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Expo : « Marc Riboud : L’instinct de l’instant »

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le 02 mars 2009 Par Thomas - categories : Coup de coeur, Photo - vu 59 fois

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Le musée de la Vie romantique consacre une exposition quasi-rétrospective à Marc Riboud, en présentant environ 110 photographies, de ses débuts à aujourd’hui. Grand voyageur et témoin privilégié du monde de ces soixante dernières années, Marc Riboud nous offre une majorité de compositions en noir et blanc, des tirages d’époques, dont la plupart sont inédits.

L’instinct de l’instant, comme l’appelle Marc Riboud, c’est « photographier le plus intensément possible la vie la plus intense ». Rares sont les photographies posées et étudiées. En plan large ou rapproché, il chasse le mouvement, l’émotion, ou encore l’expression d’un visage. Comme un enfant toujours étonné du monde qui l’entoure, il s’empresse de saisir son objectif pour – très paradoxalement – figer le mouvement. Citons, par exemple, la photographie Henri Cartier Bresson, Martine Franck, et Mélanie où il a su saisir à vif l’expression de Bresson et Martine Franck, tous deux émerveillés devant leur petit bambin alerte et hagard.

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Solitaire, indépendant, et curieux, le métier de photographe, souligne Marc Riboud, s’accorde avec sa personnalité. Les prémices de sa carrière professionnelle se font jour lorsqu’il rencontre Henri Cartier Bresson, en 1952. Ce dernier l’introduit aux différents fondateurs de l’agence Magnum, et Robert Capa l’admet au sein de son équipe dès 1953. Une année charnière qui lui vaut, grâce à ses photographies des peintres de la Tour Eiffel, sa première publication dans Life. Aujourd’hui c’est sur une variation de ces premiers tirages (Le Peintre de la Tour Eiffel, Paris, 1953) que s’ouvre l’exposition. Ces derniers sont juxtaposés à sa première photographie, L’homme qui marche, prise à Leeds en 1953.

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Marc Riboud commence son voyage à Leeds donc, le continue à Paris, puis à Cuba, en Inde, au Japon, en Chine, jusqu’en Alaska. Il emprunte tous les chemins qui mènent à l’Autre, témoignant, au passage, des nombreuses crises du siècle de la modernité. Le photographe pose un regard à la fois ironique et mélancolique sur le monde. En dessous de la photographie d’une jeune mariée devant un mur en décomposition (Jeune Mariée, Shangai, 2005), Marc Riboud se permet un commentaire afin de subtilement aiguiser notre oeil à la critique : « Pour construire des nouvelles tours, des ruines apparaissent ». Cependant, il reste témoin, spectateur exercé qui nous offre sa vision des choses. Marc Riboud ne fait d’ailleurs de photos « chocs », comme on pourrait par exemple le demander à des photo-reporters de guerre. Il retransmet une ambiance, qu’elle soit misérable à Calcutta, ou encore joyeuse et fraternelle lors de la libération de l’Afrique Noire.

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Marc Riboud s’est également adonné à la réalisation de portraits d’hommes politiques, d’artistes, ou encore de ses proches, comme on peut le voir dans la salle basse du musée. Les photos de Churchill, Mao Zedong, Fidel Castro ou Chou En Lai, côtoient celles de Jeanne Moreau, Yves Saint Laurent, ou Helmut Newton en compagnie de sa femme June.

Petite étape poétique en Touraine, avec des photographies de forêts et jardins, de 2000 à 2003, puis l’exposition finit sur la Chine, et les grands travaux qu’elle a entrepris pour accueillir les J.O de Pékin. Des images en couleurs d’un éclat étonnant (Façade en couleur, Pékin, 2005), d’autant plus que quasiment toute l’exposition est en noir et blanc. Comme pour boucler la boucle, la dernière composition est prise à Leeds, en couleurs elle aussi ; peuplée d’ombres et industriellement chargée, elle met un point final parfait à cette rétrospective.

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« Marc Riboud, L’instinct de l’instant, 50 ans de photographie », au musée de la Vie romantique, du 3 mars au 26 juillet 2009. Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.

Tarifs : 7 euros – 5 euros – 3,50 euros. vie-romantique.paris.fr

Thomas Gérard

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Un commentaire sur cet article.

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Excellent article. helps to know more about Marc RIBOUD. Thanks

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