Sabine Weiss traque « l’instant », à la MEP

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le 01 décembre 2008 Par marie - categories : Photo - 116 Lecture(s)

Sabine Weiss traque « l’instant », à la MEPPendant 50 ans, Sabine Weiss, photographe d’origine suisse, s’est attachée à capter en noirs et blancs des « instants » aussi « fugitifs et lumineux » que des sourires d’enfants, des raies de lumière ou des baisers d’amoureux.  

Selon Sabine Weiss, la photographie est liée à « cet instant fugitif et lumineux qu’il faut saisir tout en le composant ». Pendant un demi-siècle,  la Suisse à Paris, de l’Inde à l’Italie, l’artiste a tenté d’incorporer dans son objectif tout ce qui, justement, fait « l’instant », « lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, etc… ». L’exposition s’ouvre par le cliché d’une silhouette courant sur le pavé, Vers la lumière et se termine par l’Homme dans le brouillard. Les deux photographies ont été prises à Paris en 1953, elles sont deux « instants » insignifiants qui derrière l’objectif, par la simplicité du décor et les jeux de lumière deviennent atemporels, u-topiques. « L’importance de la lumière naturelle » a été enseignée à Sabine Weiss par Willy Maywald, photographe de mode dont elle devint, en arrivant à Paris après la Seconde Guerre Mondiale, l’assistante. Par la suite, la photographe a fait ses propres portraits de célébrités ou d’artistes, travaillé à des commandes publicitaires ou de presse, effectué de nombreux photoreportages. La MEP expose essentiellement les clichés qu’elle a pris pour « elle-même », les amoureux des bancs publics, les enfants déguenillés de banlieue parisienne dans les années 50, les Gitans de Sainte-Marie de la Mer, les paysans indiens et les fidèles orthodoxes. 

Sabine Weiss traque « l’instant », à la MEP

 

 

 

   « Sabine Weiss, un demi-siècle de photographies » à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu’au 25 janvier 2009, 5/7 rue de Fourcy, Paris 4e, Métro Saint Paul ou Pont Marie, ouvert du merc au dim de 11h à 19h45, Tarif : 6 euros, TR : 3 euros, gratuit tous les mercredis dès 17h.

Et, dans le même temps à la MEP, « Goskin Sipahioglu. Monsieur SIPA, Photographe ». Pour lire notre critique, cliquez ici.

 

 

 

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[...] lointaines, les routes pavées. Ces clichés du « poète tragique » font penser à ceux de Simone Weiss, elle-aussi d’origine [...]

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