yup’Ik, sont présentés des objets de peuples arctiques non contemporains, parmi lesquels les Dorsetiens (1000 av JC-140 -ap. JC). Amulettes, armes, ou bijoux, plusieurs de ces œuvres n’avaient jusque là jamais quitté leur région d’origine. Ces objets, à peine restaurés car très bien conservés dans la glace, sont dans leur majorité de petites tailles, parfois plus petits et bien plus menus qu’une phalange : ils devaient pouvoir être transportés par des peuples nomades et maniés dans les mains des chamanes qui invoquaient les esprits. Or, chez des peuples dont la préoccupation première est la survie, la chasse est au cœur de la religion chamanique et au cœur de l’art…

Car si les peuples arctiques sont divers, il est un mythe qui se raconte dans tous les igloos : le mythe de Sedna. Les versions du mythe sont divers, en voici une : Sedna était une jeune fille qui éconduisait tous ses soupirants, jusqu’à ce qu’elle rencontre un beau prince qu’elle décide de suivre. Mais arrivé chez lui, le beau jeune homme se révèle être celui qu’il est vraiment : un chien cruel qui va martyriser la jeune fille jusqu’à l’attacher à une corde. Les parents de Sedna qui, de leur côté s’inquiètent, décident de retrouver leur fille. Partis en kayak, ils finissent par retrouver la lointaine île sur laquelle vit la malheureuse fille. Mais pour l’occasion, le chien a repris sa forme  et détaché Sedna qui, rapide comme l’éclair, va profiter de l’occasion pour se jeter dans le kayak de ses parents. Le cruel prince va alors prendre la forme d’un oiseau, retrouver le bateau et menacer les géniteurs de son épouse de les tuer s’ils ne rendent pas Sedna. Pragmatique, le père jette alors sa fille par-dessus bord. Elle réussit à s’accrocher à la barque mais il lui coupe les premières phalanges. Elle se raccroche une deuxième fois, il lui coupe les deuxièmes phalanges, une troisième fois, et perd ses troisièmes phalanges. Opiniâtre, la jeune fille se pend par les coudes, mais cette fois son père lui crève l’œil avec sa pagaie. Elle coule alors au fond de la mer. Ses trois phalanges vont devenir le phoque, la baleine et le morse. Quant à Sedna, elle va, du fond des mers, régner sur les créatures aquatiques. Elle envoie certaines d’entre elles se faire tuer par les chasseurs respectant les risques adéquats.

Dans l’exposition, aucun panneau n’explique ce mythe, aucun signet ne présente les différents objets présentés. Le commissaire et chercheur Edmund Carpenter a préféré offrir aux visiteurs une « expérience sensorielle » plutôt qu’intellectuelle : point de références donc (si ce n’est le précieux guide d’accompagnement de l’exposition) mais un environnement froid et blanc, des bruits de pas dans la neige et des vitres comme de la glace. Ce parti pris se jusitifie notamment par le peu d’informations dont les scientifiques disposent sur les peuples arctiques (hormis nos contemporains Yup’ik). La plupart des explications fournies par les conférenciers sont en fait des hypothèses de chercheurs. Il n’empêche que la visite avec ces derniers devient passionnante : l’ours en ivoire couché et strié devient la représentation de l’esprit de l’ours (qui plane au dessus des hommes) utilisé par le chaman ; le papillon sculpté et troué est le bout d’une flèche, « objet ailé » qui permet non seulement de stabiliser le vol de l’arme mais aussi, par sa beauté, de rendre les hommages nécessaires à l’animal qui va être tué.

upside down

Ours nageant, crédit photo : Musée du Quai Branly

Une exposition à voir donc, mais couvert et en s’assurant de la présence ou non d’un conférencier (gratuit sans réservations un samedi sur deux de 15h à 16h renseignements au 01 56 61 79 00).

Upside down-Les Arctiques, Musée du Quai Branly, galerie-jardin du Musée. Catalogue Quai Branly/RMN, 256 p., 45 €. Tél. : 01 56 61 70 00 jusqu’au 11 janvier 2009, métro Pont de l’Alma, ouvert de 11h à 19h sauf le lundi (fermé) et nocturnes les jeudi, vendredi et samedi jusqu’à 21h.

Marie Barral

« Sombreros », le rêve de Philippe Decouflé

Lundi 17 novembre 2008
18 novembre 2008 20:30au13 décembre 2008 22:00

decoufléVous n’y pensez jamais et elle, pourtant ,elle vous suit partout, votre ombre. A coup de jeux de pieds, jeux de mots et jeux d’ombres, le chorégraphe Philippe Decouflé a traqué ces silhouettes qui tournoient et s’allongent… Au théâtre national de Chaillot, jusqu’au 13 décembre, Sombreros allie poésie, humour et magie…

« Je ne me considère pas comme un chorégraphe, j’ai toujours cherché à aller plus loin que la simple danse. J’aime le mélange, à l’image de notre monde de plus en plus métissé. Ce qui m’intéresse, c’est de réunir un geste, une couleur et une lumière, des techniques qui ne sont pas faites a priori pour être mises ensemble… » expliquait Philippe Decouflé à l’occasion de son spectacle, « Sombrero ». La recette décrite s’applique à Sombreros, deuxième version du spectacle créé au Théâtre de Nîmes en octobre 2006.

Tout commence par un duo : un homme en chair et son ombre, derrière, qui, humaine pour l’occasion, le suit à la trace. Belle vision de l’ombre, mais bien manichéenne,  incomplète… car qui sait si ces noires figures ne vivent pas leur propre vie dès que les humains sont partis, dès que la nuit tombe ou que le soleil est à midi ? Les ombres chinoises l’illustrent déjà, l’ombre est une illusion : l’ombre d’un arbre n’est pas toujours projetée par un arbre… Bien au contraire, pourquoi ne serait-ce pas l’original qui s’adapterait à son ombre ? Ainsi, chez Decouflé, après avoir été suivis par leurs ombres, les danseurs ondulent au rythme de ces dernières, courent derrière elles. Certaines ombres mènent tout simplement leurs propres vies, s’associant entre elles plutôt qu’à des objets réels : François et Françoise par exemple, « sombres héros  » du spectacle, s’aiment et se recherchent en tous coins de la terre.

Dans cette folle épopée, point de carte pour avancer, en revanche, la langue doit être bien pendue : comme un inconscient, une ombre est très sombre et, pour l’explorer, jeux de mots et associations d’idées sont recommandés ; comme un inconscient, une ombre peut vivre un enchaînement d’aventures improbables : après-midi sur la plage et ballade en pays mexicain, partie de ski-nautique et folle course-poursuite… Faite au départ d’entrechats et d’une pureté poétique, la scène va donc peu à peu se peupler : humoristes, baigneurs et cowboys vont y ramener leurs maracas et leurs chevaux, trimbaler avec eux, leurs ombres au sol ou sur écran aux rythmes des musique de Brian Eno, Béla Bartok, Claude Debussy et Enrico Morricone.

Entre temps, le spectateur a perdu de vue François et Françoise, l’ombre du début et la jolie étoile blanche, mais comme dans un rêve, les enchaînements, si absurdes soient-ils, lui paraissent naturels. Certes certaines vidéos ont pu lui paraître un peu longues, comme si, ce faisant, le chorégraphe lui prouvait, insistant, qu’il maîtrisait la technique (qui se confond bien souvent pour le spectateur avec de la magie). Il n’empêche, le cinéaste-metteur en scène- régisseur son-lumière reste un danseur, son œuvre en garde une évidente harmonie et une légèreté dans l’élévation… A voir donc !

Chorégraphie de Philippe Decouflé. Musique de Brian Eno Avec Clémence Galliard, Yannick Jory, Sébastien Libolt, Alexandra Naudet, Leïla Pasquier, Aurélia Petit ou Nathalie Hauwelle (en alternance), Christophe Salengro, Olivier Simola, Christophe Waksmann

decouflé Sombreros, au Théâtre National de Chaillot, jusqu’au 13 décembre, à 20h30 1 place du Trocadéro, Paris 16e, 01 53 65 30 00, relâche le lundi ainsi que les 23, 25 nov et 7 er 10 dec. 1h30 sans entracte. Moins de 26 ans : 12 euros.

Puis :

Le Volcan, Scène Nationale, Le Havre, du 18 au 20 février 2009

Théâtre National de Nice, du 25 au 27 mars 2009

Scène Nationale de Narbonne, du 1er au 3 avril 2009

Centro Cultural de Belém, Lisbonne, Portugal, les 15 et 16 mai 2009

La Passerelle, Gap, les 26 et 27 mai 2009

Théâtre National de Porto, Portugal, les 3 et 4 juillet 2009.

NB : Philippe Decouflé, nouveau directeur du Crazy Horse, sera sur France Inter ce soir à 17h00.

Marie Barral

Lyrique et émouvant, « L’échange » de Paul Claudel, à la Colline

Vendredi 14 novembre 2008
14 novembre 2008 20:30au14 décembre 2008 22:30

Marthe attend son mari, Louis Laine, qui a passé la nuit dehors. Le voilà qui débarque, entièrement nu, groggy de sommeil, de volupté et d’histoires inventées. Marthe ne peut que douter de sa fidélité…. Une pièce épurée s’il en est de Paul Claudel (1868-1955), mise en scène par Yves Beaunesne, au Théâtre de la Colline jusqu’au 14 décembre. Emouvant.

 

Louis Laine (Jérémie Lippmann) a l’air d’un fou. Aux questions de sa femme, Marthe (Julie Nathan), il répond par des histoires à dormir debout, des contes de crapauds et de poissons ; il répète dans une voix monocorde vouloir être « libre de tout ». Il semblerait d’ailleurs que son désir s’accorde avec celui de son patron, Thomas Pollock Nageoire (Alain Libolt), un riche américain dont il garde la propriété. M.Pollock, n’a qu’un mot à la bouche: « Faites n’importe quoi, mais faites de la monnaie ! » Pour lui, tout est convertible en dollars, y compris la pauvre Marthe qui le séduit par sa simplicité, sa sagesse en même temps que sa fraîcheur…. ; pour Louis, attirée par  la compagne de l’américain, -une grande dame du monde, une spirituelle, actrice de surcroît (Lechy/Nathalie Richard)-, cet échange est comme une délivrance…

Dans ce court texte en trois actes écrit en 1893, les personnages sont caricaturaux : d’une part Thomas Pollock, les cheveux grisonnants d’un sexagénaire confiant, une « morale » de self-made man, des yeux pleins de dollars ; et sa compagne, une actrice lunatique, aristocratique à la peau fine et alcoolique finie… De l’autre, Louis Laine, sa trempe et sa chevelure de vagabond ; et sa charmante, Marthe, une fille de pauvre origine, simple et timide, qui n’aspire qu’à « servir » son mari. Comme à son usage, Paul Claudel est lyrique, mystique, poétique: son texte est scandé des « Oh » des femmes larmoyantes et des hommes fuyants, de ses métaphores organiques évoquant des tourments philosophiques…. Sur le règne de l’argent, le dilemme entre mariage et liberté, la fidélité, les femmes (véritables boulets aux pieds des hommes lorsqu’elles les ont épousées), le dramaturge n’hésite pas à insister. Une telle grandiloquence est délicate à mettre en scène, mais justement, en l’accentuant par leur jeu, les acteurs ont su restituer la finesse psychologique du texte de Claudel : la magnifique voix de Julie Nathan rend Marthe touchante à pleurer, les pitreries d’Alain Libolt révèlent la sensibilité de Thomas Pollock…

Plus de caricature donc… comme s’il épluchait un « oignon », le dramaturge dépèce une à une les «enveloppes de la vérité » en même temps que les cœurs de ses personnages. Thomas Pollock est touché par la simplicité de Marthe : le Nouveau Monde, que dénonce Paul Claudel qui, lors de l’écriture de cette pièce, fut diplomate  à New York puis à Boston, pourra être sauvé… L’âme romantique, rimbaldienne de Louis Laine se noie dans ses désirs : avec cet incorrigible catholique qui termine ses incendies en aubes pascales, le Vieux Continent prend des leçons d’Amérique…

Le spectateur n’est pas épargné par cette mise à nu, il a beau être couvert par le noir de la salle, il ne fait, comme le dit l’actrice Lechy lorsqu’elle explique ce qu’est le théâtre à Marthe, que « se regarder lui-même les mains posées sur les genoux », En toute logique, il termine donc comme Louis Paine, nu comme un ver…

L’Echange, de Paul Claudel, au Théâtre de la Colline, mis en scène par Yves Beaunesne, jusqu’au 14 décembre, 20h30 du mercr-au samedi 20h30, mardi 19h30, dim 15h30, TP : 27 euros, moins de 30 ans : 13 euros, 01 44 62 52 52, 15 rue Malte Brun, Paris 20e, Métro Gambetta. Le 02 décembre 2008, à l’issue de la représentation, rencontre avec le metteur en scène et les acteurs 

 

échange, claudel

 

Novembre sourit sur la photo

Mercredi 12 novembre 2008
12 novembre 2008au30 novembre 2008

mois de la photo Le Mois de la Photo a ouvert ses portes à Paris et durera jusqu’au 30 novembre. Son thème ? La photographie européenne, entre tradition et mutation. Plus de 90 expositions sont proposées, accompagnées de débats et de rencontres étonnantes. Ajoutons à ce savoureux mélange un festival Off qui entend bousculer les conventions, ainsi que le Salon de la photo, porte de Versailles et le salon Paris Photo, au Carrousel du Louvre et le mois de novembre se conjugue au positif.Tous les grands festivals d’art ont leur facette OFF. Idem pour le Mois de la photo à Paris qui, grâce au « OFF », propose des alternatives au programme officiel. Disparu depuis une dizaine d’année, il a refait surface en 2006 et a remporté beaucoup de succès parce qu’il s’est voulu plus jeune, plus dynamique, plus accessible et moins conventionnel que le festival officiel. Il s’opère dans des lieux les plus insolites possibles comme un jardin, un hôtel, des boutiques de mode ainsi qu’une station de métro. Au menu, quantité de vernissages, rencontres, projections et soirées. Voir le calendrier complet à l’adresse suivante : http://www.moisdelaphoto-off.org/2008/calendrier.html#13, avec un événement à ne pas rater à la mairie du 3e le 18 novembre, une jolie expo dédiée à la mer, la plage et les chemins qui y mènent (2 rue Eugène Spuller, métro Temple ou Filles du calvaire).

Le Mois de la Photo explore tout de même des univers parfois peu conventionnels. Ainsi, des animations et des expériences inédites sont proposées comme de se faire photographier avec un inconnu sous la forme d’une photo d’identité. Ça se passe au Marché des enfants rouges, 35-37 rue Charlot dans le 3e, du lundi au samedi de 13h à 19h, jusqu’au 29 novembre.
Par ailleurs, pour les apprentis photographes, lectures de port-folios par des professionnels, très utiles en cas de recherche de contacts et d’avis. Rendez-vous de 20 minutes avec au choix un directeur de festival, un directeur d’institution, un éditeur, ou un critique.
-    Salle des Fêtes de la Mairie du 4e arrondissement, 2 place Baudoyer. Métro : Hôtel de Ville, le vendredi 14 et le samedi 15 novembre, de 10h à 13h30 et de 14h30 à 18h.
-    Sur le festival OFF, rendez-vous le samedi 15 et dimanche 16 novembre de 14h à 18h, à la Cartonnerie, 12 rue Deguerry, 11e, M° Saint Maur ou Parmentier.

Pour les accros des musées : 5 conférences d’une heure et demi à la Maison Européenne de la Photographie (5 rue Fourcy, 4e, métro Saint-Paul) relatant l’histoire des collections de chacun des 5 musées choisis : Charleroi, le 14 novembre à 14h30, Thessalonique, le 15 novembre à 15h, l’Elysée, le 15 novembre à 16h30, Nicéphore Niepce le 26 novembre à 15h et Carnavalet le 27 novembre à 18h.

L’Europe à l’honneur. Expos à ne pas manquer :
-    Europe Année Zéro au Bureau central des recherches, 5 rue de la Banque, 2e.
-    Transmigration, quatre photographes mexicains en Europe, Instituto de Mexico, 119 rue Vieille du Temple, 3e.
-    Europe, échelle 27, Cité Internationale des Arts, 18 rue de l’Hotel de Ville, 4e, accompagnée de l’expo de Xavier Lambours, XElles27.
-    Gens de Terre, la nouvelle Europe, Atelier Demi-teinte, 8 rue Mayran, 9e.
-    Clark et Pougnaud, Etrange Europe, Foyer des lycéennes, résidence Jean-Zau, 10 rue du Docteur Blanche, 16e.
-    Quinze apprentis photographes de l’école Louis Lumière donnent leur manière de « voir » l’Europe. Maison des initiatives étudiantes, 50 rue des Tournelles dans le 3e, du lundi au vendredi de 14h à 21h et le samedi de 14h à 19h, jusqu’au 22 novembre.
-    Sur le OFF : Quinze artistes laissent circuler leur regard sur cette Europe en pleine mutation. La création d’une Europe unie et homogène a contribué à rationaliser les cultures. Pourtant, la diversité des images proposées rend compte d’une richesse culturelle encore bien présente. Du 4/11 au 29/11, du mardi au vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 20h. Fermé le lundi. 12 rue Deguerry, 11e, M° Saint Maur ou Parmentier

 

 

 


-    Focus sur l’Italie à l’Istituto Italiano di Cultura, 50 rue de Varenne, 7e, métro Sèvres-Babylone avec 3 conférences : un dialogue entre Mimmo Jodice et Jean-Luc Monterosso le 14 novembre à 18h, un état des lieux de la scène photographique italienne le 17 novembre de 11h à 13h et de 15h à 17h, et enfin, une table ronde sur l’achitecture, la ville et la photographie, le 19 novembre à 18h.A ne pas manquer non plus pour les adeptes des photo-reportages :
- Le Prix Warwick Evasion à l’hotel Warwick Champs Elysées, 5 rue de Berry, métro George V, prix qui récompense le reportage photo synonyme d’évasion et de plaisir.
- Le Prix Paris Match à la maison européenne de la photographie, 5 rue de Fourcy, 4e, métro Saint-Paul. Prix qui salue les grands reporters qui vivent l’actualité au plus près des événements.

Paris Photo, autre salon de la photo, ouvre ses portes au Carrousel du Louvre du 13 au 16 novembre et met le Japon à l’honneur. Paris Photo est considéré par la profession comme le premier rendez-vous mondial pour la photographie du 19e, Moderne et Contemporaine. A noter, la sélection des photos accorde, pour une fois, une place de choix à l’Asie. Au total, plus de 500 photographes seront présentés avec un travail réunissant le meilleur des expressions photographiques.

Les férus de photo pourront même faire un saut à la Porte de Versailles pour admirer les tout derniers modèles d’appareils reflex, présentés au Salon de la Photo, du 13 au 17 novembre.

 

 

 

Que faire le 11 novembre (et le 10 au soir) ?

Lundi 10 novembre 2008
10 novembre 2008 20:00au11 novembre 2008 23:00

Jour férié rime avec “fermé”, avec “inactivité”, avec un “Paris vidé” (hormis sur les Champs-Elysées) ? Rien n’est moins sûr… Voici quelques idées pour profiter de ce lundi soir et quelques adresses où déambuler et se cultiver demain… Bon 11 novembre !

Pour la soirée du 10 novembre :

A la Belleviloise : After Party rocks the bells. Rock the bells pose ses valises pour la première fois à Paris. Special Guests du festival Hip Hop Rock The Bells (USA) & Showcase Stacy Epps feat. Everett James (USA) Dj Damage (Jazz Liberatorz, FR) Dj Fab (Hip Hop Resistance, FR) Live Allonymous Quartet (USA/FR) De minuit à l’aube 20e sur place / 15e en prévente fnac/digitick. 19-21 rue Boyer, Paris 20e

A la Flèche d’Or : Soirée versatile Soirée à l’occasion de la compilation « versatile 2008 ». Etienne Jaumet, Joakim & Disco et Chateau Flight !) et un all star en Dj set avec Joakim, I:Cube, Gilb’r et en guest Prins Thomas ! 102 bis rue de Bagnolet, Métro Gambetta Paris 20e, 5 euros vente sur place le jour même.

versatile

 

Au Styx  Boeuf Jazz manouche : Guillaume Juhel (guitare) Alexandre Arnaud (guitare) David Gousset (contrebasse)126 rue Oberkampf, Paris 11e, Métro Menilmontant, 20h-23h30, Entrée libre (demi à 2euros 50)

 


Jazz Manouche au Styx
envoyé par salaume

 Au Social Club : Born to film Avec Tommie Sunshine, redoutable producteur disco-synthétique, Drums of Death qui répand le bonheur à travers ses remixes, le duo méridional les Petits Pilous et l’Italien discoïde Nic Sarno. A 23h, 10 euros; 142 rue de Montmartre, Paris 2e, Métro Grands Boulevards

 

LALTERNATIVE fête l’anniversaire de Roxane et Adrien H-B avec 13NRV AKA RICHARD HAUTIN ( NOSOUP, D’TRACKS ) JONATTEND ( NOSOUP, SALON REC ) DJ BLAST ( THE SHADERS ) 5 rue Molière Paris 1er M° Pyramides / Palais Royal

 

Le 11 novembre : expos, salons, spectacles…:

 

Pour une journée “picturale” :

A la Pinacothèque : Pollock et le chamanisme/Et Georges Rouault : 28, place de la Madeleine 75008 Paris 01 42 68 02 01 de 10h30 à 18h00. TR : 7 euros

Le Grand Palais est aussi ouvert les jours feriés, l’occasion d’aller voir l’exposition « Picasso et les maîtres » de 10h à 19h TR : 8 euros 

 

Un peu d’histoire :

palais de tokyoPour allier histoire, art et anthropologie : D’une révolution à l’autre, au Palais de Tokyo « De la Révolution industrielle à l’apparition du glam rock en Angleterre, en passant par la musique électronique en Union soviétique, l’émergence du rock en France, les banderoles syndicales d’Ed Hall et les fictions personnelles de William Scott, l’exposition D’UNE RÉVOLUTION À L’AUTRE explore des domaines en marge de l’art contemporain et interroge de possibles relations entre révolutions industrielles et culturelles » 13, avenue du Président Wilson à PARIS Horaires Accueil des publics de midi à minuit tous les jours sauf le lundi. Fermeture annuelle les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Accès Métro Iéna Bus 32, 42, 63, 72, 80, 82, 92 RER C, Pont de l’Alma Informations 33 1 47 23 54 01 Tarif : 6 euros, -26 ans : 4,50 euros.

 A l’Institut du Monde Arabe Bonaparte et l’Egypte, Feu et lumière, Ouvert de 10h à 19h, 39 bd Saint Germain, Paris 5e, Métro Jussieu, 10,50 euros, TR : 8, 50 euros.

Gainsbourg 2008 à la Cité de la musique, Jusqu’au 1er mars 2009 de 12h à 18h 221 av Jean-Jaurès, Paris 19e (vente sur place, plus de créneau disponible sur internet et par téléphone)

 

 Pour les sportifs (du mardi) :

 René Lacoste : visionnaire ! Au Musée de Roland Garros Hommage au joueur de tennis légendaire (20’s) surnommé « Le Crocodile ». Tennisseum Roland Garros 2 avenue Gordon Bennett 75016 Paris 01.47.43.48.48 Porte d’Auteuil Visite adulte : 10 euros.

 

Journée scientifique :

La Cité des sciences et de l’industrie La cité est ouverte de 10h à 18h le 11 novembre Parmi les expositions en cours : Epidemik (jusqu’au 16 août 2009) : «  Malgré l’éradication de la variole dont l’être humain était le seul réservoir, il n’est pas certain que l’on puisse éradiquer d’autres espèces pathogènes. Que faire, dès lors, contre les menaces microbiennes : maladies infectieuses, utilisation criminelle de virus ou de bactéries, augmentation des résistances aux médicaments ? »

 

En ce mois de la photo :

Europe Echelle 27, portrait d’une Europe polychromme, et X ELLEs 27 (portrait de 27 femmes artistes originaires de 27 pays de l’UE) 18 rue de l’Hotel de Ville Paris 4e, entrée libre (jusqu’au 29 novembre). CITE INTERNATIONALE DES ARTS

Soyons bio :

Salon Marjolaine : au Parc Floral de Paris, (Paris 12e) Salon consacré au bio et au développement durable, un rendez-vous annuel depuis 1976. Présentation de produits bio déclinés dans tous les domaines de la vie : alimentation, cosmétiques, vêtements, santé. 0h30/19h Lieu : Parc Floral Adresse : Bois de Vincennes Ville : Paris 75012 Métro : Château de Vincennes   Contact / Plus d’infos sur Salon Marjolaine : Téléphone : 0145560909 Mail : contact@salon-marjolaine.com

 

Au théâtre :

Master Class : Une pièce de Terrence Mc Nally Mise en scène : Didier Long Avec : Marie LAFORÊT 1972. Maria Callas a perdu sa voix et donne sa dernière Master Class. Parmi les auditeurs de la Julliard School of Music, le jeune Terrence McNally, futur critique lyrique du New York Times, prend des notes, passionné. Théâtre contemporain, 2E cat TP : 28,50 euros, Théâtre de Paris, 15 rue Blanche Paris 9e. Pour réserver : http://www.theatreonline.com/billetterie/reservation_etape1.asp?i_Spectacle=17216&i_Programmation=22141

La Confession d’une jeune fille, théâtre contemporain, Une jeune fille est face à nous. Elle veut vivre. Dans un dernier souffle, elle nous raconte son époque, son corps, son plaisir - celui qui lui a coûté la vie. De Marcel Proust Mise en scène de Patrick Mille Avec Sara Forestier De 12 à 25 euros - Du mardi au samedi à 21h30 - Ciné 13 théâtre, 1 avenue Junot, 75018 Paris - Renseignements : 01.42.54.15.12 Jusqu’au 13 décembre

 Tout n’est pas rose, Avec Charlotte des Georges, au Théâtre du Gymnase, 38 bd Bonne Nouvelle, Métro Bonne Nouvelle. 21h30. Une one-woman show sur les difficultés à passer la trentenaire lorsque l’on est une jeune parisienne célibataire. Pour passer une soirée rigolote après une long week-end ou une trop courte journée…


TOUT N’EST PAS ROSE Extrait8
envoyé par toutnestpasrose

 

MB

Hommage à un grand reporter à la MEP : Göskin Sipahiologlu

Lundi 10 novembre 2008
25 janvier 2008
19:00

Göskin SipahiologluGuerre civile à Djibouti, barricades de Mai 68 à Paris, dernier grand défilé communiste à Pékin, le reporter d’origine turque Göskin Sipahiologlu fut sur tous les fronts. La Maison européenne de la Photographie lui rend hommage jusqu’au 25 janvier 2009.

 

  Göskin Sipahiologlu  fut partout… Partout le “premier“, bien des fois le « seul »… Le mot revient sans cesse dans les commentaires de ses photos exposées à la Maison Européenne de la Photographie. Né en 1926 à Izmir, il découvrit le journalisme très tôt, à 12 ans, à l’occasion d’une enquête sur les souterrains d’Istanbul. Dès ce moment, de journaux en photos, de voyages en reportages, de photos de stars à l’agence photographique qu’il fondit, SIPA, M. Sipahiologlu n’a jamais cessé  de lâcher l’objectif.

L’exposition s’ouvre avec une de ses « premières photos de journalistes », un de ses premiers scoops aussi, celui des militaires égyptiens agonisant à la suite de la campagne militaire israélienne dans le Sinaï, en 1956. Göskin Sipahiologlu fut le premier à couvrir ce conflit de manière aussi audacieuse, comme il fut le premier, en 1961, à se rendre comme photographe dans l’Albanie communiste (sous le régime d’ Enver Hoxha, de 1945 à 1990, le pays fut coupé du monde). A Cuba, durant la crise des missiles, ce fut le seul journaliste occidental à ne pas s’être fait arrêté ou surveillé : c’était sous la couverture d’un matelot qu’il prenait ses photos, notamment celle de cette jeune femme tenant la garde devant une banque : 

cuba

Cuba, Cambodge, Djibouti, Chine… tandis que les deux superpuissances se narguent froidement, les armes fleurissent. En Chine communiste, elles sont portées par les étudiantes qui s’entraînent à viser « l’ennemi », les Etats-Unis. Au Cambodge, au moment de la prise du pouvoir par les Kmers Rouges, les enfants les portent en jouant avec des voitures. En 1966, c’est sur un théâtre d’opération un peu plus calme que le journaliste du grand quotidien turc Hürriyet fut envoyé : la France. La belle parisienne offrira au coureur de scoops la possibilité de grands clichés : Mai 68 est lancé, Göskin Sipahiologlu mitraille les CRS, les étudiantes blessées et les écoliers qui passent par les barricades pour se rendre en classe. Et, alors que tous les journalistes se pressent dans une Sorbonne bondée pour le discours de Cohn Bendit, le photographe se faufile, appelle le leader qui se retourne, et clic… : Cohn Bendit devant des milliers d’étudiants, une photo inédite ! En 1970 en Chine, Göskin Sipahiologlu fut aussi le seul reporter étranger à avoir pu admirer les répétitions de ce qui allait être le dernier grand défilé de la Chine communiste : danseuses, armée, fenouils géants, « Ce fut grandiose ! » s’exclame-t-il.

L’exposition se termine par la photographie d’une vieille femme chinoise se tenant collée à un arbre. « C’est une de mes photos préférées» écrit celui qui avait traqué les grands fastes, les affreuses scènes de guerre et fait jouer les paparrazi à ses photographes de SEPA.

djibouti

Maison Européenne de la Photographie, Jusqu’au 25 janvier 2009, 5/7 rue de Fourcy, Paris 4e, Métro Saint Paul ou Pont Marie, ouvert du merc au dim de 11h à 19h45, Tarif : 6 euros, TR : 3 euros, gratuit tous les mercredis dès 17h.

 

Marie Barral