L’art contemporain encore en question

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le 19 juillet 2009 Par Mikaël Faujour - categories : Art contemporain, Expos, Littérature, Non classé - 207 Lecture(s)

Énième livre de critique sur l’art contemporain et le rôle corrupteur de l’État français sur la question, « Pour un art post-contemporain ? » de Laurent Danchin propose une molle synthèse des débats à ce sujet et des « solutions » guère neuves…

Moins vivace qu’en 1993 et en 1997, le débat sur l’art contemporain charrie inlassablement des publications, aussi régulières qu’inégales, tantôt molles tantôt féroces, où s’illustrent les noms de Jean-Philippe Domecq, Philippe Dagen, Jean Clair, Catherine Millet et quelques autres.

La publication récente du livre de Laurent Danchin, par ailleurs spécialiste de Dubuffet et de l’art brut, s’inscrit dans cette continuité et tente de faire un bilan de ladite querelle et de prendre quelque hauteur. Hélas ! l’ouvrage ne brille ni par sa profondeur ou son érudition ni par une inédite pertinence : il ressasse des constats rebattus et largement partagés : la mainmise de l’État sur l’art français – issue des années PS – reconnue largement depuis L’État culturel de Marc Fumaroli en 1991 ; la vacuité de l’art contemporain, « purement commercial », d’un Jeff Koons ou d’un Damien Hirst, « jouet haut de gamme, divertissement de luxe qu’il ne s’agit pas de prendre trop au sérieux » ; écrasement par l’art « contemporain » et son appellation même des créations actuelles ; l’art contemporain comme joujou de la finance, comme idéologie ; etc.

Timidement, trop timidement, Laurent Danchin, qui puise notamment chez Lipovetsky et son concept de l’« hypermodernité », énonce quelques pistes de réflexions, mais se tient souvent sur le seuil. Ainsi notamment lorsqu’il remarque « qu’avec les jeunes générations, la surenchère va vers quelque chose de plus en plus gore », phénomène plus large qu’on peut d’ailleurs élargir aux musiques populaires, à la pornographie ou au cinéma d’horreur et qui mériterait à lui seul un essai. Ou bien encore lorsqu’il signale l’agonie de la culture de subversion qui a longtemps été un dogme de l’avant-garde.

L’art contemporain encore en question

Lorsqu’il remarque « qu’il s’agit surtout, pour tous ces auteurs , d’un débat non d’atelier mais de bibliothèque », bien qu’il remarque judicieusement une méconnaissance des artistes actuels et une focalisation sur les noms de la « doxa » historique, il ne semble pas reconnaître l’enjeu intellectuel capital qu’il y a là. On notera en revanche l’intéressante – et justifiée – proposition de suppression du Ministère de la Culture, oblitérateur d’un « art » officiel subventionnée, bien que l’idée ait déjà été formulée çà et là. Laurent Danchin propose d’en revenir à une critique partiale et politique, une critique au sens baudelairien – comme avant lui Jean-Philippe Domecq notamment.

Et l’on glanera au fil des pages et des notes infratextuelles, quelques noms d’artistes actuels qu’il invite à découvrir et que l’ombre de l’art contemporain invisibilise regrettablement.

Laurent Danchin,  « La fin de l’apartheid ? Pour un art post-contemporain », Ed. Le Livre d’Art, 12 €

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Ce qui est étonnant, c’est de voir que les gens s’étonnent des critiques sur l’art contemporain. Quand on voit des oeuvres qui essayent de ressembler à un dépôt d’ordures s’envoler à plusieurs millions d’euros, il y a peut-être de quoi s’interroger sur les bases de cette discipline. Quand on voit des expositions sur le vide, où on ne présente rien, se tenir en plein coeur de Paris, comment peut-on ne se poser aucune question ?
Le profond ridicule du fameux art contemporain semble ne surprendre personne, mais le peuple, qui a peur de se faire traiter de réactionnaire, gronde en silence.
La France est un pays où l’Histoire attire des millions de touristes. Mais au lieu de remettre en état nos chefs-d’oeuvre du passé, on crée des musées-poubelles d’art contemporain.
Comment peut-on encore s’étonner que quelques audacieux osent s’élever contre aberration ?
Patrick Sargos

Monsieur Mikaël Faujour
Bien plus qu’un commentaire, je me permets de vous déposer une œuvre d’art versée au catalogue du non-objet « Commentaires » sous le numéro : Pièce com48/novembre/2009
Artiste d’art contemporain, je travaille essentiellement sur rien en collectant tous les événements de ma vie quotidienne d’artiste qui pourraient éventuellement réussir à me permettre de produire une œuvre. Vous avez par cet article réussi quelque peu à rendre plus concrètes mes nombreuses œuvres absentes.
Merci.
Olivier Borneyvski-

Merde alors, c’est un programme alléchant. Mais je crains que ma non-fascination pour le non-signifiant, le non-achevé m’empêche de non-parcourir votre non-site et de découvrir votre non-art.

Mais en vérité, si ma non-admiration est non-feinte, le sourire que je sens monter des profondeurs indique plutôt une non-désolation pour le non-sérieux de votre non-art assumé. Ou pas.

bonsoir patrick sargos c’est moi gorgui gueye du sénégal .je vous demande les nouvelles de votre famille ,de boris de cathérine de nicolas et philipe cérisier.je vous demande si vous jouer toujours aux echecs.je suis au cercle hlm1b echecs

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