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	<title>Commentaires sur : Rouault entre ciel et terre, à la Pinacothèque</title>
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	<description>Le blog des sorties culturelles</description>
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		<title>Par : huguette Hérin</title>
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		<dc:creator>huguette Hérin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 21:08:12 +0000</pubDate>
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		<description>je suis revenue de l&#039;expo Georges Rouault bouleversée par deux toiles intitulées toutes deux Exode et distantes l&#039;une de l&#039;autre pour des raisons obscures et sans doute nécessaires car le besoin d&#039;aller de l&#039;une à l&#039;autre devenait pour moi, ainsi passionnément tyrannique ...Une Femme, un Enfant, un Homme : le résumé d&#039;une famille en somme. Déchirée dans son unité même. Alors j&#039;ai souhaité m&#039;en tenir à une sorte d&#039;incessants retours de l&#039;un à l&#039;autre des tableaux, de l&#039;une à l&#039;autre des personnes figurées vaguement comprendre l&#039;ordre voulu par le peintre. Mieux encore  comprendre le corps penché de la Femme lorsqu&#039;elle apparaît la première juste avant de quitter notre champ de vision. Nous ne la verrons plus, plus jamais, c&#039;est certain ; de tout son poids d&#039;affliction, de fuite, elle avance ; elle va dépasser ces obstacles au sol qui retiennent douloureusement ses membres, son corps et l&#039;enfant creuse le paysage et l&#039;Homme conclut la lourde marche vers d&#039;autres embûches. Je venais alors de lire la Route de Mac Carthy et je ressentais cette volonté de malgré tout s&#039;abstraire d&#039;une implacable fatalité par la volonté d&#039;avancer encore, encore... quoiqu&#039;il en coûte. Dans le deuxième tableau (ou le premier, qu&#039;importe) c&#039;est l&#039;enfant qui désigne le guide : façon de parler, puisqu&#039;il est devant, la Femme - c&#039;est à dire (peut-être) la Mère juste dans ses pas... Une fois encore l&#039;Homme est en arrière...1911, 1930 les dates d&#039;avant les exodes massifs, &quot;modernes&quot; mais aussi après des exodes de toutes nuits, de tous temps ...Et ces trois là dans cet ordre recherché, limpide, exemplaire avancent. Je me suis arrêtée devant la vitrine de chez Fauchon, j&#039;ai posé mon nez sur le froid de la vitre, j&#039;ai pensé : ma fille ton enfance est si loin, tu viens de voir un rêve vivant, tu entres dans ta soixante dixième année, tu es bouleversée du poids d&#039;un halo passant du rose saumon au bleu sourd détouré de la ligne noire reconnaissable entre toutes les lignes noire d&#039;autres peintres, d&#039;autres histoires, ligne au-dessus des corps et de la tête de chacun des trois personnes ;  trinité commune - celle du commun des mortels, errante et moi qui ne cherche pas de grâce religieuse je me suis sentie enveloppée de ces couleurs de cette poussée hors champ de l&#039;immédiate compréhension...Je me suis dirigée vers la Gare Montparnasse. Cette fois, j&#039;y vais ; j&#039;ai encore souri aux mondanités des files de chez Fauchon, sans mépris, sans frustration parce que c&#039;est du joli dérisoire, ce soir-là j&#039;étais indulgente ; c&#039;était simple. La librairie de la gare était - en dépit de la date, ouverte - j&#039;ai acheté ce que j&#039;ai pu de plus conforme à ce que je venais de vivre : Un Long Chemin de la norvégienne Herjorg Wassmo qui raconte la fuite (devant les nazis) en 1943 vers la Suède d&#039;un  Homme, d&#039;une Femme, d&#039;un Enfant ...J&#039;étais toujours dans l&#039;intentensité d&#039;une émotion qui ne tendait que si lentement à décélérer...Si lentement...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je suis revenue de l&#8217;expo Georges Rouault bouleversée par deux toiles intitulées toutes deux Exode et distantes l&#8217;une de l&#8217;autre pour des raisons obscures et sans doute nécessaires car le besoin d&#8217;aller de l&#8217;une à l&#8217;autre devenait pour moi, ainsi passionnément tyrannique &#8230;Une Femme, un Enfant, un Homme : le résumé d&#8217;une famille en somme. Déchirée dans son unité même. Alors j&#8217;ai souhaité m&#8217;en tenir à une sorte d&#8217;incessants retours de l&#8217;un à l&#8217;autre des tableaux, de l&#8217;une à l&#8217;autre des personnes figurées vaguement comprendre l&#8217;ordre voulu par le peintre. Mieux encore  comprendre le corps penché de la Femme lorsqu&#8217;elle apparaît la première juste avant de quitter notre champ de vision. Nous ne la verrons plus, plus jamais, c&#8217;est certain ; de tout son poids d&#8217;affliction, de fuite, elle avance ; elle va dépasser ces obstacles au sol qui retiennent douloureusement ses membres, son corps et l&#8217;enfant creuse le paysage et l&#8217;Homme conclut la lourde marche vers d&#8217;autres embûches. Je venais alors de lire la Route de Mac Carthy et je ressentais cette volonté de malgré tout s&#8217;abstraire d&#8217;une implacable fatalité par la volonté d&#8217;avancer encore, encore&#8230; quoiqu&#8217;il en coûte. Dans le deuxième tableau (ou le premier, qu&#8217;importe) c&#8217;est l&#8217;enfant qui désigne le guide : façon de parler, puisqu&#8217;il est devant, la Femme &#8211; c&#8217;est à dire (peut-être) la Mère juste dans ses pas&#8230; Une fois encore l&#8217;Homme est en arrière&#8230;1911, 1930 les dates d&#8217;avant les exodes massifs, &laquo;&nbsp;modernes&nbsp;&raquo; mais aussi après des exodes de toutes nuits, de tous temps &#8230;Et ces trois là dans cet ordre recherché, limpide, exemplaire avancent. Je me suis arrêtée devant la vitrine de chez Fauchon, j&#8217;ai posé mon nez sur le froid de la vitre, j&#8217;ai pensé : ma fille ton enfance est si loin, tu viens de voir un rêve vivant, tu entres dans ta soixante dixième année, tu es bouleversée du poids d&#8217;un halo passant du rose saumon au bleu sourd détouré de la ligne noire reconnaissable entre toutes les lignes noire d&#8217;autres peintres, d&#8217;autres histoires, ligne au-dessus des corps et de la tête de chacun des trois personnes ;  trinité commune &#8211; celle du commun des mortels, errante et moi qui ne cherche pas de grâce religieuse je me suis sentie enveloppée de ces couleurs de cette poussée hors champ de l&#8217;immédiate compréhension&#8230;Je me suis dirigée vers la Gare Montparnasse. Cette fois, j&#8217;y vais ; j&#8217;ai encore souri aux mondanités des files de chez Fauchon, sans mépris, sans frustration parce que c&#8217;est du joli dérisoire, ce soir-là j&#8217;étais indulgente ; c&#8217;était simple. La librairie de la gare était &#8211; en dépit de la date, ouverte &#8211; j&#8217;ai acheté ce que j&#8217;ai pu de plus conforme à ce que je venais de vivre : Un Long Chemin de la norvégienne Herjorg Wassmo qui raconte la fuite (devant les nazis) en 1943 vers la Suède d&#8217;un  Homme, d&#8217;une Femme, d&#8217;un Enfant &#8230;J&#8217;étais toujours dans l&#8217;intentensité d&#8217;une émotion qui ne tendait que si lentement à décélérer&#8230;Si lentement&#8230;</p>
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		<title>Par : le 11 novembre et le 10 au soir &#124; La boite a sorties</title>
		<link>http://www.laboiteasorties.com/2008/09/rouault-entre-ciel-et-terre-a-la-pinacotheque/comment-page-1/#comment-381</link>
		<dc:creator>le 11 novembre et le 10 au soir &#124; La boite a sorties</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 14:19:25 +0000</pubDate>
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		<description>[...] la Pinacothèque : Pollock et le chamanisme/Et Georges Rouault : 28, place de la Madeleine 75008 Paris 01 42 68 02 01 de 10h30 à 18h00. TR : 7 [...]</description>
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		<title>Par : Max</title>
		<link>http://www.laboiteasorties.com/2008/09/rouault-entre-ciel-et-terre-a-la-pinacotheque/comment-page-1/#comment-241</link>
		<dc:creator>Max</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 14:20:39 +0000</pubDate>
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		<description>Cette expo a l&#039;air de toute beauté !
Merci de nous la conseiller à juste titre !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cette expo a l&#8217;air de toute beauté !<br />
Merci de nous la conseiller à juste titre !</p>
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		<title>Par : Karin</title>
		<link>http://www.laboiteasorties.com/2008/09/rouault-entre-ciel-et-terre-a-la-pinacotheque/comment-page-1/#comment-238</link>
		<dc:creator>Karin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 14:06:40 +0000</pubDate>
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		<description>Article très riche.
Je découvre votre blog avec plaisir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Article très riche.<br />
Je découvre votre blog avec plaisir.</p>
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